Il est temps de passer à l'action sous peine d'être définitivement contraints et forcés de ne voyager qu'en première classe. Le "passager-type" reste anonyme jusqu'à l'atterrissage. Vous pouvez néanmoins flairer son potentiel dès l'embarquement. S'il plie minutieusement son k-way en quinze, puis qu'il tente de faire tenir bien droit le vanity de sa dame dans les coffres à bagages, s'il prend en photo ses compagnons d'infortune à bord de l'appareil, s'il s'assoit en vous soupirant son haleine fétide (alors qu'il n'a même pas encore bu de jus d'orange Pampryl) au visage, s'il accapare les 2 accoudoirs pour mieux lire le carton des conditions de sécurité, s'il se lève de son siège en se tenant à celui de devant (celui où vous êtes installée donc) en vous arrachant la moitié des cheveux, enfin s'il commande une mignonette de rouge ou pire un jus de tomates, vous êtes en présence d'un individu susceptible d'applaudir à l'atterrissage. WARNING! Cet individu n'agit qu'en groupe facilement reconnaissable à son allure sportive générale ( pantalon beige trop court/pantacourt fleuri pour madame, chaussure à semelles en crêpe, chemisier auréolé et l'inoxydable sac-à-dos tellement pratique). Rejoignez les rangs de ceux qui n'en peuvent plus du terrorisme passif du voyageur qui ne sait pas se comporter à bord!!! Ensemble nous vaincrons!
BONUS:
Le passager type se lève systématiquement en avance (les roues ont à peine effleuré le tarmac, l'avion rebondit encore, on annonce la température au sol), et tente vainement d'attraper son petit colis-souvenir-de-voyage, empaqueté dans du papier journal bien scotché, puis maintenu avec de la ficelle qui pique les mains où il est mentionné le nom, l'adresse exacte, le pays souligné plusieurs fois y compris sur les vols intérieurs (des fois que le dit paquet se perdre dans les coffres à bagages). Le tout reposant méthodiquement près de la veste manches chauves souris en cuir pliée en deux dans le sens de la longueur pour ne pas trop la froisser...
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