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- Vous vous sentez impuissant face à cette pulsion ? Le groupe Nymphomane anonyme vous soutiens !
La nymphomanie au XIXème siècle était une maladie mortelle ! Le terme nymphomane aujourd'hui est surtout utilisé comme insulte envers des femmes multipliant les rencontres occasionnelles. Le point sur cette notion aux racines plus morales que médicales.
On se souvient de "My secret life" publié à la fin du XIXème siècle, par un "anonyme anglais" qui racontait dans le menu détail ses coïts avec des milliers de femmes. Plus récemment, Michel Polac publiait son "Journal des années 1980–1998" (1) et "La luxure" (2) où tel un Don Giovanni, il dresse le catalogue de ses conquêtes féminines. Mais de mémoire de spécialiste, on n'avait jamais eu accès à un texte de ce genre écrit par une femme.
Des coïts à foison
La publication au printemps 2001 du livre de Catherine Millet : "La vie sexuelle de Catherine M." (3) a dévoilé au grand public l'expérience très particulière d'une femme. Il faut saluer le courage de Catherine Millet qui a osé dévoiler une existence hors normes. Catherine M. a été capable de comptabiliser quarante-neuf hommes dont elle a pu dire que "leur sexe a pénétré le sien" et auxquels elle peut attribuer un nom ou au moins une identité. Elle s'est par contre déclarée incapable d'estimer le nombre de ceux qui se confondent dans l'anonymat des partouzes ou dans d'autres circonstances de sexualité anonyme et plurielle.
Rappelons que seulement 3 % des femmes françaises de la même tranche d'âge que Catherine M. ont déclaré avoir eu 15 partenaires sexuels dans leur vie (4). En outre, les femmes qui ont osé avouer publiquement cette expérience sont encore moins nombreuses.
Catherine M. est-elle nymphomane ?
Au XIXème siècle et même encore très récemment, on aurait qualifié Catherine M. de nymphomane. La nymphomanie est définie comme l'exagération pathologique des désirs sexuels chez la femme et une nymphomane serait par extension une femme trop désirante selon le Petit Robert. Or dans le récit de Catherine M., le désir et même le plaisir ne semblent pas constituer la motivation principale de ses conduites et de ses rencontres. Seuls comptent les actes.
Et c'est la banalité qui semble l'emporter dans le récit qu'elle nous en donne. Cette banalité de la multiplication des partenaires n'est certes pas partagée par la majorité des femmes !
Comment expliquer ou comprendre un tel comportement si tant est qu'il faille trouver des causes pathologiques au fait qu'une femme ait un grand nombre de partenaires sexuels ? Est-ce que la nymphomanie réside dans la multiplication des partenaires sexuels ou bien suffirait-il pour qu'une femme soit traitée de "nymphomane", qu'elle en ait seulement le désir et le fantasme ?
La nymphomanie au XIXème siècle
Krafft-Ebing , le grand sexologue du XIXème siècle, a décrit la nymphomanie comme le symptôme d'une très grave dégénérescence psychique suivie très rapidement de collapsus mortel. La nymphomanie selon lui se complique souvent d'obsessions et les femmes qui en sont atteintes deviennent les esclaves de leur imagination.
Le corollaire de la "libido insatiata" est que ces femmes sont en outre atteintes d'une frigidité qui empêche la résolution jouissive de l'activité sexuelle dans l'orgasme afin de trouver le repos du corps, des sens et de l'âme.
Toujours selon Krafft-Ebing, les femmes atteintes de nymphomanie seraient "capables de toutes les formes de déchéance pour satisfaire leurs désirs, et notamment de la prostitution". Comme on le voit, à cette époque, la nymphomanie était censée provoquer les mêmes effets que la masturbation…
Un nouveau concept : les addictions sexuelles
Ce type de comportement répétitif et excessif est actuellement considéré par les psychiatres comme une forme d'addiction sexuelle. "Il s'agit d'une pathologie de l'agir avec les symptômes de tension avant les crises, de soulagement pendant la crise, et de manque après la crise, besoin de répétition, créant ainsi une dépendance par la répétition de l'acte. Très souvent cette répétition amène un isolement social accentuant une très faible image de soi à long terme" (Poudat). Il y a addiction quand il y a souffrance du sujet. Souvent quand la dépendance au comportement recherché n'est plus compatible avec la vie sociale.
Nymphomanie et donjuanisme
La multiplication des partenaires sexuels est considérée différemment selon qu'elle est pratiquée par les hommes ou les femmes : deux poids, deux mesures. Le standard de la double morale sexuelle s'applique d'autant plus en ce qui concerne la "nymphomanie". Dès qu'une femme commence à changer de partenaire trop souvent ou s'engage dans des relations de très courte durée, elle se voit taxée de "nymphomane". En dehors de quelques sociétés intégristes, la multiplication des conquêtes féminines par un homme est toujours considérée comme une preuve de virilité et est même parfois encouragée à certaines périodes de la vie (avant le mariage).
Une question de norme sociale
La nymphomanie est donc un état de rupture avec la norme sociale qui ne concernerait en premier lieu que les femmes. Le fait de rêver ou de fantasmer de telles expériences est le premier degré du symptôme. Les mentalités semblent évoluer et la publication du livre de Catherine Millet en est la preuve. Peut-être qu'aujourd'hui on est plus en mesure d'accepter qu'une femme ait plusieurs partenaires sexuels à une époque de sa vie, sans que cette conduite n'entraîne de déchéance. Les temps sont peut-être arrivés où les femmes qui aiment les rencontres occasionnelles ne seront plus considérées comme des malades.
**********************************************
Le traitement des addictions sexuelles
Traiter une addiction sexuelle n'est pas simple. Dans le cas de la plupart des dépendances, comme l'alcoolisme, la toxicomanie, la suppression totale du comportement est proposée. Pour les addictions sexuelles le problème est différent. Bien sûr il n'est pas souhaitable de supprimer complètement la sexualité, seul le comportement sexuel compulsif doit disparaître et laisser place à une sexualité épanouie et satisfaisante.
Afin d'arriver à ce résultat, de multiples mesures thérapeutiques sont aujourd'hui utilisées et pour certaines expérimentées, cette maladie étant depuis peu individualisée.
Les médicaments : Des auteurs font état de résultats très positifs lors de l'emploi d'antidépresseurs ou de régulateur de l'humeur. Les substances utilisées agiraient à la fois sur la composante dépressive, souvent présente, ainsi que sur le versant psychique et comportemental de l'addiction sexuelle. (B. Cordier et D. Feray)
Les associations d'aide aux addictes sexuels : Ces regroupements se font sur le modèle américain des Alcooliques Anonymes que l'on a adapté à différentes addictions et notamment aux addictions sexuelles. Un programme en douze étapes propose un sevrage avec une postcure à visée psychothérapeutique.
Les psychothérapies : Quoique peu utilisées à l'heure actuelle, les psychothérapies individuelles de soutien demeurent un atout parallèle essentiel à toute autre forme de traitement puisqu'elles permettent non seulement à long terme, de mettre fin au comportement addictif mais avant tout de comprendre où et pourquoi s'origine cette souffrance.
En fait, il est clair que la prise en charge thérapeutique doit donc s'adapter aux particularités de chaque cas et combiner si nécessaire plusieurs solutions...
********************************************
Quand la sexualité devient aliénante
Il y a les Dom Juan, accumulant les conquêtes, les "femmes à hommes", séductrices de leur état, et puis il y a les autres, les vrais : les sex addict, les "accros du sexe", ceux pour qui l'activité sexuelle est synonyme de dépendance et conditionne le mode de vie.
Serions-nous tous, à des degrés divers, dépendants de quelque chose ou de quelqu'un ?
La dépendance traduit la difficulté de chacun à être autonome, à trouver un équilibre en soi, à gérer ses besoins, ses manques, ses émotions, ses pulsions… Pour les sex addicts, c'est la sexualité qui devient aliénante, le besoin sexuel est irrépressible, irrésistible, tel une force intérieure impossible à maîtriser.
Quand la sexualité devient souffrance
Chaque personne souffrant d'addiction sexuelle est unique. Mais toutes ont un trait commun : la souffrance. Les sex addict sont soumis à la peur du manque, comme le sont les toxicomanes, peu à peu prisonniers d'un comportement qui rétrécit leur vie et les isole de leur entourage.
Ces dépendants du sexe passent par différentes étapes, au cours desquelles ils négligent de plus en plus leur famille, leurs amis, leur travail. Les contacts sexuels répétés, dénués de tout investissement affectif, les éloignent de tous ceux qui n'entrent pas dans le cycle de l'addiction. Puis, la culpabilité associée à ce comportement les incite à dissimuler à leur entourage ces pulsions, et la vie secrète prend alors le pas sur la vie publique. Lorsque cette dépendance sexuelle s'intensifie, la vie ne se résume plus qu'à l'assouvissement de ce besoin.
Tout comme les toxicomanes ou les alcooliques, les sex addict nient leur comportement, rejetant sur les autres les difficultés qui en résultent.
Une spirale addictive
La dépendance sexuelle s'établit, d'après le docteur Reed, en suivant un cycle de quatre phases qui s'intensifient avec chaque répétition. Les accros du sexe seraient ainsi pris dans une véritable spirale addictive.
La première phase est la phase obsessionnelle : "Le sujet addict tombe dans un état d'absorption interne dans lequel son champ mental est totalement occupé par les préoccupations sexuelles".
La deuxième phase est celle de ritualisation : "Le sujet addict exécute certaines actions spécifiques qui précèdent le comportement sexuel. Le rituel intensifie les obsessions, augmentant la stimulation et l'excitation".
La troisième phase est celle durant laquelle le sujet exécute l'acte sexuel précis, dicté par les obsessions et la ritualisation. Le sujet dépendant est alors incapable de contrôler ou d'interrompre son comportement.
Vient ensuite la phase de désespoir : le sujet addict se sent totalement impuissant face à son comportement.
Ne parvenant pas à établir une relation saine et gratifiante avec un ou une partenaire, ces accros, sexuellement dépendants, se promettent de cesser leur conduite compulsive mais deviennent de plus en plus impuissants face au pouvoir de l'addiction, dirigeant peu à peu leur vie dans le seul but de la satisfaire.
(read less)Vous vous sentez impuissant face à cette pulsion ? Le groupe Nymphomane anonyme vous soutiens !
La nymphomanie au XIXème siècle était une maladie mortelle ! Le terme nymphomane aujourd'hui est surtout utilisé comme insulte envers des femmes multipliant les rencontres occasionnelles. Le point sur cette notion aux racines plus morales que médicales.
On se souvient de "My secret life" publié à la fin du XIXème siècle, par un "anonyme anglais" qui racontait dans le menu détail ses coïts avec des... (read more) - Privacy Type:
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Nymphomane Anonyme
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- Nymphomane Anonyme
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- Vous vous sentez impuissant face à cette pulsion ? Le groupe Nymphomane anonyme vous soutiens !
La nymphomanie au XIXème siècle était une maladie mortelle ! Le terme nymphomane aujourd'hui est surtout utilisé comme insulte envers des femmes multipliant les rencontres occasionnelles. Le point sur cette notion aux racines plus morales que médicales.
On se souvient de "My secret life" publié à la fin du XIXème siècle, par un "anonyme anglais" qui racontait dans le menu détail ses coïts avec des milliers de femmes. Plus récemment, Michel Polac publiait son "Journal des années 1980–1998" (1) et "La luxure" (2) où tel un Don Giovanni, il dresse le catalogue de ses conquêtes féminines. Mais de mémoire de spécialiste, on n'avait jamais eu accès à un texte de ce genre écrit par une femme.
Des coïts à foison
La publication au printemps 2001 du livre de Catherine Millet : "La vie sexuelle de Catherine M." (3) a dévoilé au grand public l'expérience très particulière d'une femme. Il faut saluer le courage de Catherine Millet qui a osé dévoiler une existence hors normes. Catherine M. a été capable de comptabiliser quarante-neuf hommes dont elle a pu dire que "leur sexe a pénétré le sien" et auxquels elle peut attribuer un nom ou au moins une identité. Elle s'est par contre déclarée incapable d'estimer le nombre de ceux qui se confondent dans l'anonymat des partouzes ou dans d'autres circonstances de sexualité anonyme et plurielle.
Rappelons que seulement 3 % des femmes françaises de la même tranche d'âge que Catherine M. ont déclaré avoir eu 15 partenaires sexuels dans leur vie (4). En outre, les femmes qui ont osé avouer publiquement cette expérience sont encore moins nombreuses.
Catherine M. est-elle nymphomane ?
Au XIXème siècle et même encore très récemment, on aurait qualifié Catherine M. de nymphomane. La nymphomanie est définie comme l'exagération pathologique des désirs sexuels chez la femme et une nymphomane serait par extension une femme trop désirante selon le Petit Robert. Or dans le récit de Catherine M., le désir et même le plaisir ne semblent pas constituer la motivation principale de ses conduites et de ses rencontres. Seuls comptent les actes.
Et c'est la banalité qui semble l'emporter dans le récit qu'elle nous en donne. Cette banalité de la multiplication des partenaires n'est certes pas partagée par la majorité des femmes !
Comment expliquer ou comprendre un tel comportement si tant est qu'il faille trouver des causes pathologiques au fait qu'une femme ait un grand nombre de partenaires sexuels ? Est-ce que la nymphomanie réside dans la multiplication des partenaires sexuels ou bien suffirait-il pour qu'une femme soit traitée de "nymphomane", qu'elle en ait seulement le désir et le fantasme ?
La nymphomanie au XIXème siècle
Krafft-Ebing , le grand sexologue du XIXème siècle, a décrit la nymphomanie comme le symptôme d'une très grave dégénérescence psychique suivie très rapidement de collapsus mortel. La nymphomanie selon lui se complique souvent d'obsessions et les femmes qui en sont atteintes deviennent les esclaves de leur imagination.
Le corollaire de la "libido insatiata" est que ces femmes sont en outre atteintes d'une frigidité qui empêche la résolution jouissive de l'activité sexuelle dans l'orgasme afin de trouver le repos du corps, des sens et de l'âme.
Toujours selon Krafft-Ebing, les femmes atteintes de nymphomanie seraient "capables de toutes les formes de déchéance pour satisfaire leurs désirs, et notamment de la prostitution". Comme on le voit, à cette époque, la nymphomanie était censée provoquer les mêmes effets que la masturbation…
Un nouveau concept : les addictions sexuelles
Ce type de comportement répétitif et excessif est actuellement considéré par les psychiatres comme une forme d'addiction sexuelle. "Il s'agit d'une pathologie de l'agir avec les symptômes de tension avant les crises, de soulagement pendant la crise, et de manque après la crise, besoin de répétition, créant ainsi une dépendance par la répétition de l'acte. Très souvent cette répétition amène un isolement social accentuant une très faible image de soi à long terme" (Poudat). Il y a addiction quand il y a souffrance du sujet. Souvent quand la dépendance au comportement recherché n'est plus compatible avec la vie sociale.
Nymphomanie et donjuanisme
La multiplication des partenaires sexuels est considérée différemment selon qu'elle est pratiquée par les hommes ou les femmes : deux poids, deux mesures. Le standard de la double morale sexuelle s'applique d'autant plus en ce qui concerne la "nymphomanie". Dès qu'une femme commence à changer de partenaire trop souvent ou s'engage dans des relations de très courte durée, elle se voit taxée de "nymphomane". En dehors de quelques sociétés intégristes, la multiplication des conquêtes féminines par un homme est toujours considérée comme une preuve de virilité et est même parfois encouragée à certaines périodes de la vie (avant le mariage).
Une question de norme sociale
La nymphomanie est donc un état de rupture avec la norme sociale qui ne concernerait en premier lieu que les femmes. Le fait de rêver ou de fantasmer de telles expériences est le premier degré du symptôme. Les mentalités semblent évoluer et la publication du livre de Catherine Millet en est la preuve. Peut-être qu'aujourd'hui on est plus en mesure d'accepter qu'une femme ait plusieurs partenaires sexuels à une époque de sa vie, sans que cette conduite n'entraîne de déchéance. Les temps sont peut-être arrivés où les femmes qui aiment les rencontres occasionnelles ne seront plus considérées comme des malades.
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Le traitement des addictions sexuelles
Traiter une addiction sexuelle n'est pas simple. Dans le cas de la plupart des dépendances, comme l'alcoolisme, la toxicomanie, la suppression totale du comportement est proposée. Pour les addictions sexuelles le problème est différent. Bien sûr il n'est pas souhaitable de supprimer complètement la sexualité, seul le comportement sexuel compulsif doit disparaître et laisser place à une sexualité épanouie et satisfaisante.
Afin d'arriver à ce résultat, de multiples mesures thérapeutiques sont aujourd'hui utilisées et pour certaines expérimentées, cette maladie étant depuis peu individualisée.
Les médicaments : Des auteurs font état de résultats très positifs lors de l'emploi d'antidépresseurs ou de régulateur de l'humeur. Les substances utilisées agiraient à la fois sur la composante dépressive, souvent présente, ainsi que sur le versant psychique et comportemental de l'addiction sexuelle. (B. Cordier et D. Feray)
Les associations d'aide aux addictes sexuels : Ces regroupements se font sur le modèle américain des Alcooliques Anonymes que l'on a adapté à différentes addictions et notamment aux addictions sexuelles. Un programme en douze étapes propose un sevrage avec une postcure à visée psychothérapeutique.
Les psychothérapies : Quoique peu utilisées à l'heure actuelle, les psychothérapies individuelles de soutien demeurent un atout parallèle essentiel à toute autre forme de traitement puisqu'elles permettent non seulement à long terme, de mettre fin au comportement addictif mais avant tout de comprendre où et pourquoi s'origine cette souffrance.
En fait, il est clair que la prise en charge thérapeutique doit donc s'adapter aux particularités de chaque cas et combiner si nécessaire plusieurs solutions...
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Quand la sexualité devient aliénante
Il y a les Dom Juan, accumulant les conquêtes, les "femmes à hommes", séductrices de leur état, et puis il y a les autres, les vrais : les sex addict, les "accros du sexe", ceux pour qui l'activité sexuelle est synonyme de dépendance et conditionne le mode de vie.
Serions-nous tous, à des degrés divers, dépendants de quelque chose ou de quelqu'un ?
La dépendance traduit la difficulté de chacun à être autonome, à trouver un équilibre en soi, à gérer ses besoins, ses manques, ses émotions, ses pulsions… Pour les sex addicts, c'est la sexualité qui devient aliénante, le besoin sexuel est irrépressible, irrésistible, tel une force intérieure impossible à maîtriser.
Quand la sexualité devient souffrance
Chaque personne souffrant d'addiction sexuelle est unique. Mais toutes ont un trait commun : la souffrance. Les sex addict sont soumis à la peur du manque, comme le sont les toxicomanes, peu à peu prisonniers d'un comportement qui rétrécit leur vie et les isole de leur entourage.
Ces dépendants du sexe passent par différentes étapes, au cours desquelles ils négligent de plus en plus leur famille, leurs amis, leur travail. Les contacts sexuels répétés, dénués de tout investissement affectif, les éloignent de tous ceux qui n'entrent pas dans le cycle de l'addiction. Puis, la culpabilité associée à ce comportement les incite à dissimuler à leur entourage ces pulsions, et la vie secrète prend alors le pas sur la vie publique. Lorsque cette dépendance sexuelle s'intensifie, la vie ne se résume plus qu'à l'assouvissement de ce besoin.
Tout comme les toxicomanes ou les alcooliques, les sex addict nient leur comportement, rejetant sur les autres les difficultés qui en résultent.
Une spirale addictive
La dépendance sexuelle s'établit, d'après le docteur Reed, en suivant un cycle de quatre phases qui s'intensifient avec chaque répétition. Les accros du sexe seraient ainsi pris dans une véritable spirale addictive.
La première phase est la phase obsessionnelle : "Le sujet addict tombe dans un état d'absorption interne dans lequel son champ mental est totalement occupé par les préoccupations sexuelles".
La deuxième phase est celle de ritualisation : "Le sujet addict exécute certaines actions spécifiques qui précèdent le comportement sexuel. Le rituel intensifie les obsessions, augmentant la stimulation et l'excitation".
La troisième phase est celle durant laquelle le sujet exécute l'acte sexuel précis, dicté par les obsessions et la ritualisation. Le sujet dépendant est alors incapable de contrôler ou d'interrompre son comportement.
Vient ensuite la phase de désespoir : le sujet addict se sent totalement impuissant face à son comportement.
Ne parvenant pas à établir une relation saine et gratifiante avec un ou une partenaire, ces accros, sexuellement dépendants, se promettent de cesser leur conduite compulsive mais deviennent de plus en plus impuissants face au pouvoir de l'addiction, dirigeant peu à peu leur vie dans le seul but de la satisfaire.
(read less)Vous vous sentez impuissant face à cette pulsion ? Le groupe Nymphomane anonyme vous soutiens !
La nymphomanie au XIXème siècle était une maladie mortelle ! Le terme nymphomane aujourd'hui est surtout utilisé comme insulte envers des femmes multipliant les rencontres occasionnelles. Le point sur cette notion aux racines plus morales que médicales.
On se souvient de "My secret life" publié à la fin du XIXème siècle, par un "anonyme anglais" qui racontait dans le menu détail ses coïts avec des... (read more) - Privacy Type:
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