Travis Bürki: Orchestrer La Globale Adhésion
Il est évident que la campagne de diffamation contre laquelle PM eut à faire face durant les mois qui suivirent l’obtention de son diplôme linguistique eurent sur notre héros des effets pour le moins surprenants. PM attaqua en justice, perdit, fit appel, gagna, puis retira sa plainte au motif qu’on ne met pas les gens en prison sous prétexte qu’ils attestent de la véracité d’un proverbe.
La cour annula le procès, PM fut plébiscité par la presse internationale mais les détracteurs locaux du héraut des héros de l’Hérault retournèrent dans le 34 rejoindre ceux du 64, du 13, du 69, du 31, du 72 et bien sûr, c’était sans surprise, tout ceux du 52 pour organiser la grande FAAP (Fête Annuelle Anti PM).
Des manifestations en tout genres commencèrent, des vendeurs de saucisses à la sauvette, des cars de CRS encadrèrent le cortège de millions de personnes venues hurler des injures à l’égard de PM, on brûlait son portrait, on urinait sur ses soi-disant reliques, on brandissait une marionnette géante à son effigie faite en sucre et lorsque le cortège arrivait sur le champs de Mars on mangeait la statue et les gens vomissaient, riaient de haine et cela dura sept semaines environ.
Pendant ce temps PM ratissait le secteur à la recherche de militants. Il parvenait laborieusement à décider une douzaine de partisans sur trente mille personnes sollicitées. Il organisait alors avec Ox qui lui était revenu des réunions de quartier au cours desquelles PM alignait les détails de son programme.
Cette traversée du désert dura sept ans. Olga, qui correspondait par Telex avec PM, le soutenait indéfectiblement. La ténacité du héros paya et PM apprit sa très large victoire à des élections auxquelles il ne s’était pas présenté. C’est une ravissante députée qui vint lui communiquer le fait que la totalité de ses anciens détracteurs s’était rallié à sa cause et se soumettaient enfin à ses moindres caprices.

