France-Europe-Planète Bleue: France Bleue : L'Europe cède aux lobbies pour Lisbonne, divise sa contribution par 2 et repousse tout à 2013...
France Bleue : L'Europe cède aux lobbies pour Lisbonne, divise sa contribution par 2 et repousse tout à 2013...
Ci-dessous la note que j'ai écrite au début de la semaine sur les enjeux de Copenhague.
Je pensais encore comme beaucoup que la pression éthique en faveur de l'écologie l'emporterait même si je craignais que la stratégie attentiste de la France ne soit qu'une façade pour finalement céder aux lobbies du fossile. C'est malheureusement ce qui vient de se produire. Mais tout n'est pas joué.
Certes, les pays de l'Union européenne sont convenus ce vendredi 30 octobre de participer au financement d'un fonds de 50 milliards d'euros, et non de 100 milliards. Ce fonds doit aider les pays en développement à lutter contre le changement climatique, selon le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, conseillé par Nicolas Hulot.
Par ailleurs, les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE n'ont pas fixé de chiffre précis pour la contribution européenne à ce fonds d'aide (cf. article ci-dessous).
D'après le Premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt, les Européens "ont maintenant une position de négociation très forte" pour chercher des réductions importantes des émissions de gaz à effet de serre au sommet sur le climat de Copenhague en décembre, a estimé le Premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt.
Rien n'est moins sûr comme le montre l'analyse ci-dessous écrite la semaine précédente le 23 octobre. D'autant que la présidence en exercice de l'UE a précisé que les Vingt-Sept ne seraient pas obligés de contribuer au fonds d'aide avant 2013, suite aux demandes des Etats membres les plus pauvres de l'UE, Etats qui sont également les plus "carbonés". Ce scénario est parallèle de celui de la mise aux enchères des droits d'émettre. Comment ne pas y voir l'objet d'un marchandage pour obtenir de la Pologne l'accord pour mettre en oeuvre le plus rapidement possible le Traité de Lisbonne ?
Patrice Hernu
30 octobre 2009
Note de Patrice HERNU (23 octobre 2009) - Discutant du FMDD
à l'attention du Forum Mondial du Développement Durable - Session de Paris de préparation de Cophenague
Il y a effectivement deux scénarios principaux avec une multitude de variantes, importantes, mais le détail échappera à l’opinion (émotion) publique.
Premier scénario : un ou quelques grands acteurs manifestent ostensiblement un désaccord pour préserver une position de principe ou une marge de négociation ultérieure (d’ici 2012). Il s’ensuivrait un blocage où transparaîtraient des questions masquées comme la prudence des uns en raison de la tiédeur des engagements des autres, la remise en cause, derrière l’apparence des discours, de la solidarité financière avec les pays en développement ou les oppositions d’intérêt entre pays du Nord et du Sud mais aussi entre pays d’Ouest et pays d’Est (pour simplifier).
Ce scénario, le plus logique, est également le moins probable car la plupart des acteurs n’y ont pas d’intérêt direct :
La sortie des USA de leur enfermement unilatéral est en grande partie liée à la capacité d’Obama de trouver un accord qui ne soit pas à nouveau immédiatement contredit par un vote du Congrès (comme cela s’est passé à Kyoto !) d’autant qu’aux USA, s’il n’est pas – apparemment - électoralement lié au lobby du pétrole –désormais plus puissant en Europe, notamment avec les ramifications de la Shell, et dans les pays sur lesquels Obama entend s’appuyer –les pays du Golfe !- , il est lié aux secteurs les plus « productivistes » de son industrie, lesquels exigent –comme en Europe- un accord, mais un accord « troué » (plein d’exceptions) ;
L’Europe s’est engagée dans une politique en trompe l’œil (la taxe carbone extérieure est vue par la commission comme une menace virtuelle inefficace et non pas tel un projet fiable, elle envisage d’exempter du marché des quotas près de 160 branches industrielles) de réduction volontariste des émissions (les 3*20%, voire 30% pour la réduction des GES), essentiellement dictée par les intérêts allemands où sous prétexte d’écologie, on promeut un modèle non tenable (donc non soutenable ?), le modèle allemand pour l’essentiel, présenté comme vertueux par les organisations écologiques internationales (Greenpeace, WWF et malheureusement maintenant FNE à la suite des manœuvres du lobby des avocats) alors qu’il contribue à renforcer l’impact carbone de l’économie européenne (ainsi que la dette différée et les délocalisations contrairement à une idée reçue) et envisage précisément de délocaliser la production non rentable des Enr (Desertec) tout en la faisant financer par l’aide aux pays les moins favorisés ;
La Chine, qui tient les USA par la barbichette avec « ses » bons du trésor qu’elle ne peut pas laisser se dévaloriser sauf à accélérer la crise financière chinoise larvée : elle a besoin d’un accord pour être définitivement consacrée comme l’un des acteurs politiquement corrects (en clair « qui a le droit de pratiquer le double jeu » sans se faire immédiatement remettre à l’ordre par la morale « occidentale » du bien et du mal) ;
L’Afrique qui, tout en prenant conscience qu’elle devra de plus en plus compter sur elle-même, a malgré tout besoin de la pérennisation d’un minimum d’aide.
Les autres puissances comme l’Inde ou l’Australie, voire le Canada sont condamnées à des surenchères provisoires pour jouer efficacement les seconds rôles.
Il y aura donc sauf très grosse surprise un accord, second scénario, d’autant plus proclamé fortement que toute une série de dispositions à négocier ultérieurement (d’ici 2012) en feront sans doute une passoire trouée. Je suis prêt à prend le pari qu’il sera d’autant plus troué que les grandes ONG l’approuveront et… réciproquement.
Pour que la discussion puisse s’engager, il est « formellement » nécessaire que les pays développés clarifient leurs objectifs affichés de réduction des émissions sur la première période de l’accord, c'est-à-dire d’ici 2020. En effet, l’organisation onusienne de ce type de conférence – sans doute une des dernières de ce type – fait des objectifs du GIEC (IPCC) l’étalon-Or du marchandage planétaire. Il en faut bien un et celui-ci se substitue à l’étalon monétaire que les organisations monétaires et financières mondiales, en dépit de la volonté affichée du nouveau G20, sont impuissantes à produire. Mais cette discussion ne peut être ignorée dans la dimension G2 (USA-Chine) du sommet : faute d’accord de fond, l’Europe gagne sur les apparences mais paie sur sa monnaie. La référence est donc que les pays développés doivent s’engager à réduire leurs émissions de 25 à 40% au-dessous du niveau de 1990 d’ici 2020 (pour se maintenir dans l’enveloppe des 2° ou plutôt se préserver du plafond critique au-delà duquel nulle prévision quant aux impacts du dérèglement ne peut être sérieusement tenue). L’Europe ferait 20% et 30% en cas d’engagement multilatéral, sachant qu’en fait, en cas de désaccord, elle aura sans doute du mal à tenir les 20% eux-mêmes, notamment parce que cette décision est sous-tendue par un objectif intenable sur les Enr, sauf à… l’externaliser.
Plutôt que de s’engager vers des taxes aux frontières de l’Europe, compensant le surplus d’effort européen et finançant l’effort européen de soutien au développement propre des futurs marchés (l’Afrique par exemple), la commission européenne préfère réfléchir à la façon de « trouer » efficacement le futur accord (freiner la généralisation de la taxe carbone sur les émissions diffuses et prévoir des exemptions pour les industries à intensité carbone concurrentielles – généralement allemandes – rendant ainsi inutile tout ajustement supplémentaire, ce qui, du coup, affaiblit le principal argument de négociation dont disposait l’Europe pour aboutir à un accord plus conforme à ses vues). Les récentes déclarations et les écrits de Karl Falkenberg, DG Environnement de l’Europe, confirme clairement cette évolution.
Les intérêts qui se profilent derrière cette stratégie sont si puissants qu’ils se déclareront prêts à se parer de la vertu de la solidarité financière Nord-Sud. En effet, sans engagements sur ce versant, un tel type d’accord serait impossible. Les moyens nécessaires peuvent paraître considérables : 100 milliards. Telles sont les sommes estimées utilement mobilisables pour les pays en voie de développement aux fins de compenser les réductions des émissions de CO2. En cas de décollage économique (alimenté par quelle énergie ? L’apostrophe de Jean-Louis Borloo à Ouagadougou aux chefs d’Etat africains, « Vous avez tout, vous n’avez rien, vous serez les premiers » risque de ne pas suffire !) Mais, c’est en réalité peu par rapport aux enjeux des pays du G20 ! Aussi bien, la discussion du partage de la facture de l’acceptabilité universelle (« multiverselle ») de l’accord de Copenhague est bien en cours :
20 à 30% pris en charge par les pays en voie de développement eux-mêmes ;
Jusqu’à 40% prélevé sur les ressources d’un marché du carbone global (si l’accord global parvient également à le rendre fonctionnellement performant) ;
Enfin, le solde, soit de 20 à 40 milliards proviendrait des financements publics classiques, la moitié étant affecté à l’adaptation, étant entendu qu’en fait les désordres climatiques sont en fait inévitables.
Les financements innovants échapperaient partiellement à ces négociations pour prendre en charge de manière pérenne et non « marchandée » l’accès aux biens publics les plus vitaux des plus démunis.
L’Union Européenne propose de prendre en charge environ 10 à 15% de cette aide (15 milliards d’Euros par an). Le Conseil Européen devait se prononcer ces jours-ci sur cette proposition. Cette aide serait échangée contre une réduction globale de 15 à 30% des émissions des pays les moins développés par rapport à leurs émissions futures.
Il est clair que l’impératif écologique éthique jouera à fond pour forcer un accord, « soustrait aux joutes diplomatiques », même si ce sont en fait les diplomates qui reprennent progressivement le dessus (évolution que nous avons peut-être insuffisamment anticipée). Les gagnants seront-ils ceux qui attendent – tout en s’y préparant- que toutes les cartes soient sur le tapis (Inde, Chine, USA dans l’ordre) ou ceux qui ont adopté une stratégie « lourde » et construite depuis longtemps –mais peu mobile - (Europe) ? Tout ne sera pas forcément joué à Copenhague. Mais, c’est clairement plus les équilibres géostratégiques du monde qui se jouent que le climat et la sortie du carbone, questions pourtant essentielles pour finaliser toute vraie sortie la crise.
Ma conviction est que ces questions, en revanche, vont enfin commencées à être discutées après Copenhague qui, grâce à un accord formel, va leur ouvrir la voie : financements innovants, réforme des monnaies, stabilisation des cours, universalisation des systèmes financiers, régionalisation des responsabilités (subsidiarité globale), meilleure prise en compte de la biodiversité et meilleure compréhension des enjeux climatiques.
Patrice HERNU
23-octobre 2009
Le moins qu'on puisse dire est que le déroulement est "pire que prévu". Battons-nous !
Je pensais encore comme beaucoup que la pression éthique en faveur de l'écologie l'emporterait même si je craignais que la stratégie attentiste de la France ne soit qu'une façade pour finalement céder aux lobbies du fossile. C'est malheureusement ce qui vient de se produire. Mais tout n'est pas joué.
Certes, les pays de l'Union européenne sont convenus ce vendredi 30 octobre de participer au financement d'un fonds de 50 milliards d'euros, et non de 100 milliards. Ce fonds doit aider les pays en développement à lutter contre le changement climatique, selon le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, conseillé par Nicolas Hulot.
Par ailleurs, les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE n'ont pas fixé de chiffre précis pour la contribution européenne à ce fonds d'aide (cf. article ci-dessous).
D'après le Premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt, les Européens "ont maintenant une position de négociation très forte" pour chercher des réductions importantes des émissions de gaz à effet de serre au sommet sur le climat de Copenhague en décembre, a estimé le Premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt.
Rien n'est moins sûr comme le montre l'analyse ci-dessous écrite la semaine précédente le 23 octobre. D'autant que la présidence en exercice de l'UE a précisé que les Vingt-Sept ne seraient pas obligés de contribuer au fonds d'aide avant 2013, suite aux demandes des Etats membres les plus pauvres de l'UE, Etats qui sont également les plus "carbonés". Ce scénario est parallèle de celui de la mise aux enchères des droits d'émettre. Comment ne pas y voir l'objet d'un marchandage pour obtenir de la Pologne l'accord pour mettre en oeuvre le plus rapidement possible le Traité de Lisbonne ?
Patrice Hernu
30 octobre 2009
Vers Copenhague
Note de Patrice HERNU (23 octobre 2009) - Discutant du FMDD
à l'attention du Forum Mondial du Développement Durable - Session de Paris de préparation de Cophenague
Il y a effectivement deux scénarios principaux avec une multitude de variantes, importantes, mais le détail échappera à l’opinion (émotion) publique.
Premier scénario : un ou quelques grands acteurs manifestent ostensiblement un désaccord pour préserver une position de principe ou une marge de négociation ultérieure (d’ici 2012). Il s’ensuivrait un blocage où transparaîtraient des questions masquées comme la prudence des uns en raison de la tiédeur des engagements des autres, la remise en cause, derrière l’apparence des discours, de la solidarité financière avec les pays en développement ou les oppositions d’intérêt entre pays du Nord et du Sud mais aussi entre pays d’Ouest et pays d’Est (pour simplifier).
Ce scénario, le plus logique, est également le moins probable car la plupart des acteurs n’y ont pas d’intérêt direct :
Les autres puissances comme l’Inde ou l’Australie, voire le Canada sont condamnées à des surenchères provisoires pour jouer efficacement les seconds rôles.
Il y aura donc sauf très grosse surprise un accord, second scénario, d’autant plus proclamé fortement que toute une série de dispositions à négocier ultérieurement (d’ici 2012) en feront sans doute une passoire trouée. Je suis prêt à prend le pari qu’il sera d’autant plus troué que les grandes ONG l’approuveront et… réciproquement.
Pour que la discussion puisse s’engager, il est « formellement » nécessaire que les pays développés clarifient leurs objectifs affichés de réduction des émissions sur la première période de l’accord, c'est-à-dire d’ici 2020. En effet, l’organisation onusienne de ce type de conférence – sans doute une des dernières de ce type – fait des objectifs du GIEC (IPCC) l’étalon-Or du marchandage planétaire. Il en faut bien un et celui-ci se substitue à l’étalon monétaire que les organisations monétaires et financières mondiales, en dépit de la volonté affichée du nouveau G20, sont impuissantes à produire. Mais cette discussion ne peut être ignorée dans la dimension G2 (USA-Chine) du sommet : faute d’accord de fond, l’Europe gagne sur les apparences mais paie sur sa monnaie. La référence est donc que les pays développés doivent s’engager à réduire leurs émissions de 25 à 40% au-dessous du niveau de 1990 d’ici 2020 (pour se maintenir dans l’enveloppe des 2° ou plutôt se préserver du plafond critique au-delà duquel nulle prévision quant aux impacts du dérèglement ne peut être sérieusement tenue). L’Europe ferait 20% et 30% en cas d’engagement multilatéral, sachant qu’en fait, en cas de désaccord, elle aura sans doute du mal à tenir les 20% eux-mêmes, notamment parce que cette décision est sous-tendue par un objectif intenable sur les Enr, sauf à… l’externaliser.
Plutôt que de s’engager vers des taxes aux frontières de l’Europe, compensant le surplus d’effort européen et finançant l’effort européen de soutien au développement propre des futurs marchés (l’Afrique par exemple), la commission européenne préfère réfléchir à la façon de « trouer » efficacement le futur accord (freiner la généralisation de la taxe carbone sur les émissions diffuses et prévoir des exemptions pour les industries à intensité carbone concurrentielles – généralement allemandes – rendant ainsi inutile tout ajustement supplémentaire, ce qui, du coup, affaiblit le principal argument de négociation dont disposait l’Europe pour aboutir à un accord plus conforme à ses vues). Les récentes déclarations et les écrits de Karl Falkenberg, DG Environnement de l’Europe, confirme clairement cette évolution.
Les intérêts qui se profilent derrière cette stratégie sont si puissants qu’ils se déclareront prêts à se parer de la vertu de la solidarité financière Nord-Sud. En effet, sans engagements sur ce versant, un tel type d’accord serait impossible. Les moyens nécessaires peuvent paraître considérables : 100 milliards. Telles sont les sommes estimées utilement mobilisables pour les pays en voie de développement aux fins de compenser les réductions des émissions de CO2. En cas de décollage économique (alimenté par quelle énergie ? L’apostrophe de Jean-Louis Borloo à Ouagadougou aux chefs d’Etat africains, « Vous avez tout, vous n’avez rien, vous serez les premiers » risque de ne pas suffire !) Mais, c’est en réalité peu par rapport aux enjeux des pays du G20 ! Aussi bien, la discussion du partage de la facture de l’acceptabilité universelle (« multiverselle ») de l’accord de Copenhague est bien en cours :
Les financements innovants échapperaient partiellement à ces négociations pour prendre en charge de manière pérenne et non « marchandée » l’accès aux biens publics les plus vitaux des plus démunis.
L’Union Européenne propose de prendre en charge environ 10 à 15% de cette aide (15 milliards d’Euros par an). Le Conseil Européen devait se prononcer ces jours-ci sur cette proposition. Cette aide serait échangée contre une réduction globale de 15 à 30% des émissions des pays les moins développés par rapport à leurs émissions futures.
Il est clair que l’impératif écologique éthique jouera à fond pour forcer un accord, « soustrait aux joutes diplomatiques », même si ce sont en fait les diplomates qui reprennent progressivement le dessus (évolution que nous avons peut-être insuffisamment anticipée). Les gagnants seront-ils ceux qui attendent – tout en s’y préparant- que toutes les cartes soient sur le tapis (Inde, Chine, USA dans l’ordre) ou ceux qui ont adopté une stratégie « lourde » et construite depuis longtemps –mais peu mobile - (Europe) ? Tout ne sera pas forcément joué à Copenhague. Mais, c’est clairement plus les équilibres géostratégiques du monde qui se jouent que le climat et la sortie du carbone, questions pourtant essentielles pour finaliser toute vraie sortie la crise.
Ma conviction est que ces questions, en revanche, vont enfin commencées à être discutées après Copenhague qui, grâce à un accord formel, va leur ouvrir la voie : financements innovants, réforme des monnaies, stabilisation des cours, universalisation des systèmes financiers, régionalisation des responsabilités (subsidiarité globale), meilleure prise en compte de la biodiversité et meilleure compréhension des enjeux climatiques.
Patrice HERNU
23-octobre 2009
Le moins qu'on puisse dire est que le déroulement est "pire que prévu". Battons-nous !


