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- Avec Jean-Luc Romero contre les interdictions de circuler des séropositifs
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- Common Interest - Beliefs & Causes
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- Aujourd'hui, la moitié des pays de l'ONU interdisent leur territoire aux personnes séropositives. Parmi ces pays, il y avait notamment les Etats-Unis qui étaient totalement interdits aux séropos... Même pour des vacances ! Depuis le 30 juillet 2008, ce pays a retriouvé la raison!
Jean-Luc Romero, à la tête d'ELCS, a lancé en 2006 une grande campagne pour mobiliser contre cette discrimination.
Last year, in a letter addressed to George W. Bush, president of the United States, Jean-Luc Romero,... (read more) - Privacy Type:
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- Paris, France
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- En novembre 2007, le fonds mondial contre le sida a organisé son CA en Chine, pays interdisant son territoire aux personnes séropositives !
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Lettre à Bertrand Delanoë [9 novembre 2007]
Monsieur le maire
Permettez-moi de vous féliciter très chaleureusement pour votre élection en tant que président de Cités et gouvernements locaux unis (CGLU), la plus importante organisation faisant entendre la voix des élus locaux au niveau international. Je suis persuadé que vous saurez conduire cette organisation de manière très efficace face à de multiples défis notamment l’accès des collectivités locales aux financements internationaux.
En tant que nouveau président de cette organisation, je souhaiterais vous saisir d’un dossier qui, je le sais, retient toute votre attention : les restrictions à la liberté de circulation des personnes séropositives dans le monde.
Permettez-moi de rappeler que près de la moitié des pays membres de l’ONU imposent des restrictions totalement intolérables aux personnes touchées par le VIH/sida quant à leur liberté d’entrée ou d’installation sur le territoire national. 13 pays, dont les Etats-Unis, interdisent même aux séropositifs de poser le pied sur leur territoire.
Ces restrictions à la liberté de circulation sont intolérables et ne peuvent se fonder sur aucune justification qu’elles soient économiques ou liées à la protection de la santé publique ; l’ONUSIDA le clame depuis de nombreuses années. De plus, sous prétexte de lutter contre le sida, ces mesures ont un effet pervers évident : elles ne peuvent que renforcer l’impression que le sida reste une maladie honteuse qui ne doit pas être dite ; et on ne le sait que trop bien, quand une maladie est cachée, les comportements à risques se multiplient. Doit-on rappeler que le sida est une maladie transmissible et non contagieuse ? Doit-on rappeler que le séropositif n’est ni un criminel ni une menace à l’ordre public ?
Il me semblerait donc particulièrement fort que le CGLU puisse prendre position sur cette question de la libre circulation des personnes séropositives dans le monde et condamne clairement les mesures restreignant l’entrée et le séjour des personnes touchées par le VIH/sida.
Je me tiens à votre entière disposition pour évoquer avec vous ce dossier.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le maire, l’expression de mon amical souvenir.
Jean-Luc ROMERO
Conseiller régional d'Ile-de-France
Vice-Président du CRIPS Ile-de-France
Membre du Conseil National du Sida
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Press release of 2007-11-12
Jean-Luc Romero, president of ELCS
172 people not allowed to enter Libya
International community indignant
33 million people will never be able to enter Libya
International community couldn’ t care less.
On Sunday November 11th, 172 passengers were not allowed to disembark from the plane in Libya under the pretext that they did not possess an Arab translation of their passport. The whole world is rightly indignant.
But who cares about the fact that 33 million people will never enter that country? Nobody apparently.
Nearly half of the member states of UNO apply discriminatory measures towards the freedom of circulation of HIV positive people, especially if they want to stay longer than 3months.
This situation is absolutely intolerable and it is condemned regularly by UNAIDS which finds it as inefficient economically as for the protection of public health.
The only logical and humane reactions are anger and indignation. However the international community seems to be far away from this fight against prejudice and for the dignity of HIV positive people. An example ? Although it seemed clear that international meetings about AIDS could only take place in countries that did not apply these discriminatory measures, the board of directors of the World Foundation of fight against AIDS is meeting today and tomorrow in China, a country which has announced a toughening of its legislation, which is already extremely discriminating against the entrance of HIV infected people.
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Communiqué de presse du 12 novembre 2007
de Jean-Luc Romero, président d'ELCS
172 personnes interdites d’entrée en Libye :
la communauté internationale s’en émeut …
33 millions de personnes ne pourront jamais y entrer :
la communauté internationale s’en fout !
Dimanche 11 novembre, 172 passagers se sont vu interdire de débarquer de l'avion en Libye, au motif qu'ils n'étaient pas munis d'une traduction arabe de leur passeport. Tout le monde s’en émeut à juste titre …
Mais qui se soucie du fait que 33 millions de personnes ne pourront jamais entrer dans ce pays ? Manifestement personne !
En effet, la Libye fait partie des 13 pays dans le monde, au même titre que les Etats-Unis ou la Russie, à interdire formellement toute entrée d’une personne séropositive sur son territoire national !
Plus largement, ce sont près de la moitié des états membres de l’ONU qui appliquent des mesures discriminatoires à l’encontre de la liberté de circulation des personnes touchées par le VIH/sida, notamment pour des séjours de plus de trois mois.
Cette situation est totalement intolérable et ce type de législations est régulièrement condamné par l’ONUSIDA qui les juge totalement inefficaces, aussi bien sur le plan économique qu’au niveau de la protection de la santé publique.
L’indignation et la colère semblent les seules réactions logiques et humaines. Pourtant, la communauté internationale semble assez éloignée de ce combat contre les préjugés et pour la dignité des personnes séropositives. Un exemple ? Alors qu’il semblait acquis que les grandes réunions internationales sur la lutte contre le sida devaient se tenir dans des pays n’ayant pas de telles législations discriminatoires, le conseil d’administration du Fonds mondial de lutte contre le sida se réunit aujourd’hui et demain en Chine, pays qui a annoncé un durcissement de sa législation, déjà très discriminante, sur l’entrée des personnes touchées par le VIH/sida …
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Quand la Chine s’éveillera ? (14 novembre 2007]
En septembre dernier, la Chine avait réintroduit un document exigeant de connaître le statut sérologique des personnes entrant dans le pays. Alors que devait se dérouler le conseil d’administration du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, j’étais intervenu pour protester contre la tenue de cette réunion dans un pays interdisant son territoire aux étrangers vivant avec le VIH. Cette réunion s’est quand même tenue en Chine.
Bernard Kouchner, ministre des affaires étrangères, et Michel Kazatchkine, directeur du fonds mondial, viennent de me répondre et de m’indiquer que suite à leurs protestations, les autorités chinoises ont annoncé qu’elles souhaitaient revenir sur l'interdiction d'entrée des malades du sida. « Conformément à l'évaluation actuelle des moyens par lesquels le virus du sida se propage et les vrais dangers que posent les personnes atteintes, nous modifierons les restrictions sur leur entrée dans le pays », a même déclaré à la presse Mao Qun'an, porte-parole du ministère. Ce dernier n'a pas précisé quand les nouvelles règles entreraient en vigueur, ni si elles signifiaient une levée totale de l'interdiction. Si cette annonce est positive, elle n’est à ce jour pas suivi d’effets et pourrait n’être liée qu’au fait que le fonds mondial se réunissait en Chine et que les fonds qu’il attribue sont parfois les seules sources de financements dont bénéficient malades et associations en Chine. Par ailleurs, l’année dernière, j’avais envoyé une lettre ouverte au président américain pour lui demander de lever ces interdictions. Le 1er décembre, dans un message publié sur le site de la Maison Blanche, George Bush annonçait qu’il proposerait au congrès de lever cette interdiction. Un an plus tard, cette promesse n’est toujours pas réalisée. Espérons que le gouvernement chinois n’a pas la promesse aussi facile que le président américain.
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When will China wake up ? [November 14th 2007]
Last September, China reintroduced a document requiring the serological status of people who enter the country. While the board meeting of the World Fund against Aids, tuberculosis and malaria was taking place, I intervened to protest against that meeting taking place in a country which closes its borders to foreigners who are Hiv infected. Nevertheless the meeting was held in China.
Bernard Kouchner, foreign minister and Michel Kazatchkine, director of the World Fund just answered to tell me that thanks to their protests, China decided to re- open their borders to Hiv infected people. ”According to the present evaluation of the way the Aids virus is transmitted and the real dangers infected people represent, we will change the restrictions to their entering the country” declared Mao Qun’an, government speaker. He did not specify though when the new rules would be implemented nor whether the ban was to be entirely lifted. Although this announcement is positive, it might only be due to the fact that the World Fund is meeting in China and that it is the only source of income for the Chinese, who are infected and their associations. Moreover I had written an open letter to the President of the United States of America last year, asking him to lift the ban. On December the first, in a message published on the White House website George W.Bush announced that he would ask the Congress to lift the ban. A year later the promise has still not been held.
Let us hope that the Chinese government does not promise as lightly as the president of the United States of America.
Jean-Luc Romero
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Cuando va a despertar la China ?
En septiembre la China volviò a introducir un documento que exigìa conocer el estatuto serològico de las personas entrando al paìs, mientras que iba a tener lugar el consejo de administraciòn del Fondo Mundial de lucha contra el Sida, la tuberculosis y el paludismo ,intervenì para protestar contra la reuniòn en un paìs que prohibe la entrada a su territorio a extranjeros seropositivos.
A pesar de ello, la reuniòn si tuvo lugar en la China. Bernard Kouchner, Canciller y Michel Kasatchkine, director del Fundo Mundial me acaban de contestar y indican que haciendole caso a sus protestas, las autoridades chinas anunciaron que iban a cambiar sus leyes de entrada al paìs para los seropositivos »conforme a la evaluaciòn actual de los medios por los cuales se transmite el virus y los verdaderos peligros que representa para las personas contaminadas,vamos a modificar las restricciones de su entrada al paìs » declarò Mao Qun’an ,vocero del gobierno a la prensa.Sin embargo no precisò cuando entrarìan las nuevas leyes en vigor, tampoco si iban a significar el fin de la prohibiciòn de entrada al paìs.
Las palabras son positivas, pero no han tenido segumiento hasta ahora y de repente solo estan vinculadas al hecho de que el Fundo Mundial se estaba reuniendo en China y que es la ùnica fuente de ingresos para los enfermos y las asociaciones en la China.
Por otra parte, le mandé hace un ano al presidente George W. Bush una carta abierta para pedirle que levante las restricciones. El primero de diciembre en la pàgina web de la Casa Blanca, el presidente de los Estados Unidos anunciaba que iba a pedirle al Congreso que levante la prohibiciòn de entrada. Un anio màs tarde no se ha cumplido la promesa.
Esperemos que el gobierno de la China no haga promesas tàn facilmente que el presidente de los Estados Unidos.
Jean-Luc Romero
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5700 décès du sida par jour en 2007 [21 novembre 2007]
A quelques jours de la journée mondiale de lutte contre le sida, le 1er décembre, l’ONUSIDA vient de donner les derniers chiffres de la pandémie. Toujours aussi terribles.
Certes, ce rapport évoque une baisse du nombre de séropositifs de 39,5 millions en 2006 à 33,2 millions dans le monde. Mais ce chiffre, qui apparaît encourageant, cache une explication plus réaliste : l’ONUSIDA a de nouvelles méthodes d’évaluation plus précises.
Car la situation reste grave : 5700 personnes décèdent par jour et en 2007, 2,1 millions de personnes sont mortes du sida, dont 300.000 enfants de moins de 15 ans.
2,5 millions de personnes ont été contaminées en 2007 dont 400.000 enfants.
C’est toujours l’Afrique qui paye un tribu extrêmement lourd au sida avec 1,6 million de morts cette année. C’est l’Asie du Sud et du Sud-est qui suit avec 270.000 morts. L’Europe déplore 12.000 morts sachant que tous les patients nécessitant un traitement en bénéficient.
Pour mémoire, en France 100.000 à 150.000 personnes vivent avec le sida et près de 40.000 à … Paris, capitale la plus touchée par le VIH en Europe.
A la vue de ces nouveaux chiffres, j’espère – encore… – que les politiques vont faire du sida la priorité de santé publique qu’elle doit être tant au niveau national qu’international !
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5700 deaths a day in 2007 because of AIDS [November 21th 2007]
Just a few days before the World AIDS day on December the first, UNAIDS just gave us the last figures of the pandemia. As bad as ever.
The survey mentions that the number of HIV infected went down from 39,5 million to 33,2 million worldwide. This is true but although this sounds encouraging, there is a more realistic explanation : UNAIDS has new and more precise evaluation methods.
The situation is still very serious : 5700 people die every day and in 2007 ,2,1 million people died of AIDS, among them 300.000 children younger than 15.
2,5 million people have been infected in 2007,among them 400.000 children.
It is still Africa that pays the heaviest tribute to AIDS with 1,6 million deaths this year, followed by South and South East Asia with 270.000 deaths. 12.OOO deaths in Europe, knowing that whoever needs medication gets it there for free.
Let us not forget that 100.000 to 150.000 people live with AIDS in France and…. nearly 40.000 in Paris, which has the highest ranking among Europe’s capitals.
When they discover these new figures, I am- still- hoping that politicians will make AIDS the health priority it deserves to be at a national and an international level.
Jean-Luc Romero
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5700 muertos diarios en el mundo a causa del sida en 2007 [21 noviembre 2007]
Unos dias antes del Primero de Diciembre, UNAIDS ha mandado una relacion interesante:
Ya no son 40.000.000 los portadores del virus VIH en el mundo, sino 33.2 millones.
Ciertamente esto no se debe a una disminucion de los casos, sino a un nuevo metodo de evaluacion mas preciso de UNAIDS. La situacion sigue siendo muy preocupante.
Cada dia 5700 personas mueren y, durante el ano 2007, 2.1 millones murieron a causa del SIDA. Los ninos menores de 15 anos fueron 300.000!
2.500.000 personas se han infectado en el 2007. Entre ellas, 400.000 ninos! O sea 6.800 por dia!
La cantidad de personas viviendo con el virus sigue aumentando ya que mas y mas reciben los farmacos antirretrovirales que les permiten sobrevivir.
Tomando en cuenta el aumento de poblacion en el mundo, se puede afirmar que el porcentaje de adultos infectados se mantiene constante en un 0.8%.
Africa sigue siendo el Continente que mas sufre de la epidemia con 1.600.000 muertos durante este ano, seguido por Asia del Sur y Sureste: 270.000 muertos.
En Europa, 12.000 muertos y eso a pesar de los tratamientos completamente gratis. No olvidemos que en Francia, por ejemplo, entre 100.000 y 150.000 personas son portadoras del virus VIH y que practicamente 40.000 residen en Paris, colocando a Paris como capital del SIDA en Europa !
Los que nos preocupamos por el tema, debemos destacar que, por desgracia, estas cifras no significan que haya bajado en intensidad esta terrible epidemia. No es el momento de bajar la guardia!
Cuando los politicos del mundo tengan conocimiento de estas cifras, ojala conviertan la lucha contra el sida en la verdadera prioridad de sus politicas de salud publica.
Jean-Luc Romero
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Lettre à Nicolas Sarkozy, Président de tous les Français… séropositifs compris [1er décembre 2007]
Monsieur le Président de la République,
Je crois savoir que le style épistolaire vous plaît. Permettez-moi donc de vous adresser cette lettre, monsieur le Président, président de tous les Français, séropositifs compris. Aujourd’hui, j’ai l’impression que l’on nous oublie un peu. Pourtant, c’est la Journée mondiale de lutte contre le sida. Journée de mobilisation et de revendications. Journée de combat. Journée de colère. Mais aussi Journée de tristesse. Quel autre sentiment éprouver quand on pense aux 5.700 vies que le sida emportera aujourd’hui ?
Je ne voudrais pas passer pour un râleur un peu effronté - c’est la saison des contestations -
mais, moi aussi, j’ai des revendications. Pour me faire entendre, je ne peux pas faire grève : grève des traitements ? Cela serait courir au suicide, moi qui suis séropositif depuis plus de 20 ans et alors que, je ne cesse de le rappeler, le sida reste une maladie obstinément mortelle.
Alors je vous écris. Je vous écris pour vous dire que ma vie n’est pas bien rose, que la vie d’un séropositif ressemble plus à de la survie. J’entends dire que le sida serait devenu une simple maladie chronique, qu’on pourrait même en guérir ! Mensonges. Mensonges meurtriers. Bien trop de mes amis sont partis pour que je puisse supporter de telles allégations, pour que je puisse entendre ces inepties. Alors oui, je vais, trait d’humeur assez français, râler.
Vous avez fait vôtre ce slogan : « Travailler plus pour gagner plus ». Quel que soit le positionnement politique de chacun, le pouvoir d’achat étant une priorité, cela peut être une solution tout à fait valable. Mais, pour une personne touchée par le VIH/sida, le maintien dans l’emploi est un vrai problème : comment gérer la fatigabilité, les effets secondaires des traitements, effets très lourds ? Les aménagements nécessaires sont clairement insuffisamment mis en œuvre. Parallèlement, 43% des personnes séropositives en âge de travailler n’ont pas d’activité professionnelle. Non pas qu’elles ne le veulent pas, bien sûr, mais elles ne le peuvent pas. En effet, si la personne ne supporte pas la charge de travail imposée à cause des effets secondaires des traitements, elle peut perdre l’allocation adulte handicapées (AAH) et donc se retrouver au RMI ce qui aurait évidemment des conséquences dramatiques sur la continuation des soins. Rappelons que 25% des séropositifs sont bénéficiaires de l’AAH. Le montant de cette aide, qui ne peut se cumuler avec un emploi : 621 euros. Moins que le seuil de pauvreté… Ne pourrait-on pas envisager une hausse de l’AAH à hauteur du SMIC pour garantir un minimum à des personnes qui, vous le savez, n’ont pas choisi d’être malades ? Ou ne faudrait-il pas garantir la réversibilité de l‘AAH ? Aujourd’hui, je sais que vous serez d’accord avec moi, monsieur le Président, pour dire qu’il faut sortir de la logique selon laquelle reprendre un travail serait un risque et pas une chance pour une personne séropositive.
Par ailleurs, vous avez déclaré que vous souhaitiez une France de propriétaires. C’est un rêve réalisable pour les séronégatifs, un rêve toujours inaccessible pour les séropositifs. En effet, l’accès à l’assurance et donc aux prêts pour les personnes touchées dépend d’un régime conventionnel. Il a été considérablement amélioré via la signature de la convention AREAS. Mais, comme en convenait récemment votre ministre de la santé, il reste beaucoup à faire pour assouplir les conditions d’octroi d’un prêt, vraiment beaucoup… Permettez-moi également cette remarque : 12% des personnes séropositives n’ont pas de logement personnel…
Dernière petite râlerie, si vous me le permettez, monsieur le Président. Dernièrement, je voulais me rendre aux Etats-Unis parce que, tout comme vous, j’aime sincèrement ce pays. Mais malheureusement, je n’en ai pas le droit, j’en suis banni à vie. N’allez pas croire que j’ai pu commettre quelques crimes ou délits qui me vaudraient cette peine à perpétuité. Non ! En fait, cette peine est complètement injuste : je suis séropositif et parce que je suis malade, je n’ai pas le droit de mettre un pied sur le territoire des Etats-Unis, tout comme 33 millions de personnes dans le monde. J’en viendrai presque, sans faire de l’anti-américanisme primaire, à regretter que nos ancêtres aient pu donner la Statue de la Liberté aux Etats-Unis ! C’est vrai, je pourrais choisir une autre destination mais, dans 12 autres pays dans le monde, je suis également interdit de déplacement pour cause de séropositivité. Globalement, dans la moitié des pays membres de l’ONU, je n’ai pas le droit de m’installer ou de séjourner plus de 3 mois. Monsieur le Président, même si la France n’est pas, et c’est tout à son honneur, concernée par cette scandaleuse restriction, je sais que votre sens de la justice ne peut qu’être heurté par une mesure totalement intolérable et que vous aurez à cœur d’intervenir au niveau international pour la dénoncer.
Voilà, monsieur le Président. Etre séropositif, c’est dur et j’ai la forte impression que, quelques fois, on l’oublie. Etre séropositif, c’est être atteint d’une maladie dont on va mourir, c’est avoir un virus qui discrimine et précarise. C’est être plus coupable que malade. C’est pour cela que je fais appel à vous, monsieur le Président. Parce que je connais votre volonté de faire bouger les choses.
Ah oui ! Dernière chose : si vous avez lu avec attention cette lettre, ce que j’espère vivement, vous avez pris 5 minutes de votre temps. Pendant votre lecture, 20 personnes sont mortes du sida dans le monde…
Je vous prie de croire, monsieur le Président de la République, à l’expression de ma respectueuse considération.
Jean-Luc Romero
Président d’Elus Locaux Contre le Sida
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Letter to Nicolas Sarkozy, President of all the French. Including the HIV Infected.[December 1st 2007]
Mr President,
I believe you like the epistolary style. Please allow me to send you this letter, Mr President, President of all the French, including the HIV infected. Today I feel a little left out. And yet it is the World Aids Prevention Day. A day of mobilization and of action. A day of fighting. A day of anger. But also a day of sadness. What else can one feel when one thinks of the 5700 lives Aids will be claiming today?
I would not like you to think that I am a somewhat insolent moaner- it is the season of confrontations-but I also have some demands. To be heard I cannot go on strike- stop treatment? That would be suicidal and I who have been HIV positive for the past 20 years keep repeating that Aids is an obstinately lethal disease.
So I am writing to you. I am writing to say that my life is not very bright, that the life of an HIV infected person is more like survival .I hear around me that Aids has become a simple chronic disease, that one can even get cured! Lies. Killer lies. Too many of my friends have gone, for me to bear such allegations, for me to hear such nonsense. So yes, I am going to moan, since it is a typically French attitude.
You have created a slogan ”Work more to earn more” Whatever our political stand might be,since the purchasing power is a priority for most, this could be a good solution.
However for an HIV infected person, keeping a job is a real problem: how to manage the weariness, the secondary effects of treatment which are very hard to bear ? The necessary adjustments have not been put into place. Simultaneously 43% of HIV infected people who have the age to work have no professional activity. Not because they do not want to work but because they can’t. Indeed ,if the person cannot bear the work load due to secondary effects of treatment, he (she) might lose the handicapped adult allowance(AAH) and find himself (herself) unemployed and earning the minimum wage, which would have dramatic consequences on the follow-up of treatment. Let me remind you that 25% of HIV infected people benefit from AAH. This help, which cannot be added to a salary, amounts to 621 Euros. Less than the minimum wage…..Could one not imagine a AAH which would be as much as the minimum wage to guarantee a minimum to those who, as you know, have not chosen to be infected? Today I know that you would agree with me, Mr President, that we have to stop reasoning as if it is more of a risk than a chance for a HIV infected person to resume work.
On the other hand you declared that you wanted a France of owners. This is a dream that can be fulfilled by those who are not HIV infected. It remains unattainable for those who are infected. Indeed the access to insurance and therefore to loans for those who are infected depends on a conventional system. It has been considerably improved by the signing of the AREAS convention. But as your health minister recently said, there is a long way to go before the conditions for the granting of a loan are made more flexible, a really long way.. Please allow me to make this observation:12 % of HIV infected people have no place of their own to live in.
Last little complaint, if I may, Mr President. Not long ago I wanted to go to the United States because just like you, I love that country sincerely. But unfortunately I am not allowed to enter, I have been banished for life. Please do not think that I committed any crime or offence that would justify this lifelong sentence. NO! In actual fact, this sentence is totally unfair : I am Hiv infected and because of that, I am not allowed to set my foot on the US territory, just like 33 million people in this world. Without wanting to dwell on primary anti-americanism, I am nearly sorry that our ancestors have given the Statue of Liberty to the United States ! Of course I could choose some other destination but in 12 other countries in this world, I am not allowed to set my foot either because of my being HIV positive. Globally, in half of the UNO member states,I am not allowed to live or to reside for more than 3 months. Mr President, even if France –and this is something to be proud of- is not concerned by this scandalous restriction, I know that your sense of justice can only be upset by a totally intolerable measure and that you will feel compelled to denounce it internationally.
So, that’s it, Mr President. To be HIV infected is tough and I feel that one forgets it sometimes. To be HIV positive is to suffer from a disease from which one will die, it is to be bearer of a virus which discriminates and makes your life precarious. It is more like being guilty than like being ill. That is why I appeal to you, Mr President. Because I know you want to make things move.
Oh and yes, before I forget : if you have taken the time to read this letter, which I very much hope, you have taken five minutes of your time. While you were reading, 20 people died of Aids in the world…
Yours most sincerely
Jean-Luc ROMERO
President of “Elus locaux contre le Sida”
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Carta al Presidente de la República de Francia
Sr. Nicolas Sarkozy [1 Diciembre 2007]
Señor Presidente,
Pienso que a usted le gusta el estilo epistolar.
Permítame mandarle esta carta, señor Presidente, presidente de todos los franceses, seropositivos incluidos. Le diré que hoy siento que a los seropositivos se les olvida un poco. Y esto, cuando estamos por conmemorar el día Internacional de la lucha contra el sida.
Un día de movilización y de acción. Un día de lucha. Un día de ira. Pero también un día de gran tristeza. ¿Qué más puede sentir uno cuando piensa en los 5700 seres humanos que el SIDA se llevará durante el día de hoy?
De ninguna manera yo quisiera que Ud. pensara que yo soy un ser quejumbroso en estos momentos de confrontaciones. Para que me hagan caso, no tengo la intención de ponerme en huelga, de no seguir tomando mis tratamientos. Eso sería suicida, para mi que soy seropositivo desde hace más de 20 años y cuando no dejo un solo momento de recordar que el SIDA sigue siendo una enfermedad definitivamente mortal.
Entonces, decidí escribirle. Le escribo para dejarle saber que mi vida no es un paseo, que la vida de un seropositivo, finalmente, se limita a tratar de sobrevivir.
Oigo decir por allí que el SIDA se ha vuelto una simple enfermedad crónica, de la cual uno hasta se podría curar. Mentiras asesinas. Demasiados amigos míos se fueron para que yo soporte tales alegatos, para que yo pueda aguantar esas inepcias. Entonces sí, es cierto, a la manera muy francesa, voy a quejarme.
Ud. se ha apoderado del slogan: "trabajar más para ganar más". Sea cual sea la posición política de cada uno, el poder adquisitivo siendo una prioridad, esto podría ser una solución muy valedera. Pero, para una persona llevando el virus del SIDA, la continuidad en el empleo se vuelve un verdadero problema: como gerenciar la debilidad. Los efectos secundarios de los tratamientos, efectos por cierto muy pesados. Los arreglos necesarios han sido claramente olvidados. Paralelamente, 43% de los seropositivos en la edad laboral, no tienen ninguna actividad profesional. No porque no lo quieren, por cierto, sino porque, simplemente no lo soportan.
Efectivamente, si la persona no soporta la carga del trabajos por causa de los efectos secundarios de los tratamientos, puede perder su subsidio de persona adulta impedida (AAH*) y por lo tanto estar relegada al RMI *, lo que significaría consecuencias dramáticas para la buena continuidad de sus tratamientos.
Recordemos que 25% de los seropositivos se benefician del AAH. El monto de una ayuda que no puede acumular con un empleo: 621 euros mensuales.
Menos que el límite de pobreza…
Acaso no se podría pensar en un aumento del AAH y colocarlo a la paridad del SMIC** para garantizar un mínimo a personas que no han deseado estar enfermas, ¿cómo usted bien lo sabe?
O, más bien tratar de garantizar la reversibilidad del AAH. Hoy en día, Sr. Presidente, sé que usted estará de acuerdo conmigo para decir que tenemos que olvidar esta lógica según la cual un trabajo, para un seropositivo no sería una suerte, sino un riesgo.
Por otro lado, usted ha declarado que deseaba una Francia de propietarios. Este es un sueño alcanzable para los seronegativos, un sueño siempre inasequible para los seropositivos.
Efectivamente, el acceso a un seguro y por lo tanto a algunos préstamos para personas alcanzadas por el virus depende de un sistema convencional. Es cierto que fue considerablemente mejorado luego de la firma de la convención AREAS. No obstante, y como lo admitió recientemente su ministro de salud, mucho queda por definir para facilitar las condiciones que permitan conseguir un préstamo. ¡Muchísimo!
Permítame también esta observación: 12% de las personas seropositivas no tienen vivienda personal.
Esta ultima "llorantina", si Ud me lo permite, Sr. Presidente:
Recientemente, yo deseaba viajar a los Estados Unidos ya que, igual que Ud, quiero mucho a este país. Desgraciadamente me lo prohibieron. Ya estoy impedido de por vida. No vaya a creer que yo haya cometido algún crimen o algún fraude por los cuales esta pena a perpetuidad me serí infligida. ¡No! Verdaderamente esta pena es totalmente injusta: soy seropositivo y porque estoy enfermo, no tengo el derecho de colocar un píe en el territorio de los Estados-Unidos!!! Y eso vale para 33.000.000 de seres humanos. ¡Hasta podría llegar a lamentar que nuestros antepasados hayan decidido obsequiar la Estatua de la Libertad a los Estados-Unidos! Es cierto, yo podría escoger otro destino pero, para 12 países más en el mundo, me es igualmente prohibida toda estadía a causa de mi seropositividad.
Globalmente dentro de la mitad de los países miembros de la ONU, no tengo derecho de instalarme o de quedarme más de tres meses. Señor Presidente, hasta si Francia no está involucrada en esta escandalosa restricción, yo sé que su sentido de la justicia tiene que rebelarse por una medida totalmente intolerable y que Ud. tendrá a bien intervenir al más alto nivel internacional para denunciarla.
Así es, Sr. Presidente. Ser seropositivo es duro y no me puedo impedir pensar que demasiado a menudo eso se olvida. Ser seropositivo, es llevar una enfermedad de la que uno sabe que se va a morir, es llevar un virus que discrimina y precariza. Es sentirse más culpable que enfermo. Es por esto que me permito dirigirme a Ud, señor Presidente, porque conozco su voluntad de hacer mover las cosas.
Permítame una última observación: Si usted ha leído esta carta con atención como lo deseo, eso le ha tomado 5 minutos de su tiempo. Durante este tiempo, 20 personas murieron a causa del SIDA en el mundo…
Permítame, señor Presidente de la República, reiterarle mi más respetuosa consideración.
Jean-Luc Romero
Presidente "Elegidos Locales Contra el SIDA".
Francia
*Regimenes especiales que otorga la Seguridad Social francesa.
**Remuneración mínima que otorga la Seguridad Social francesa al que no posee empleo
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Brief an Nicolas Sarkozy, Präsident von allen Franzosen
( Hiv Positiven eingeschlossen)
Herr Präsident der Republik,
Ich glaube zu wissen, dass Ihnen der briefliche Stil gefällt. Erlauben Sie mir also, diesen Brief an Sie zu richten, Herr Präsident, Präsident aller Franzosen, Hiv Positiven eingeschlossen. Heute habe ich das Gefühl, dass wir in Vergessenheit geraten. Dennoch ist es der Welttag für den Kampf gegen Aids. Tag der Mobilisierung, Tag der Forderungen. Tag des Kampfes. Tag des Zornes .Aber auch Tag der Traurigkeit. Was kann man sonst für ein Gefühl haben, wenn man an die 5700 Leben denkt, die heute von Aids weggerissen werden?
Ich möchte nicht, dass Sie mich für jemanden halten, der frech herummekkert. Es ist die Saison der Anfechtungen-aber ich habe auch Forderungen, die ich machen möchte. Ich kann nicht streiken, um gehört zu werden. Womit sollte ich denn streiken? Mit der Behandlung?
Das wäre Selbstmord. Ich, der ich seit 20 Jahren hiv positiv bin, erinnere immer wieder daran, dass Aids eine beharrlich tödliche Krankheit ist.
Also schreibe ich Ihnen. Ich schreibe Ihnen, um Ihnen zu sagen, dass mein Leben nicht rosig ist, dass das Leben eines hiv Kranken mehr einem Überleben gleicht. Ich höre um mich herum, dass Aids inzwischen eine chronische Krankheit geworden ist, dass man sogar wieder genesen kann ! Lügen.Tödliche Lügen.Zu viele meiner Freunde sind gegangen, als dass ich solche Behauptungen ertragen kann, solchen Unsinn hören muss. Also werde ich doch meckern, was eine typisch französische Eigenschaft ist.
Sie haben sich diesen Spruch zu eigen gemacht : “Mehr arbeiten, um mehr zu verdienen “Welche auch die politische Einstellung sein mag, die man vertritt, ist diese Lösung die richtige, da die Kaufkraft eine Priorität ist. Dennoch, für einen Menschen, der vom hiv Virus betroffen ist, ist es ein Problem, die Stelle zu behalten : Wie soll man mit der Müdigkeit umgehen, mit den Nachwirkungen einer Behandlung, die schwer zu ertragen sind ? Die dazu notwendigen Einrichtungen sind eben ungenügend .Darüber hinaus haben 43 % der arbeitsfähigen Bevölkerung keine berufliche Betätigung. Nicht das sie nicht gerne eine hätten, natürlich, aber sie können keine haben. In der Tat, wenn der Mensch die ihm auferlegte berufliche Last durch die Nachwirkungen der Behandlung nicht verträgt, kann er den ihm zugewiesenen „schwerbeschädigten Erwachsenen Ausgleich“ (AAH) verlieren und arbeitslos werden, was eine dramatische Konsequenz auf die Weiterbehandlung hätte. Ich möchte darauf hiweisen, dass 25 % der Hiv Positiven diese Hilfe bekommen, deren Höhe 621 Euros nicht überschreitet und einem Gehalt nicht hinzugefügt werden darf. Weniger als die Armutschwelle… Könnte man sich eine Erhöhung der AAH bis zum Mindestlohn nicht vorstellen? Um jenen Menschen, die ihre Krankheit nicht ausgesucht haben ein Minimum zu gewährleisten? Oder sollte man die Überweisung der AAH nicht sichern? Heute weiss ich, dass Sie mit mir einverstanden werden, Herr Präsident, um zu sagen, dass man aus der Logik herauskommen muss, die behauptet, es sei mehr Risiko als Glück für einen HIV positiven Menschen mit der Arbeit wieder anzufangen.
Im Übrigen haben Sie erklärt, dass Sie ein Frankreich mit lauter Wohnungseigentümern haben wollten. Das ist ein Traum, der von hiv negativen Menschen zu verwirklichen ist aber, immernoch für hiv positive unerreichbar ist. In der Tat hängt der Zugang zur Versicherung und dann zu Bankkrediten für hiv positive von einem konventionnellen System ab. Es ist durch die Unterschrift der AREAS Abkommen erheblich besser geworden. Dennoch wie Ihre Gesundheitsministerin unlängst sagte :der Weg ist noch sehr weit, um die Bedingungen leichter für ein Darlehen zu machen, noch sehr, sehr weit.
Erlauben Sie mir auch folgendes zu bemerken:12% der hiv positiven haben keine eigene Bleibe.
Letzte kleine Meckerei, wenn Sie mir gestatten, Herr Präsident. Ich wollte vor kurzem in die Vereinigten Staaten fliegen, denn genauso wie Sie, Herr Präsident, bin ich dort sehr, sehr gern. Aber leider darf ich nicht mehr hin, da bin ich lebenslänglich unerwünscht. Glauben Sie bitte nicht, dass ich irgendwelche Verbrechen oder Untaten begangen habe, die diese lebenslängliche Strafe rechtfertigen würden. Nein! Diese Strafe ist eigentlich völlig ungerecht :ich bin hivpositiv und weil ich krank bin, darf ich keinen Fuss mehr auf das Territorium der Vereinigten Staaten setzen, ebenso wenig wie 33 Millionen andere Menschen in der Welt. Ich würde fast in einen primitiven Antiamerkanismus verfallen und bedauern, dass unsere Vorfahren die Statue der Freiheit den Vereinigten Staaten geschenkt haben! Ja es stimmt schon, ich könnte mir ein anderes Ziel suchen, aber es gibt 12 andere Länder in der Welt,die ich nicht betreten darf, weil ich hiv positiv bin. Insgesamt ist es die Hälfte der Staaten, die bei der UNO Mitglieder sind, die mir nicht erlauben, mich dort niederzulassen oder länger als 3 Monate zu bleiben. Herr Präsident, selbst wenn Frankreich –ganz zu ihrer Ehre- nicht von dieser skandalösen Einschränkungen betroffen ist, weiss ich, dass ihr Sinn für Gerechtigkeit nur von einer solchen unerträglichen Massnahme betroffen wird, und auch dass Sie es zu Herzen nehmen werden auf internationaler Ebene dagegen zu protestieren.
Das wäre es, Herr Präsident. Es ist hart, hivpositiv zu sein und manchmal habe ich das Gefühl, dass niemand mehr daran denkt. Hiv positiv zu sein bedeutet,unter einer tödlichen Krankheit zu leiden. Einen Virus zu haben, der Diskriminierung und Verarmung mit sich bringt. Es bedeutet, sich eher schuldig als krank zu fühlen. Deswegen spreche ich Sie an, Herr Präsident. Weil ich ihren Willen kenne, Dinge in Bewegung zu setzen
Ach ja! Noch etwas! Wenn sie diesen Brief aufmerksam gelesen haben, was ich mir stark wünsche, haben Sie 5 Minuten ihrer Zeit dazu gebraucht. Währenddessen sind 20 Menschen in der Welt an Aids gestorben.
Bitte Glauben Sie, Herr Präsident, an den Ausdruck meiner respektvollen Hochachtung
Jean- Luc Romero
Vorsitzender von „Elus locaux contre le Sida“
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Avec 698 millions d’entrées et de sorties internationales pour la seule année 2000 et 175 millions de personnes qui travaillent en dehors de leur pays, la libre circulation des personnes séropositives est un droit humain essentiel.
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La situation en Europe sur la circulation des personnes séropositives – Europe and people living with Aids
Même au sein de l’Union européenne, des restrictions existent. Il est vrai que ces limitations ne concernent pas les ressortissants de l’Union européenne et que l’octroi des visas court séjour ne souffre d’aucune restriction liée à la séropositivité mais la situation est bien différente pour les séjours de plus de trois mois pour 13 Etats sur 27.
Ainsi, de façon claire, l’Autriche, la Bavière (un Land allemand), Chypre et la Slovénie ont des législations permettant d’interdire l’installation pour un long séjour aux personnes touchées par le VIH/sida. De même, de nombreux témoignages laissent à penser que la Belgique et la Grande-Bretagne appliquent, en pratique, des discriminations quant à l’octroi de titre de séjour concernant les personnes travaillant dans le domaine de la santé et les étudiants. Plus généralement, de nombreux pays de l’Union européenne ont mis en place des législations très ambigües sur le sujet, notamment la Bulgarie, la Grèce, la Hongrie, la Lituanie, la Pologne, la Slovaquie et la Suède.
There are even restrictions within the EU: true enough, they do not concern the European nationals and the delivery of short-term visas is not restricted by the fact of being -positive. However a completely different picture arises for stays exceeding 3 months in 13 of the 27 member nations.
So very clearly, Austria, Bavaria (one of Germany´s "Länder"), Cyprus and Slovenia have legislations prohibiting HIV-infected people to stay for a longer period of time. Many testimonies from Belgium and Great Britain show that there are discriminations for people working in the field of public health ad for students. Generally speaking, many member countries of the EU have extremely ambiguous legislations on the subject, such as for instance Bulgaria, Greece, Hungaria, Lithuania, Poland, Slovakia and Sweden.
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Communiqué de presse du 7 mars 2008
Jean-Luc Romero, président d’ELCS, se félicite que,
après plus de deux ans de lobbying acharné auprès des institutions nationales et internationales, le problème de la libre circulation des séropositifs dans le monde soit enfin pris en compte
comme priorité par l’ONUSIDA
Depuis plus de deux ans, ELCS se mobilise et dénonce sans relâche les discriminations intolérables dont sont victimes les 33 millions de personnes séropositives à travers le monde.
En effet, 13 pays dans le monde, dont les Etats-Unis (pays où siège l’ONU !) et la Chine, interdisent à une personne séropositive de poser le pied sur leur territoire et ce simplement à cause de leur maladie, maladie - faudrait-il le rappeler ? - qui n’est pas contagieuse … Plus largement, ce sont près de la moitié des états membres de l’ONU qui appliquent des mesures discriminatoires à l’encontre de la liberté de circulation des personnes touchées par le VIH/sida, notamment pour des séjours de plus de trois mois.
Refusant cette logique dramatique qui voit dans une personne séropositive une menace à l’ordre public ou pire un criminel, ELCS a interpellé, pendant plus d’un an, les autorités nationales et internationales en multipliant les rendez-vous ministériels et internationaux, en lançant des pétitions, en sensibilisant les médias et en informant la population sur la réalité des législations via la publication d’un guide en français et en anglais (document disponible sur le site www.elcs.fr).
Jean-Luc Romero, président d’ELCS, se félicite que l’ONUSIDA ait décidé d’organiser une réunion internationale sur ce thème, chose que réclamait l’association depuis longtemps, et se réjouit que ce très grave problème soit enfin mis sur le devant de la scène internationale. La décision de l’ONUSIDA constitue un immense espoir pour les 33 millions de personnes qui souffrent de ces discriminations intolérables.
Lors de la XVIIème conférence internationale sur le sida qui doit avoir lieu du 3 au 8 août à Mexico, Jean-Luc Romero compte porter avec force ce combat auprès des décideurs internationaux et prendre des initiatives afin que ces discriminations cessent au plus vite.
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Press release of March 7TH 2008
Jean-Luc Romero, president of ELCS (locally elected against AIDS) is happy to see that after 2 years of dedicated lobbying with international and national institutions, the problem of free circulation of HIV positive people is finally recognized as a top priority by UNAIDS.
Since more than 2 years, ELCS is endlessly bringing forward and denouncing the intolerable discriminations which touch 33 million HiV positive people in the world.
The truth is that 13 countries in the world, among which the United States (which harbours the UN headquarters) and China forbid an HIV positive person to set foot on their territory and only because of their disease, which - must we keep reminding of this fact ?- is not contagious… On a broader scope nearly half of the UNO member countries apply discriminatory measures towards free circulation of people who are infected by the HIV virus, mainly for those who wish to stay for more than 3 months.
ELCS does not agree with this dramatic way of thought, which sees a threat to public order in a HIV positive person or even assimilates him/her to a criminal. Therefore ELCS has been calling out for over a year now to national and international authorities and multiplying visits to local and international ministers, launching petitions ,trying to build awareness in the media and informing the population about the reality of the different legislations by publishing a bilingual guide(French and English) which is available on the site:WWW.elcs.fr
Jean-Luc Romero, president of ELCS, is pleased that UNAIDS decided to organize an international meeting on this subject, something our society has been asking for since a very long time and he is also very happy that this really serious problem should be put forward on the international scene. The decision of UNAIDS gives a lot of hope to the 33 million people who are suffering from these intolerable discriminations.
During the 17th international conference on Aids which is about to take place between the 3rd and the 8th of August in Mexico, Jean-Luc Romero is going to strongly defend this cause in the presence of the international decision-makers and make them take initiatives so that the discriminations stop as soon as possible.
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Communiqué de presse du 1er avril 2008
Une décision attendue depuis plus de 20 ans …
Les Etats-Unis en voie de supprimer l’interdiction d’entrée
sur son territoire pour les séropositifs !
Jean-Luc Romero, président d’Elus Locaux Contre le Sida, se réjouit du processus engagé au Sénat américain visant à supprimer l’interdiction d’entrée sur le sol des Etats-Unis pour les séropositifs, interdiction mise en place en 1987 et jamais abolie !
Jean-Luc Romero rappelle que les Etats-Unis font partie des 13 pays dans le monde, avec la Chine et la Russie, à interdire toute entrée sur son territoire aux personnes touchées par le VIH/sida. Ainsi, une personne séropositive n’a pas le droit de se rendre à l’ONU alors que cette organisation prône le principe de non-discrimination. Un comble pour ce pays dont un des symboles le plus connu est la Statue de la Liberté !
Depuis deux ans, ELCS multiplie les initiatives afin de dénoncer ces scandaleuses restrictions totalement injustifiées et même dangereuses (cf : dossier spécial sur le site www.elcs.fr). Jean-Luc Romero se réjouit donc de cette initiative prise conjointement par un sénateur démocrate - John Kerry - et un sénateur républicain - Gordon Smith -.
Il rappelle toutefois que, dans plus de la moitié des pays membres de l’ONU, des mesures discriminatoires à l’encontre des personnes touches par le VIH/sida sont mises en place pour des séjours de plus de trois mois. La mondialisation n’est pas la même pour tous …
Dans ce combat pour l’égalité et la dignité, ELCS restera toutefois très attentif à la concrétisation de ces initiatives.
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Press Release April 1st 2008
A decision awaited for since 20 years…
The United States are about to abolish the circulation prohibition for HIV infected on their territory.
Jean-Luc Romero, president of ELCS is happy about the process launched by the American Senate which aims at abolishing the enter prohibition on American soil for Hiv infected people, a prohibition which was put in place in 1987 and never abolished since.
Jean- Luc Romero reminds that the United States are one of the 13 countries in the world, with China and Russia, to forbid all HIV positive people to set foot on their territory. Therefore a person who is contaminated by the virus may not go to the UNO, although it is an organization which defends the right of non-discrimination. The height of irony for this country whose best- known symbol is the Statue of Liberty.
For the past two years, ELCS has been multiplying initiatives to denounce these scandalous restrictions which are totally unjustified and even dangerous (see: special file on the website: www elcs.fr. Jean-Luc Romero is therefore glad about this initiative taken by a democrat-John Kerry- and a Republican-Gordon Smith- simultaneously (http/kerry.senate.gov/v3/cfm/record.cfm?id=294728)
He reminds us though that more than half the member states of UNO practise discriminatory measures towards HIV infected people for stays that exceed 3 months.
Globalization does not mean the same for everyone.
In this battle for equality and dignity, ELCS will be very attentive to the implementation of these proposals.
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Communiqué du 4 avril 2008
Aide américaine à la lutte contre le sida : geste humanitaire ou mission d’évangélisation ?
Jean-Luc Romero, président d’Elus Locaux Contre le Sida, se réjouit de la décision prise par la Chambre des Représentants américaine de porter à 50 milliards pour les 5 prochaines années la dotation des Etats-Unis à la lutte contre le sida dans le monde.
Néanmoins, il juge très regrettable que ces fonds n’abondent pas le Fonds mondial, géré par les experts de l’Onusida, et soient en partie mis au service d’une politique que l’on pourrait qualifier d’évangélisation, tant elle met de côté le pragmatisme pour promouvoir des valeurs religieuses.
La communauté internationale doit aider les 33 millions de personnes séropositives à se soigner, doit aider le reste de la population mondiale à se protéger, sans jugements moraux et sans stigmatisation. Toute action au-delà consiste plutôt à remettre sur le droit chemin des brebis égarées.
Jean-Luc Romero rappelle par ailleurs que les Etats-Unis restent encore à ce jour l’un des pays du monde qui interdisent leur territoire aux personnes séropositives et qui considèrent le sida comme une maladie contagieuse, en opposition avec les évidences scientifiques, même si une initiative parlementaire est en cours pour revenir sur une mesure absurde, inutile, stigmatisante et liberticide.
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Communiqué de presse du 7 avril 2008
Alors que la flamme olympique traverse Paris et que le débat est vif et légitime sur le boycott de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques par les politiques, Jean-Luc Romero rappelle que la Chine a déjà décidé le boycott de 33 millions de personnes dans le monde!
Alors que la flamme olympique traverse actuellement Paris, Jean-Luc Romero dénonce la politique des autorités chinoises à l’approche des JO faite de répressions sanglantes et d’emprisonnements de dissidents. II s’associe au mouvement visant à un boycott symbolique de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques par les politiques.
En effet comment rester inactif face à la répression dramatique dont ont été victimes les tibétains ? Comment rester les bras ballants, sans réactions, face à un pays qui emprisonne les journalistes, qui viole au quotidien les principes fondamentaux des droits de l’homme ? Comment ne pas hurler notre colère alors que les dissidents au régime, qui ne réclament que la démocratie, sont jetés en prison ?
Les intérêts économiques ne peuvent en aucun cas justifier le silence de l’Europe. ELCS s’associe donc au mouvement de protestation générale visant à un boycott de la cérémonie d’ouverture des JO.
Jean-Luc Romero dénonce également la politique discriminatoire du gouvernement chinois au regard des personnes séropositives : la Chine fait partie des 13 pays, avec les Etats-Unis et la Russie, à interdire l’entrée sur son territoire aux personnes touchées par le VIH/sida ; ce faisant la Chine considère les 33 millions de personnes séropositives comme des menaces à l’ordre public, pire comme des criminels !
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Communiqué de presse du 23 mai 2008
Jean-Luc Romero, président d’Elus Locaux Contre le Sida, se félicite de la mobilisation des parlementaires européens réclamant la fin de l’interdiction de circulation des séropositifs vers les Etats-Unis et demande au gouvernement
français de porter cette revendication au sommet
Etats-Unis / Union européenne du 12 juin 2008
Jean-Luc Romero, président d’Elus Locaux Contre le Sida, se félicite que, dans le cadre de l'examen d'un texte sur les conditions d’exemption de visas pour les Etats-Unis, les parlementaires européens aient réclamé la suppression de l’interdiction de voyager opposée aux personnes touchées par le VIH/sida.
En effet, depuis 20 ans, les Etats-Unis refusent aux personnes touchées par le VIH/sida d’entrer sur leur territoire. Ces mesures discriminatoires sont totalement inutiles : inacceptables humainement, humiliante pour les malades, elles sont même dangereuses sur le plan de la santé publique et ont été, à de nombreuses reprises, condamnées notamment par l’ONUSIDA.
La demande des parlementaires européens pourra trouver une concrétisation lors du sommet Etats-Unis / Union européenne organisé le 12 juin prochain. Le président d’ELCS appelle le gouvernement français à porter avec force et détermination cette revendication lors de ce sommet.
Le président d’ELCS tient également à rappeler que le cas des Etats-Unis n’est pas isolé. Ainsi, 12 autres pays, dont la Chine, pays organisateur des Jeux Olympiques, interdisent toute entrée sur leur territoire aux personnes touchées par le VIH/sida. Plus largement, ce sont même la moitié des pays membres de l’ONU qui appliquent des mesures discriminatoires aux séjours de plus de trois mois. Parmi ces pays, plusieurs sont membres de l’Union européenne …
http://www.facebook.com/pages/Jean-Luc-Romero/19801420308?ref=ts
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Communiqué de presse du 12 juin 2008
3 ans après le début de la campagne de mobilisation d’ELCS,
le secrétaire général des Nations Unies, ancien ministre des affaires étrangères de Corée du sud (pays qui interdit toujours l’entrée sur son territoire aux séropositifs !) demande enfin que soient levées les restrictions de circulation
imposées aux personnes séropositives.
Il appartient désormais à la France de se mobiliser lors de la réunion du G8 !
Le président d'Elus Locaux Contre le Sida, Jean-Luc Romero, se félicite qu'après trois années d'une intense campagne de sensibilisation des autorités nationales et internationales, le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, à qui il avait écrit à ce sujet dès sa nomination, demande enfin que soient levées les restrictions de circulation imposées aux personnes séropositives, soit à près de 33 millions de personnes à travers le monde.
Jean-Luc Romero salue l’évolution de la position de Ban Ki-moon puisque ce dernier était auparavant ministre des affaires étrangères de Corée du Sud, pays qui interdit aujourd’hui encore l’entrée sur son territoire aux personnes séropositives …
Globalement, ces mesures discriminatoires, qui ne sont rien d'autre qu'une double peine infligée aux personnes déjà porteuses du VIH, empêchent tout accès sur le territoire de 13 pays, dont les Etats-Unis, la Chine et la Russie, et limitent l'installation dans plus de la moitié des pays membres de l'ONU, dont certains pays européens.
De telles mesures sont parfaitement injustifiées puisque le sida n'est pas une maladie contagieuse, sont injurieuses puisqu'elles font des personnes étrangères contaminées les responsables de la transmission sur le territoire national, sont intolérables puisqu'elles contreviennent au principe fondamental de la liberté de circulation reconnu par l'ONU. Rappelons que le siège de l'ONU se trouve à New York, dans un pays qui interdit son territoire aux personnes séropositives.
Lors de la XVIIème conférence internationale sur le sida, qui se tiendra à Mexico City au début du mois d'août, Jean-Luc Romero présentera un poster sur cette problématique devant les congressistes et ELCS publiera un document en trois langues (français, anglais, espagnol) à cette occasion.
Par ailleurs, Jean-Luc Romero demande au gouvernement français de porter avec force et détermination ce combat lors de la prochaine réunion du G8. Il est essentiel que la France mette tout en œuvre pour obtenir une déclaration commune des pays du G8 - pour rappel, les Etats-Unis et la Russie en font partie - condamnant les restrictions à la liberté de circulation des personnes touchées par le VIH/sida.
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Communiqué de presse du 10 juillet 2008
Jean-Luc Romero, président d’ELCS, se félicite que le G8 ait pris position
sur la liberté de circulation des personnes séropositives et demande que les déclarations soient enfin suivies de mesures concrètes
Jean-Luc Romero, président d’Elus Locaux Contre le Sida, se félicite que le G8 ait pris, dans sa déclaration finale, position sur le problème des restrictions à la liberté de circulation des personnes touchées par le VIH/sida dans le monde.
La déclaration finale mentionne que « le G8 soutient les travaux en cours destinés à examiner les restrictions imposées à la liberté de circulation des personnes séropositives et à faciliter leurs déplacements et nous nous sommes engagés à suivre cette question » (The G8 supports ongoing work to review travel restrictions for HIV positive people with a view to facilitating travel and we are committed to follow this issue).
Rappelons que cette déclaration est loin d’être anodine et a sûrement été l’objet de négociations serrées : en effet, parmi les membres du G8, certains appliquent encore des mesures discriminatoires aux personnes séropositives. Ainsi, les Etats-Unis et la Russie interdisent toujours aux personnes touchées par le VIH/sida toute entrée sur leur territoire même pour un court séjour. Le Canada, quant à lui, applique toujours des restrictions sur les séjours de plus de trois mois pour les personnes séropositives.
Globalement, ce sont près de la moitié des Etats membres de l’ONU qui mettent en œuvre de telles restrictions. Dans 13 pays, les séropositifs sont soumis à une stricte interdiction d’entrée sur le territoire national, même pour un court séjour touristique.
Il est heureux que le G8 ait pris position mais ELCS demande maintenant que les déclarations d’intention soient enfin suivies de mesures concrètes…
ELCS présentera un poster lors de la Conférence internationale de Mexico et un dossier d’information traduit en trois langues sur cette question.
(Dossier d’information disponible sur le site : www.elcs.fr)
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Press Release of July 10th 2008
Jean- Luc Romero, president of ELCS, is happy that the G8 have taken a stand on the freedom of circulation of HIV infected people and hopes that the statements will finally result in concrete measures.
Jean-Luc Romero, president of ” Elus locaux contre le sida” is very happy that the G8 , in its final declaration, took a firm stand on restrictions to the freedom of circulation of people affected by the Hiv/Aids virus in the world.
The final declaration mentions that ”the G8 supports ongoing work to review travel restrictions for Hiv positive people with a view to facilitate travel and we are committed to follow this issue”
Let us be aware of the fact that this declaration is far from being trivial and was certainly the consequence of tight negociations : indeed among the G8 countries, there are some who still apply discriminatory measures to HIV infected people. For example Russia and the United States still forbid people affected by the virus to enter their territory even for a short visit. Canada still applies restrictions for stays that exceed three months for HIV infected people.
Globally nearly half of the member countries of the United Nations have such restrictions. In 13 countries, Hiv infected people are not even allowed in, not even for a short visit.
It is great news that the G8 have taken this stand but ELCS demands now that the declarations should be followed by concrete measures.
ELCS will present a poster during the international conference in Mexico and an information file about this issue in three languages.
(Information file available on the website : www.elcs.fr)
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Communiqué de presse du 22 juillet 2008
Suite à la décision du Sénat des Etats-Unis de mettre fin à l’interdiction d’entrée des séropositifs sur le sol américain, Jean-Luc Romero, président d’ELCS, demande à Nicolas Sarkozy d’intervenir auprès de George W. Bush afin que cette décision soit ratifiée et réellement appliquée par l’administration américaine.
Le 16 juillet 2008, le Sénat des Etats-Unis a décidé de mettre fin à l’interdiction d’entrée des séropositifs sur le territoire américain, via un amendement voté dans le cadre d’une loi globale sur le programme PEPFAR (President’s Emergency Plan for AIDS Relief). Jean-Luc Romero se dit très satisfait de ce vote alors que, depuis 1993, les séropositifs n’ont pas le droit de poser un pied sur le sol américain !
Pour autant, Jean-Luc Romero, président d’ELCS et membre du Conseil national du sida, appelle à la prudence quant à l’application effective de cette mesure : en effet, il ne faut pas oublier que George W. Bush avait, le 1er décembre 2006, déclaré qu’il mandatait deux de ses ministres pour mettre fin à ces discriminations. Concrètement rien n’a été fait à ce jour.
C’est pour cela que, par une lettre transmise aujourd’hui, Jean-Luc Romero, président d’ELCS, demande officiellement à Nicolas Sarkozy, président de la République française et actuellement président de l’Union européenne, d’intervenir auprès de George W. Bush afin que celui-ci applique effectivement la décision du Sénat mettant fin aux discriminations !
Globalement, Jean-Luc Romero constate avec une grande satisfaction que le thème des restrictions à la liberté de circulation des personnes touchées par le VIH/sida intéresse enfin les décideurs. Ainsi, le 10 juin 2008, Ban Ki-moon, secrétaire général de l’ONU, appelait officiellement « au changement des lois qui maintiennent la stigmatisation et la discrimination, y compris les restrictions imposées à la mobilité des personnes vivant avec le sida ». Le G8 annonçait il y a quelques jours dans sa déclaration finale qu’il « soutient les travaux en cours destinés à examiner les restrictions imposées à la liberté de circulation des personnes séropositives et à faciliter leurs déplacements ».
Le président d’ELCS appelle toutefois à continuer le combat et à redoubler d’efforts dans la mobilisation car, aux côtés des Etats-Unis, ce sont encore douze autres pays, dont la Russie et la Chine, qui interdisent toujours aux personnes touchées par le VIH/sida de poser le pied sur leur territoire et la moitié des pays membres de l’ONU qui interdisent l’installation sur leur territoire aux personnes séropositives.
Pour votre agenda
(à 5 jours de l’ouverture de la Conférence internationale de Mexico)
ELCS vous invite à la conférence de presse de présentation de sa mobilisation pour la liberté de circulation à l’occasion de la Conférence internationale de Mexico :
poster, dossiers de mobilisation etc.
Lieu : Café Beaubourg
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