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- LIBERAL MAIS NON COUPABLE
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- Common Interest - Current Events
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- Auteur: Charles Gave
Préface: Alain Madelin
« A l’origine de ce livre il y a un principe simple : pour régler les problèmes, il faut d’abord les comprendre et pour les comprendre, il faut d’abord les analyser. Toutes les situations de crises graves, comme celle dans laquelle nous nous trouvons, ont des causes à la fois lointaines et proches, difficiles à démêler ; surtout les causes réelles sont souvent cachées par les causes apparentes. Aujourd’hui c’est le libéralisme qui tient lieu de... (read more) - Privacy Type:
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- *L'extraordinaire rentabilité des sociétés Américaines?
A PARAITRE dans le JDF,
Un phénomène tout à fait extraordinaire.
Il y a déjà quelques temps que j’essaye d’attirer l’attention des lecteurs du JDF sur l’extraordinaire rentabilité des sociétés Américaines. Je voudrais y revenir aujourd’hui.
La comptabilité nationale Américaine publie tous les trimestres (avec un trimestre de retard) des statistiques très intéressantes sur les profits et surtout le cash flow des sociétés US. Ces statistiques qui commencent en 1948 ont ceci d’intéressant qu’elles se concentrent sur l’argent que les entreprises US génèrent dans leurs activités de tous les jours. Il s’agit donc de la meilleure analyse que nous ayons sur le cash généré par ces sociétés dans leurs activités récurrentes. Et quelque chose de très étonnant (et qui pourtant ne retient l’attention de personne) est en train de se produire.
Historiquement le ratio entre le cash flow généré par les sociétés Américaines et le PNB US était à peu prés constant, autour d’une tendance horizontale se situant a environ 9%. En termes simples cela voulait dire que les entreprises outre Atlantique gêneraient un cash flow qui bon an mal an était a 9 % du PNB US. Les bonnes années, on était à 10 %, les mauvaises à 8%. Les variations cycliques de 10% à 8% trouvaient en général leur explication dans une récession. Quand les affaires allaient mal, les sociétés encaissaient le coup et leur cash flow baissait, le contraire se produisant quand les affaires allaient bien.
Rien de tel ne s’est produit dans la dernière récession, pourtant l’une des plus sévères jamais enregistrées. Dans cette récession, non seulement notre ratio cash flow sur PNB a grimpé de 9.5% a 11%, mais le chiffre absolu du dit cash flow est monté pendant toute la période, ce qui ne s’était jamais vu. Dans une récession le cash flow des sociétés est censé baisser, et non pas monter. Or il est monté…
Comment expliquer ce phénomène étrange et quelque peu contre intuitif? Sans doute par un fait et un seul : l’information parfaite et en temps réel dont les dirigeants de sociétés disposent aujourd’hui a fait que les temps de réaction a une détérioration de l’activité sont beaucoup plus courts que par le passé. Les programmes d’investissement ont été annulés instantanément, les stocks coupés sauvagement ainsi que l’emploi. De ce fait la variable d’ajustement à un ralentissement économique n’est plus les profits (le cash-flow) mais les dépenses d’investissement ou l’emploi ou les stocks ou plus probablement les trois a la fois. Le résultat final est impressionnant : jamais les sociétés US n’ont eu une telle trésorerie. Les dépôts en cash se monteraient aujourd’hui à plus de 1000 milliards de dollars et sont en forte hausse, ce qui est invraisemblable dans une récession. Bref, les sociétés américaines sont aujourd’hui gérées pour maximiser la création de cash au travers du cycle, les rendant de ce fait complètement indépendantes des banques et de l’Etat.
La question suivante est bien entendu comment cela a t’il été interprété par les marches financiers ?
* Peur de l'EURO CONTRE LE DOLLAR , CG AUSSI dans le JDF, ecrit le 22 octobre 2009
Malaise
J’ai toujours considéré que mon rôle principal était d’essayer de relier les évolutions des marchés et l’évolution des économies pour montrer que en général les marchés étaient rationnels'. Si je dis, « en général », c’est bien parce que ce n’est pas vrai tout le temps. De temps en temps, en effet mes chers marchés partent sur une tangente que je ne comprends pas et donc que je ne peux pas expliquer. Et cela me met très mal à l’aise. Cela veut dire en effet que soit ma capacité de compréhension est en baisse (hypothèse qu’on ne peut exclure a priori) soit que les marchés sont en train de se tromper et/ ou suivent une mauvaise piste.
Et nous sommes à nouveau dans une telle période. Que le lecteur en juge. Depuis les plus bas atteints en Mars, le taux de corrélation entre la valeur du dollar et l’évolution de tous les marches des actifs approche de 1, ce qui veut dire en termes simples que si le dollar baisse, l’or monte, le prix du pétrole monte, le dollar Australien monte, ‘indice de la bourse de Hong-Kong monte, ainsi que les indices au Brésil, en Nouvelle Zélande ou en Suède
Et la j’ai du mal à comprendre
Que l’or monte si le dollar baisse parait raisonnable. Même chose –peut être- avec le prix du pétrole. Que la bourse de Hong-Kong monte, je veux bien, puisque le dollar de Hong-Kong est fixé au dollar Américain. Si le dollar baise les sociétés de HK deviennent plus profitables. Mais si l’Euro monte vis-à-vis du dollar, la rentabilité des entreprises européennes va s’en trouver gravement affectée. De même pour les entreprises Brésiliennes, Australiennes ou Suédoises si leurs monnaies montent par rapport au dollar US. Ces marchés devraient baisser, et ils montent…
Cette propension de marchés à bouger tous ensemble et dans le sens inverse de celui du dollar n’est donc pas rationnelle.
Tout se passe en fait comme s’il y avait un énorme pot de dollars dans un coin du système et que le détenteur de cet argent vendaient ses dollars de la main gauche pour acheter n’importe quoi d’autre de la main droite, sans regard aucun pour les effets que ses actions ont sur les fondamentales de ce qu’il vend ou achète.
Dans mon historique personnel, chaque fois que quelque chose d’idiot se passe dans les marchés, je commence à soupçonner l’intervention d’ordinateurs. C’est encore sans doute le cas aujourd’hui. A mon avis, un certain nombre d’ordinateurs ont « repéré » que quand le dollar baissait les marches montaient et crachent des ordres en conséquence. Comme cela marche depuis 9 mois, ils ont de plus en plus d’argent sous gestion et continuent allégrement a appliquer la même politique. Très probablement ces ordinateurs –gérants travaillent avec des effets de levier importants, ce qui veut dire que si les mouvements se renversent brutalement, la porte va être étroite pour sortir sans trop de dégâts.
Si cette analyse est la bonne, le principal danger à court terme pour les marchés est que le dollar se mette à monter brutalement, forçant les ordinateurs a vendre leurs positions dans les marchés a cause des appels sur marge et déclenchant de ce fait une nouvelle hausse du dollar qui elle-même amène a une nouvelle baisse des marchés et ainsi de suite…
Comment se protéger contre une telle possibilité ?
La façon la plus élégante consiste sans doute à garder ses positions actions établies depuis un certain temps et de les protéger en achetant une option d’achat ayant une échéance dans un an a 1.35 dollar par euro (par exemple) pour une valeur faciale correspondant a la moitie de la position action. Très probablement le lecteur va tout perdre sur cette option, et il va m’en vouloir de lui avoir donne un conseil couteux.
Mais si par hasard mon intuition est la bonne, et que les marchés sont, a nouveau, sous l’influence d’ordinateurs, c'est-à-dire d’idiots calculant a la vitesse de la lumière, alors cette option le protégera contre quelque chose de désagréable qui arriverait sur son portefeuille si tous les idiots veulent sortir en même temps et le même jour, programmés qu’ils auront été pour cela.
Il s’agit donc d’une assurance et comme chacun le sait, l’assurance n’est chère que tant que la maison n’a pas brulé…
*Qu'est ce que le mérite? D'yves michaud cité au Grand journal aujourd'hui. L'ironie sur l'editeur moins à propos mais bon...:-((
* La video de l'intervention de Charles Gave à L'assemblée Nationale est disponible içi
http://blog.turgot.org/
à la date du 7 Octobre 2009.
* Vendredi 9 octobre 2009
En podcast à partir Du 12 Octobre
Invité d'Edwige Chevrillon
De 13h30 à 14h sur BFM radio sur "la crise" ( sa vie, son oeuvre..:-))
* le mercredi 7 octobre 2009, de 19h30 à 21h30, dans les locaux de l'Assemblée Nationale,126 rue de l'Université, 75007 Paris.
Une réunion organisée par l'Institut Euro 92 et l'Institut Turgot sur le thème de la crise financière.
La conférence sera animée par Henri Lepage, président de l'institut Turgot avec Charles Gave en intervenant principal.
Le nombre de places étant limité, nous vous conseillons de vous inscrire le plus rapidement possible en adressant un courriel à euro92@noos.fr .
Alain Madelin en signe la préface:«Charles Gave a deux métiers.D’abord c’est un économiste,un vrai.Pour lui,l’économie n’est pas une science,c’est une branche de la logique.Voilà qui aide à rendre les idées claires et ses livres attrayants.C’est aussi un acteur financier,nourri par 40 années d’expérience.
La révolution financière n’a pas de secret pour lui.Il «met de l’argent sur ses idées»,comme l’on dit dans les pays anglo-saxons (…),cherche à comprendre les mouvements de l’économie.C’est-à-dire les ressorts de la croissance et du profit.Pour cela,il faut d’abord analyser les tendances lourdes, ensuite se préoccuper des retournements cycliques,enfin se concentrer sur les anomalies du marché.Charles Gave montre bien comment cette première grande crise financière du nouveau siècle a été nourrie et amplifiée par les erreurs des États (…) Le grand retour de l’Etat dans l’économie est une supercherie non durable.»
Libéral mais NON coupable!
CHARLES GAVE, ÉCONOMISTE, FINANCIER
«Il était naguère convenable de baisser le ton de sa voix quand on parlait des banques d’affaires.»
EXTRAITS:
A en croire la presse, la télévision et bien des hommes politiques, la crise actuelle aurait été causée par les banquiers incompétents t vénaux et des dirigeants de sociétés à la fois imbus d’eux-mêmes et indifférents aux autres, seulement intéressés par de substantiels bonus et des parachutes dorés. Si cela était vrai, nous n’aurions jamais eu de période de croissance dans l’histoire du monde tant il est vrai que les banquiers sont en général incompétents et moutonniers, et les hommes d’affaires mus par l’appât du gain. Il n’y a rien de nouveau dans ce type d’analyse, sinon que cela permet de prendre une attitude de supériorité morale très satisfaisante individuellement, mais fort inutile intellectuellement et pratiquement. Cette attitude moralisatrice permet aussi de se livrer à un sport vieux comme l’humanité, la chasse au bouc émissaire, particulièrement à la mode pendant les périodes de crise. Vilipender le marché, le capitalisme, les Américains, la globalisation, est un jeu auquel les intellectuels français se livrent avec délectation (…). Il doit y avoir autre chose dont on ne nous parle pas (…).
Ce petit livre part donc d’un principe fort simple: si on veut régler les problèmes, il faut d’abord les comprendre et pour les comprendre, il faut d’abord les avoir analysés. Je vais par conséquent remonter, avec le lecteur s’il veut bien me suivre, à la série des causes, fort lointaines ou plus proches, qui nous ont amenés là où nous sommes. À l’arrivée, j’espère avoir montré que ce n’est pas le libéralisme qui est la cause profonde de cette crise, bien au contraire.
C’est pourquoi je reste au fond de moi-même libéral, c’est-à-dire préférant toujours et partout la liberté à la contrainte, et me sens donc non coupable. Je ne pense pas qu’il faille jamais s’excuser de préférer partout et toujours la liberté à la contrainte, la main invisible d’Adam Smith au pied fort de Joseph Staline (…).
Les interventions étatiques ont donc explosé, les plans de relance succédant aux sauvetages ou aux subventions. Nous pourrions utiliser l’image suivante: les hommes au pouvoir sont des alcooliques à qui leur drogue était chichement mesurée (déficits budgétaires limités par les critères de Maastricht, surveillance par les marchés financiers, etc.). La crise a fait sauter tout contrôle et la clef de la cave a été donnée à nos alcooliques.
Ils sont en train d’attraper dans une allégresse générale la cuite du siècle. Il est malheureusement à craindre que les lendemains soient très difficiles. Tous les pays qui n’ont pas fait les efforts de réforme pendant la période de croissance, quand c’était facile, vont se retrouver avec une dette immensément alourdie. Ils auront dépensé d’un seul coup tout l’argent dont ils pouvaient espérer disposer dans les années à venir et se retrouveront pauvres comme Job (…).
Ce qui s’est passé aux États-Unis ou en Grande-Bretagne depuis une quinzaine d’années devrait donner matière à réflexion. Impossible, en effet, d’ignorer la véritable OPA de Wall Street sur les instances politiques qui s’est opérée à partir du début des années 1990. Les instances politiques restaient censées contrôler la monnaie, alors qu’en réalité, en tapinois, les milieux financiers tentaient de la privatiser et de la faire sortir de la sphère publique à laquelle elle appartient de droit.
L’archétype même de l’individu à l’origine de ce mouvement se trouve en la personne de M. Rubin, qui passa en quelques années de la présidence de Goldman- Sachs, la plus prestigieuse des banques d’affaires américaine, au secrétariat d’État au Trésor des États-Unis (ministre des Finances) pour démissionner et passer au conseil d’administration de Citicorp, la plus grande banque mondiale. Pendant son passage au conseil d’administration de Citicorp, il toucha plus de 100 millions de dollars de jetons de présence. Dans le même temps, le cours de bourse de Citicorp perdait plus de 98 % de sa valeur et au final cette banque dut être sauvée en catastrophe par le gouvernement en 2008. Toute l’énergie de M. Rubin au cours des années qui précédèrent cet éclatant succès fut consacrée à un but: bouleverser complètement la structure financière que les États-Unis avaient héritée de la Grande Dépression.
Un rappel méthodologique et historique s’impose ici. De manière générale, il existe deux sortes de banques. Les premières, les banques de dépôts, ont des agences de proximité, encaissent les dépôts des fourmis travailleuses que nous sommes et les prêtent avec beaucoup de précaution à ceux qui veulent acheter un appartement ou financer leur entreprise. Autrefois, on les appelait les banques 9-6-3… Au bureau à 9 heures, on prêtait à 6% et à 3 heures, on était au golf. Il n’y avait rien de plus conservateur et de plus tranquille que ces banques-là et ce sont elles que les Français ont encore à l’esprit quand ils évoquent la notion de banque.
Et puis il y a un deuxième type de banque : les «banques d’affaires ». Naguère, il était convenable de baisser le ton de sa voix quand on en parlait et de montrer une grande révérence vis-à-vis de ces institutions (j’ai commencé ma carrière dans l’une d’entre elles en France). Celles- ci ne recevaient pas de dépôts et travaillaient sur leurs fonds propres. En général, elles n’étaient pas cotées en Bourse et étaient détenues par des « associés », souvent de la même famille (Rothschild, Lazard, etc.). Ces banques étaient le coeur même du capitalisme, la vraie salle des machines, l’endroit où des fortunes immenses se faisaient ou se défaisaient en quelques heures… Ces banques portaient sur leurs fonds propres des positions énormes dans les marchés, organisaient des OPA ou les conseillaient et dans l’ensemble prenaient des risques considérables. Comme ces risques étaient pris avec l’argent des associés, il semblait tout à fait normal et logique que ceux-ci exercent un contrôle féroce sur ces prises de risque, car ils savaient fort bien que si les choses tournaient mal, ils allaient faire faillite et se retrouver ruinés. Il n’était pas rare, en effet, que les associés soient responsables sur l’ensemble de leur fortune personnelle en sus et au-delà de ce qu’ils avaient investi comme capital dans la banque.
En résumé, les premières institutions s’apparentaient à un bureau de poste et les deuxièmes à un casino!
(…)
Après la crise de 1929, le législateur américain, dans sa grande sagesse, décida en 1938 d’adopter le Glass Steagall Act, qui précisait que ces deux types d’activités devaient être exercés dans des institutions différentes et ne pouvaient pas avoir de rapport entre eux. Ce système fonctionna à la satisfaction générale jusqu’en 1999 où, sous l’énorme pression des banques commerciales en général et de Citicorp (M. Rubin) en particulier, le Glass Steagall Act fut aboli, autorisant de ce fait la fusion du bureau de poste et du casino.
De cette autorisation vient la plus grande partie de nos malheurs actuels, et ceci a eu lieu il y a dix ans…
Le plus paradoxal est que cette fusion fut organisée par une administration démocrate, c’est-à- dire de gauche, l’administration Clinton, sous la conduite du ministre des Finances de l’époque Larry Summers, aujourd’hui le principal conseiller économique du président Obama, et que la bombe à retardement ainsi montée a explosé à la fin de l’administration Bush dont il faut dire, pour être honnête, que son incompétence économique sous la conduite de M. Paulson (le successeur de M. Rubin chez Goldman Sachs) a dépassé l’entendement.
Comment des gens a priori intelligents et compétents ont-ils pu prendre des décisions aux conséquences aussi suicidaires? La réponse est assez simple et très classique dans l’histoire du capitalisme.
La rentabilité des banques sur leurs activités normales était en déclin structurel. En effet, dans le modèle classique, les banques collectent des sommes importantes auprès des petits épargnants et les prêtent aux grandes entreprises, en prélevant leur dîme au passage.
L’invention du fonds de trésorerie dans les années 1980 par Merrill Lynch allait faire imploser ce modèle. La mécanique est la suivante: si IBM a besoin de cash, plutôt que d’aller à la banque demander un prêt, il est beaucoup plus simple et beaucoup moins onéreux d’émettre du papier commercial à court terme qui sera acheté par les fonds de trésorerie auquel le fonds de pension d’IBM se fera un plaisir de souscrire.
Dans ce schéma, la banque a été complètement, pour employer un néologisme, «désintermédiée », c’est-à-dire que son rôle d’intermédiaire a disparu et sa raison d’être avec. Le modèle bancaire classique était aussi devenu obsolète. Plus de croissance, pas de bonus, une perspective de déclin inéluctable, voilà ce qui attendait les banques commerciales au milieu des années 1990. Que faire? Rendre leur argent aux actionnaires aurait été la bonne solution.
Mais les banquiers pensèrent que par l’intermédiaire du gouvernement et grâce à leur pouvoir de «lobbying», ils allaient pouvoir retourner la situation en entrant dans des activités qui, jusque- là, leur étaient interdites.
Pour cela, il fallait donner aux banques commerciales l’autorisation d’envahir le territoire des banques d’affaires. Si une banque commerciale pouvait aller voir une société industrielle ou commerciale pour lui dire:
(1.) «Vous devriez faire une OPA sur votre concurrent» (le boulot de la banque d’affaires),
(2.) et «Je vous finance l’OPA sur mes dépôts si vous me retenez comme banquier exclusif»,
la banque commerciale faisait ainsi d’une pierre deux coups; elle trouvait un emploi pour ses dépôts et touchait la commission qui revenait jusqu’alors aux banques d’affaires traditionnelles. L’autorisation fut accordée. Précisons que les bonus dépendaient beaucoup plus de la commission sur la transaction (de 2% à 5 %) que de la capacité de l’emprunteur à rembourser sa dette dix ans plus tard.
L’administration Clinton cassa donc le lien essentiel qui unissait la banque d’affaires et son client, fondé sur une prise de risques commune, pour la remplacer par une relation purement à court terme où la banque devenait à la fois juge et partie. Elle prenait les risques non pas avec ses fonds propres, mais avec les dépôts de ses clients. (…)
Pendant que ce changement immense était en cours, le grand argentier américain, M. Greenspan, gouverneur de la Réserve fédérale – la banque centrale américaine –, commettait, lui, plus qu’un crime, une faute. Et c’est là que M. Greenspan commet son erreur. Il attendra près de deux ans pour remonter les taux d’intérêt à court terme et les remontera trop peu. De ce fait, emprunter était une bonne affaire, une trop bonne affaire, surtout dans l’immobilier dont la hausse vertigineuse commence à ce moment- là. Loin de moi l’idée fort à la mode aujourd’hui d’accuser M. Greenspan. Sa tâche était presque impossible (…). Tristes erreurs, mais erreurs de politique économique et non de marché, encore une fois. Les intervenants de marché n’ont fait ensuite que s’adapter à de « faux prix » manipulés par les pouvoirs publics. _
« Notre génération a commis une erreur considérable, que presque chaque génération commet : elle a confondu la notion de valeur avec la notion de monnaie, et cette erreur intellectuelle nous a amenés dans la crise actuelle. J’ai toujours pensé que l’analyse économique n’avait que peu à voir avec la croissance, les balances commerciales, les déficits budgétaires, l’emploi, le chômage etc. mais tout à voir, en revanche avec que question beaucoup plus simple : pourquoi les choses ont-elles une valeur et pourquoi cette valeur change-t-elle avec le temps ?
(…)
« Si les Etats-Unis ne sont pas responsable de tous les aspects de cette crise, on peut dire malgré tout que ce sont eux qui ont donné le coup d’envoi. Et l’origine, je le répète, n’est pas un marché devenu fou mais deux erreurs de politique économique commises par des politiques ou des quasi-fonctionnaires, les banquiers centraux. Si l’on n’avait pas touché aux Etats-Unis aux mécanismes financiers qui présidaient à la distribution du crédit, rien ne se serait produit. Si la réserve fédérale avait laissé les taux courts monter en suivant le PNB, ce que M.Greenspan avait toujours fait jusqu’à là, les dégâts auraient été beaucoup plus faibles »
(…)
à propos de la récession de la Thaïlande en 1997 :
« Pour cela, la solution trouvée fût simple : maintenir désormais un taux de change structurellement sous-évalué, de façon à toujours dégager des balances commerciales excédentaires…En effet, une monnaie sous évaluée décourage la consommation domestique, et donc les importations et favorise en revanche, les exportations…ce que l’ensemble du continent asiatique fait depuis lors avec une belle rigueur, que l’on se doit de lui reconnaitre »
(…)
« Les crises financières ont, en pratique, beaucoup à voir avec la pêche à l’explosif. Quand une grenade explose en profondeur, on voit d’abord remonter, le ventre à l’air, les plus petits poissons. C’est seulement au bout d’un certain temps que l’on voit remonter les baleines ! »
Economiste et financier international, Charles Gave est l’auteur de «Des Lions menés par des Ânes» (2003) aux éditions Robert Laffont. Et chez Bourin Éditeur, de «Un libéral nommé Jésus» (2005) et de «C’est une révolte? Non, Sire, c’est une révolution!» (2007). Il dédie son dernier livre à Pomone, Eloise, Henri, Georges, Carla, Caroll-Lynnes, «en espérant qu’ils vivront dans un monde de liberté.
«Une explication quelque peu différente des turbulences que nous vivons», explique-t-il dans sa dédicace à L’Agefi.
CHARLES GAVE
* Le Figaro.fr
Le 25 septembre 2009
"Haro sur le libéralisme"
par Alain-Gérard Slama
Haro sur le libéralisme
* Institut Turgot
Entretien de Charles Gave
http://blog.turgot.org/index.php?post/Gave-entretien
*En podcast du Vendredi 11 Septembre
Les grands débats sur BFM RADIO avec Nicolas Doze
de 11h00 à 12h00.
Invités:
Charles Gave, économiste, auteur de "Libéral mais non coupable" chez Bourin Editeurs
Pascal Canfin, Député Europe Ecologie européen
Mathilde Lemoine, Directeur des études économiques HSBC France, membre du Conseil d'Analyse Economique (CAE)
http://www.radiobfm.com/frequences.html
* Jeudi 10 Septembre
Un Article sur "Liberal mais non coupable" dans
VALEURS ACTUELLES en kiosque pour une semaine.
http://www.valeursactuelles.com/public/valeurs-actuelles/html/fr/articles.php?article_id=5353
* Podcast de l'emission du mercredi 9 Septembre
FRANCE CULTURE
18h 20> DU GRAIN A MOUDRE
par Brice Couturier, et Julie Clarini
Faut-il pendre les libéraux ?
EXtrait de l'intervention de Charles Gave:
" Je suis surpris par mes amis français qui me disent : “Mais on vit très bien en France !” J’espère que vous vivez bien ! Vous avez bouffé l’argent que vous ont laissé vos parents et grand-parents et maintenant vous êtes en train de bouffer l’argent de vos enfants et petits-enfants, il manquerait plus que vous viviez mal, ce serais quand même un scandale !”
extraits de son intervention sur France Gulture : http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/grain/ (cliquez sur le lien)
Avec Charles Gave Economiste et financier international, auteur de Libéral mais non coupable (Bourrin Editeur, 10 sept 2009) ; Christian Chavagneux, Rédacteur en chef adjoint d'Alternatives Economiques, Auteur de Les dernières heures du libéralisme (Tempus/Perrin) ; Hervé Juvin, Président d’Eurogroup
*ARTICLE DANS LE FIGARO du Mardi 8 septembre page 17.
"POURQUOI IL FAUT LIRE CHARLES GAVE"
Chronique D'Yves de Kerdrel;
"C’est ce que rappelle avec beaucoup de talent, de précision et de pédagogie, l’économiste français Charles Gave dans un ouvrage exemplaire dont le titre est Libéral mais non coupable. Charles Gave a les qualités d’un honnête homme, commeon pouvait en croiser au siècle des Lumières. Il fait partie de cette génération qui a accumulé une profonde culture littéraire, historique et bien sûr économique. Il sait rendre l’économie accessible à tout un chacun. Surtout, vivant en grande partie à Hongkong, il sait rester éloigné des modes de la pensée économique. Et notamment de cette idée assénée un peu partout, selon laquelle le grand retour des États dans l’économie serait un bienfait pour l’humanité.
Charles Gave prend donc le temps de rappeler que toutes les activités financières sur lesquelles les États n’avaient pas le contrôle n’ont en rien affecté l’évolution des marchés financiers. Les hedge funds, transformés en boucs émissaires parce qu’ils ont élu domicile à Jersey ou aux îles Caïman pour des raisons fiscales, n’ont rien à voir avec la crise financière. Les traders, dont les bonus pourraient être liquidés lors du G20 à Pittsburgh, n’ont été que des spectateurs incrédules de ce tsunami financier, mais en rien l’étincelle qui a produit l’explosion. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle l’Administration Obama peine à se rallier à la position européenne sur ce sujet.
Quant aux banques, si certaines d’entre elles ont failli, c’est parce que les États les avaient délibérément encouragées à utiliser les fonds des déposants pour jouer sur le tapis vert des Bourses mondiales. C’est le démocrate keynésien Larry Summers qui avait poussé Bill Clinton à abolir le fameux Glass-Steagall Act mis au point par Roosevelt après la crise de 1929. Ce qui a conduit, comme le dit Charles Gave, à la fusion « des bureaux de Poste et des casinos » . Rappelons que Larry Summers est aujourd’hui l’un des principaux conseillers de Barack Obama.
Après avoir rappelé tous ces faits, et bien d’autres, qui accablent les États, leurs politiques monétaires, leurs comportements mercantilistes et leur mauvaise compréhension de la mondialisation – autant d’éléments qui ont été, eux, réellement déterminants dans l’explosion de la bulle financière – Charles Gave montre bien que ce qui doit être refondé, ce n’est pas le capitalisme, mais au contraire le rôle des États dans nos économies. Il est passionnant lorsqu’il rappelle, à juste titre, les effets liés à la démographie dans la croissance économique. Il est terrifiant lorsqu’il décrit la bombe à retardement que constitue le système des retraites dans nos pays européens. Il est réconfortant lorsqu’il explique à quel point cette crise va nous obliger à entrer encore plus vite dans l’économie de la connaissance, reprenant en cela les idées chères à Alvin Toffler. Autant
dire que cet ouvrage fait souffler un vent d’air frais particulièrement agréable, à l’occasion de cette rentrée. La question n’est pas de savoir si le libéralisme existe encore en tant qu’idéologie politique. Le travailliste Tony Blair a montré qu’il était bien plus libéral que le conservateur John Major. Et les deux seuls ministres des Finances réellement libéraux qui ont marqué la France au cours du dernier quart de siècle sont Pierre Bérégovoy et Dominique StraussKahn. La question est de savoir si les États ont encore une légitimité pour réguler l’activité des entrepreneurs, pour prélever leur dîme par une taxe carbone ici, ou par une taxe Tobin là.
Leur problème est d’avoir perdu une grande part de leur crédibilité. Et « ces jeux du cirque » des temps modernes que sont les G20, les G8 ou tous autres sommets internationaux ne sont plus pris au sérieux que par ceux qui doivent en rédiger le communiqué final. Pour preuve le crucial débat sur l’assouplissement des normes comptables ouvert lors du G20 de Londres a d’ores et déjà été enterré sans fleurs ni couronnes.
Nous entrons dans des « temps nouveaux » comme l’a rappelé Laurence Parisot pendant trois jours. Des temps nouveaux où les États ne sont que des « rois nus » incapables d’apporter des solutions aux défis économiques. À la différence des entrepreneurs qui ne demandent juste qu’un peu de liberté pour créer de la richesse au profit de tous. C’est ce qu’explique avec talent, verve et humour Charles Gave. Et s’il faut le lire, ce n’est pas parce qu’il est libéral, mais parce qu’il est libre. Ce qui l’autorise à dire la vérité économique. Toute la vérité."
*PAR HENRI DE CASTRIES, PRÉSIDENT DU DIRECTOIRE D’AXA | JDF HEBDO | 05.09.2009
Charles Gave est un homme rare. Investisseur respecté, économiste reconnu, polémiste de talent, son dernier ouvrage, Libéral mais non coupable*, témoigne aussi de ses talents de pédagogue.
Bien entendu, on pourra juger certaines de ses critiques (notamment pour ma part celles à l’égard de la BCE) excessives, mais, au total, peu d’ouvrages depuis le début de cette crise en auront à ce point clarifié les causes et les enjeux, avant d’esquisser les contours du monde nouveau dans lequel nous allons vivre.
Il est de bon ton depuis deux ans de blâmer l’appétit de lucre des financiers, les banquiers d’affaires et leurs bonus étant la réincarnation des 200 familles du mur de l’argent ou des gnomes de Zurich, figures bien connues du temps de crises de nos parents ou grands-parents.
Face à ces vampires, des Etats dont le prestige et l’efficacité avaient grandement souffert d’une mondialisation qui rendait obsolètes leurs modes d’action retrouveraient leur raison d’être au service d’une mission de purification et de reconstruction du système économique et social. Charles Gave montre avec limpidité et logique que les lignes et les rôles ne sont pas si clairs.
Il est difficile de contester ses développements sur les erreurs de politique monétaire de la Fed et sur la manipulation des taux de change asiatiques, comme de nier les conséquences désastreuses de ce qu’il qualifie joliment de « fusion des bureaux de poste et des casinos ». Ce n’est donc pas le marché lui-même qui est responsable de la crise, mais des erreurs de politique économique (auxquelles j’ajouterai volontiers pour ma part le rôle néfaste joué par des normes comptables acceptées avec une légèreté insensée par les politiques européens il y a quelques années).
Sa charge sur la myopie des régulateurs, les conflits d’intérêts des agences de notation et la confiance excessive des financiers dans leurs modèles ne manque pas de vigueur même si elle est plus classique et si, à mon goût, il lui manque un chapitre sur l’appétit pour le risque que nos sociétés sont prêtes à accepter, et ses conséquences. Peu de risques/faible croissance ; croissance désirée forte/risques et volatilité élevés, tel est le dilemme auquel nous aurons du mal à échapper, quels que soient les progrès techniques et financiers.
La dernière partie de l’ouvrage esquisse les contours du monde « d’après » que cette crise va faire naître, ou plutôt dont elle révèle l’émergence. J’en retiens quatre observations fortes :
- le poids essentiel, et trop négligé, des facteurs démographiques et de l’organisation productive. Si la France était la première puissance occidentale au XVIIe siècle, elle le devait à son poids démographique et à un Etat alors mieux organisé que les autres (en fait, le trio magique est population/innovation/organisation) ;
- la constatation que l’innovation technologique a toujours permis à l’homme d’éviter la « trappe à restriction », et que, par conséquent, la dépendance à l’égard du pétrole est un sujet qui trouvera une solution plus rapide que d’aucuns ne le pensent ;
- le constat que le poids de la dette des Etats, fortement accrue par la crise, forcera leur modernisation et leur recentrage sur leurs missions essentielles,au lieu de marquer leur grand retour ;
- l’émergence d’une économie de la connaissance qui réjouira tous les vrais libéraux, car elle offre à chacun un degré de liberté supplémentaire en lui rendant accessible à bas coût ce qui était autrefois l’apanage d’une minorité.
A cette aune, si l’Asie et l’Europe du Nord apparaissent bien positionnées, il faut se réjouir des atouts dont une France bien gérée peut disposer. Si elle aura du mal à s’accepter libérale, elle serait en effet coupable de ne pas mesurer les atouts que cette crise peut lui donner en modifiant les règles qui sévissaient depuis la fin du second conflit mondial."
* ***ARTICLE A PARAITRE DANS LE JDF , écrit pas Charles Gave, le 17 Septembre 2009****
PILE JE GAGNE ET FACE JE NE PERDS PAS!
L’attrait de la beauté Suédoise
Depuis pas mal de temps, j’essaie d’attirer l’attention des lecteurs du JDF sur une contradiction qui me laisse totalement perplexe : Jamais les sociétés industrielles ou commerciales n’ont été mieux gérées, jamais certains Etats n’ont été aussi mal gérés. Pour ceux qui investissent leur argent ou celui de leurs clients en ne se préoccupant pas une seconde de l’état des finances publiques, cela ne pose aucun problème. Ils achètent les sociétés bien gérées quand elles sont bon marché, essayent de les vendre quand elles cessent de l’être, le plus parfait exemple de ces investisseurs étant sans doute représenté par le légendaire Warren Buffet.
Pour nous autres, pauvres mortels qui essayons de comprendre comment le pays est gouverné avant que d’y investir, la situation est beaucoup plus complexe.
Les façons dont j’ai essayé de m’en tirer n’a certainement pas échappé aux lecteurs.
• Soit j’ai tenté de trouver des pays à peu prés normalement gérés du style Canada, Brésil Hong-Kong ou cette contradiction entre macro et micro économies n’existe pas et/ou est gérable. Un certain nombre de lecteurs m’ont fait remarquer que ces pays étaient bien lointains et qu’il n’était pas facile pour un investisseur individuel Français d’y investir, et ayant investi d’y suivre leurs positions. Cette critique est parfaitement valable. Je remarque cependant que dans l’aire Google, suivre des pays lointains est infiniment plus facile qu’il y a peu.
• Soit j’ai dit au lecteur que le vrai risque était celui de problèmes budgétaires devenant incontrôlables à moyen terme et que la solution consistait donc à éviter systématiquement tout investissement dans des obligations d’Etat pour privilégier les investissements en actions. Mais comme les évolutions des dernières années l’ont amplement montré la volatilité des actions même de sociétés fort bien gérées est considérable et ne convient pas toujours à tout le monde…une diversification obligataire est parfois bien utile, comme on l’a vu encore récemment..
Ces mêmes lecteurs qui ont la gentillesse de m’écrire m’ont donc posé une question assez simple :
Existe-t-il en Europe un pays à la fois bien géré, ayant une bonne démographie et dont la cote renferme de nombreux leaders mondiaux. La réponse est : ce pays fort improbable existe et c’est la Suède, l’ancienne patrie de la Sociale Démocratie.
En 1992, la Suède et son système bancaire firent quasiment faillite. Depuis les gouvernements suédois (aujourd’hui conservateurs) ont redressé la barre. Les finances publiques sont en équilibre ainsi que le commerce extérieur, la monnaie est sous évaluée par rapport au dollar ( !) et très sous évaluée par rapport a l’Euro, l’inflation complètement sous contrôle, la banque centrale a parfaitement négocié la crise actuelle, le gouvernement a refusé de soutenir les secteurs en difficulté ( le rôle de l’Etat n’est pas de soutenir le secteur automobile a dit le ministre de l’Industrie), l’impôt sur la fortune a été supprimé, le système éducatif réformé et décentralisé, le contrôle en étant transféré aux régions ou aux municipalités, l’impôt sur le revenu a été réduit permettant une forte hausse des recettes fiscales et le retour de nombreux exilés. Bref Madame Thatcher est en vie et en bonne santé… à Stockholm (« Alive and kicking »)
Ma recommandation est donc la suivante. Le lecteur du JDF dont je soupçonne qu’il détient peu d’actifs dans la Venise du Nord aurait peut être intérêt à considérer des investissements là bas. Certes, il y fait froid en hiver et les nuits y sont courtes, mais rien ne l’oblige à y vivre. Passer un peu de temps à étudier la cote suédoise, investir dans les obligations de l’Etat local semble une bonne idée, voire une très bonne idée De plus comme la Suède fait partie de l’Europe (mais non de l’Euro) les investissements doivent pouvoir être mis dans des contrats d’assurance, être éligible au PEA etc…
Ce que je dis est dans le fond assez simple. Le potentiel de hausse à Stockholm est au moins égal à celui de Paris, la monnaie est sous évaluée, et il n’y a aucun risque budgétaire. Trop beau pour être vrai ? Peut être, mais de temps en temps, il existe des investissements trop beaux pour être vrais comme les obligations du secteur privé, il y a quelques mois.
Ces choses ne durent jamais très longtemps cependant, et il faut savoir en profiter.
Un mot pour conclure sur autre chose. Je viens de publier un nouveau livre « Liberal mais non coupable » chez Bourin éditeur et Si le lecteur a envie de me poser des questions sur cet ouvrage, qu’il n’hésite pas à le faire. J’entends répondre à ses questions aussi vite que mes autres activités me le permettront…
et aussi:
www.bourin-editeur.fr
http://laprocure.com/livres/charles-gave/liberal-mais-non-coupable_9782849411377.html
http://lupus1.wordpress.com/2009/09/05/un-nouveau-livre-pour-charles-gave-liberal-mais-non-coupable/
http://www.wikiberal.org/wiki/Charles_Gave
http://www.au-bresil.info/investir/un-nouveau-livre-pour-charles-gave-liberal-mais-non-coupable/










