Basic Info
- Name:
- CONTINENTAL CLAIROIX EN LUTTE ! N° 1
- Category:
- Common Interest - Beliefs & Causes
- Description:
- NON A LA FERMETURE DE CONTINENTAL CLAIROIX !
devient CONTINENTAL CLAIROIX EN LUTTE !
Nous devons TOUS nous MOBILISER de façon exemplaire, ce qui se passe pour les salariés de CONTINENTAL CLAIROIX mérite notre plus grand soutien,
soyons SOLIDAIRES !
Ne laissons pas les choses se faire si facilement, cette fermeture nous touche tous, directement ou indirectement, c'est un drame social INADMISSIBLE ne restons pas spectateur d'une telle décision.
Une entreprise qui fait des bénéfices ne... (read more) - Privacy Type:
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- L’indien Continental
Il a fallu céder. Les terres iroquoises d’abord. «Aucune terre ne sera retirée aux Indiens sans leur consentement.» Sauf à déclarer une guerre évidemment, prérogative du Congrès. Ordonnance Nord-Ouest, votée en 1787. Les promesses de Continental : le passage aux 40 heures pour maintenir l’entreprise. C’était le deal en 2007. Contrat de dupes.
On envahit les terres à notre disposition, et on met chacun devant le fait accompli. On ferme l’usine, et on utilise la bonne vieille méthode du fait accompli.
Autrefois, autour du feu, comme aujourd’hui autour du brasier où flambent les palettes, d’interminables palabres. Croire au sauvetage du site c’est croire encore, deux siècles plus tard, aux promesses de George Washington.
Il semble loin le temps où ce Canadien français et son épouse indienne accueillait le Capitaine Lewis, sur leurs terres, partageaient viande, couvert et chaleur, l’un profitant de la médiation des autres pour remonter le Missouri. Le premier hivernage de 1804. Remonter par voie fluviale jusqu’au Pacifique.
Des nuits entières passées chez les ouvriers, à Clairoix. Le comptoir des Conti : du pneumatique. Le caoutchouc a remplacé les peaux et les bijoux.
«Les Indiens n’entendent rien à notre civilisation ! Ils n’en voient pas les bienfaits, les avancées incroyables pour tout le continent. Ils n’empêcheront pas notre irrésistible marche vers les terres de l’Ouest !»
«Les ouvriers, qui ont pris ce nom ridicule de Conti, sont des sauvages qu’il faudra punir s’il y a débordement, ils ne voient pas que l’usine n’est pas rentable, qu’il faudra la délocaliser. Nous irons à l’Est, pas le choix.»
En 1776, à la déclaration de l’Indépendance, les Indiens s’étaient rangés dans le camp du moins pire : l’Anglais. Avaient-ils le choix ? Une promesse de protection initiale non tenue. Avant 1800, les Delawares allaient céder, et bientôt les Shawnees, poussés hors du territoire tribal. Parmi les territoires qui ne cédèrent pas tout de suite, les Osages. Les Conti ressemblent en cela aux Osages qu’ils résistent. Désabusés, se sentant trahis, ils s’arc-boutent . Mais comment le territoire Osage, vaste comme un empire en fut réduit à de simples bandes de terre en quelques années ?
Comment en est-on arrivé là ?
Déroutés à l’image de leurs ancêtres, que l’on dérouta, pressa, annihila. Avec une petite dose d’humiliation. Déboutés. Des salariés de l’usine de Clairoix ont saccagé, mardi, la sous-préfecture de Compiègne après une décision la justice qui les a déboutés de leur demande de suspension du plan de fermeture du site.
Expéditions punitives. Parfois lorsque les Indiens se jetaient sur une ferme d’hommes blancs, la pillaient et la brûlaient, en réponse, la milice (et parfois l’armée fédérale elle-même) se chargeait de riposter. On châtie l’Indien qui n’a rien compris. «Ces violences ne sont pas acceptables !» a tonné l’homme blanc Fillon. «Il doit y avoir des suites données aux destructions !». C’est ça, Homme-aux-Sourcils-Broussailleux, change de conversation !
Le 23 avril 2009, les Conti prirent le cheval de fer. Pour aller dire leur colère et leur dégoût aux actionnaires. Au premier sens du terme, les Indiens, eux, tentèrent de capturer la loco au lasso. Il faut dire que le train n’allait guère vite en ces temps-là, quand on y croyait encore.
Drôle de tribu, les Conti. Sur la paille, y laissant leurs dernières plumes...
Source : Pffff le blog Christophe Saconnet
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