IAO / Explorations psychédéliques en France, 1968 - ∞
Information
Location:
Bordeaux, France, 33000
Phone:
+33 5 556 008170
Tues - Wed:
11:00 am - 6:00 pm
Thurs:
11:00 am - 8:00 pm
Fri - Sun:
11:00 am - 6:00 pm
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IAO / Explorations psychédéliques en France, 1968 - ∞

 
IAO / Explorations psychédéliques en France, 1968 - ∞

IAO / Explorations psychédéliques en France, 1968 - ∞ FRANCO-FAUNES
Les francs-tireurs du cinéma underground en France

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MERCREDI 25 FÉVRIER 2009 / 20H30
Dans le cadre de l'exposition "IAO - Explorations psychédéliques en France"
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AUDITORIUM DU CAPC
Musée d'art contemporain de Bordeaux
7 rue Ferrère
33000 Bordeaux
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entrée : 3 euros
avec une portion de... camembert électrique et un verre offerts

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Invité spécial : Jean-Pierre Bouyxou
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Érudit des Mauvais Genres littéraires et cinématographiques (on connait sa voix dans l'émission du même nom animée par François Angelier le samedi soir sur France-Culture), fin limier du cinéma populaire du B au Z en passant par le X, promoteur pionnier du cinéma underground en France via le festival Sigma de Bordeaux aux côtés de Philipe Bordier, puis instigateur d'improbables rétrospectives (Andy Mulligan récemment à la Cinémathèque Française; mais qui se souvient de la remise de la palme de caoutchouc au festival du nanard lors de Sigma 23 en 1987 ?), organisateur, toujours à Bordeaux en 1966, de la première expo des photos de Pierre Molinier dont il fut l'ami, co-fondateur de l'Internationale Patissière avec Noël Godin et entarteur notoire, collaborateur à Siné-Hebdo, cinéaste, acteur, écrivain (il a signé avec Pierre Delannoy L'aventure Hippie, aux éditions du Lézard)...

Bref Jean-Pierre Bouyxou est à la fois un passeur, une figure héroïque de la contestation et un empécheur de tourner en rond.
Il est notre invité très spécial, l'homme de la situation pour évoquer avec nous une période qu'il a vécue de l'intérieur et les artistes-cinéastes qui furent ses amis.

"Éphémère et flamboyant, directement lié à la révolution psychédélique et à la génération hippie, le cinéma underground français (ou, comme on aimait dire à l'époque, cinéma "souterrain") a surgi dans l'effervescence contre-culturelle qui annonçait et préparait les chamboulements de Mai 68. Cinoche de protestation, de contestation, de provocation, de refus. Agit-Prop et poésie brute. C'était aux heures ludiques des happenings et des détournements situationnistes. Ce que nous voulions, c'était abolir la frontière entre l'art et la vie. Tous cinéastes ! Il s'agissait de faire des films en toute indépendance, en toute liberté. Sans critères esthétiques figés, sans tabous moraux, sans visées commerciales."
Jean-Pierre Bouyxou, Métro (sans Goldwyn ni Mayer) pour l'underground, in Jeune, dure et pure ! Une histoire du cinéma d'avant-garde et expérimental en France (Cinémathèque Française - Mazzotta, 2001)

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Programme :
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MAIN LINE
Michel Bulteau
(1971 / 16mm / n&b / 12 min)
Musique de Mahogany Brain, extraite de l'album Smooth Sick Lights (Pôle, 1972)

En 1971, Michel Bulteau publie à 22 ans, avec Matthieu Messagier, Jean-Jacques Faussot, Jacques Ferry, Patrick Geoffrois, Zeno Bianu et quelques autres, le Manifeste Électrique Aux Paupières De Jupes, dernier manifeste collectif qui soit venu, avant le Manifeste froid, déranger la tranquillité du milieu littéraire.
Le deuxième court métrage réalisé par le jeune poète évoque le rêve de l'aiguille de Slit, féerie publié dans Parvis à l'écho des cils (Jean-Jacques Pauvert, 1972), ces fragments écarquillés d'images-panique à l'orée du shoot :

(...)
Je fixe l'aiguille, et étalant mes yeux sur le verre blanchâtre. Je fais tourner ma langue comme un manège dans la seringue lumineuse. Mes veines percées éclatent lorsque l'aiguille aère leur haleine. (Le sang étire la douleur comme un néon dans le ciel glacial, et la pluie de l'aiguille embrume la fourrure du vent.) L'aiguille tirant sa langue de fée. Écarlate celui de la veine en un angle heurté... je contourne mes veines. L'aiguille de sa langue comme un gant de glace étire le réseau de la veine.
L'aiguille hermaphrodite.
La veine goûte l'haleine feutrée de l'aiguille, les autres veines s'endorment. Sous la langue de la veine... la veine au rêve intérieur de l'aiguille, et l'aiguille retire sa tristesse.
(...)

«Les reflets de la chair dans Main Line me font songer à des méduses qui se meuvent ensemble.» (Henri Michaux)
«From Main Line to Asnaviram, the poet Michel Bulteau has discovered the Buddha nature of drugs.» (Allen Ginsberg)

à lire, un article bien enlevé sur Michel Bulteau :
http://www.gonzai.com/michel-bulteaunew-york-est-une-fete/

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CINÉMA CINÉMA
Jean-Pierre Lajournade
(1969 / 35mm transféré en vidéo / couleur / 14 min)
Avec Jean-Pierre Lajournade, Fiammetta Ortega, Tobias Engel.
Production : Pierre Braunberger (Films de la Pléiade)

Les déboires d'un metteur en scène aux prises avec le conformisme du public et les exigences des révolutionnaires... Par un réalisateur disparu à 36 ans et encore étrangement méconnu, malgré deux longs métrages marquants pour le cinéma, plusieurs courts métrages dont l'un fut longtemps interdit par la Commission de Contrôle de Censure (pour "toxicité mentale"!), et plusieurs films de fiction réalisés pour la télévision française mais jamais diffusés sur antenne.

"Jean-Pierre Lajournade reste attaché à ce courant parfois appelé "a-cinéma" qui a ouvert une brêche non négligeable dans la conception tant esthétique que financière du jeune cinéma français à la fin des années 60. Comme les œuvres des autrs représentants de cette tendance (qui n'ont jamais formé une école) : Patrick Deval, Jackie Raynal, Michel Baulez, Serge Bard, etc..., les films de Lajournade se caractérisent apr un relâchement presque total des structures narratives et par un refus systématique de cautionner une quelconque continuité dramatique. (...) Ses œuvres, à travers le bouleversement syntaxique qu'elles opèrent au niveau de la représentation cinématographique, ont permis la production d'options nouvelles, tant pratiques que théoriques, sur la forme filmique. Lajournade s'est toujours méfié de l'esthétisme, du plaisir éventuel que ses films pouvaient procurer, s'évertuant à en dénaturer les moindres prémices : ceci explique que son travail demeure encore aujourd'hui d'un abord très ardu et que peu de gens le connaissent."
Raphaël Bassan, in Écran n° 55, février 1977

A lire également :
Une longue interview, publiée auparavant dans la revue Cinéthique en avril 1969, de Jean-Pierre Lajournade, qui constitue la dernière partie du livre de David Faroult et Gérard Leblanc, Mai 68 ou le cinéma en suspens, Editions Syllepse, collection Résistances, 1998.

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E-30 (1ère partie)
Alain Montesse
(1968 / 8mm transféré en vidéo / n&b / 7 min)

Tourné au printemps 68 durant la braderie de Bordeaux, juste avant le mois de mai, une tentative d'illustrer le Summer in the City des Lovin' Spoonful qui finit en hachis sonore dans une déferlante d'images urbaines.
http://alain.montesse.site.voila.fr/

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CHROMO SUD
Etienne O'Leary
(1968 / 16mm transféré en vidéo / couleur / 21 min)

Jean-Pierre Bouyxou dans Chromo Sud

"En 1965, j'ai rencontré deux mecs qui eux aussi avaient les cheveux longs, tiraient sur des joints et faisaient des films, sans producteurs, du cinoche underground, là, à Paris… et donnaient envie de faire du cinéma underground. Je crevais d'envie de faire des films. C'était Etienne O'Leary, un Québécois, et Francis Conrad, un Américain qui est reparti tout de suite aux Etats-Unis. Etienne O'Leary est devenu un ami. Il était également copain avec Marc'O, Kalfon, Clémenti et Lebel. Les films d'Etienne O'Leary étaient projetés sur le chapiteau où était représentée la pièce Le Désir attrapé par la queue de Picasso, mise en scène par Jean-Jacques Lebel, avec la strip-teaseuse Rita Renoir, Taylor Mead, Ultra Violet et les Soft Machine. Lebel m'avait proposé d'être son assistant mais je n'ai malheureusement pas participé à l'aventure. On en voit des petits bouts dans Chromo Sud de O'Leary, un film auquel j'ai participé et qui se termine par quelques-unes des rarissimes images des barricades en couleur. Il y a très peu d'images en couleur de Mai 68."
Entretien avec Jean-Pierre Bouyxou (Janvier 2001)
http://www.chronicart.com/webmag/article.php?id=858

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LE SEXE ENRAGÉ
Roland Lethem
(Belgique / 1969 / 16mm / n&b + couleur / 21 minutes)
Avec To Katinaki, Noel Godin, Jean-Pierre Bouyxou, Roger Clermont, Raphaël Marongiu.

« Le bourgeois n’est pas un homme, c’est tout au plus une souris blanche » (Mao Tse Toung).
« Lethem est, de loin, le moins conventionnel des cinéastes belges. Il conjugue magnifiquement l'abstraction et le désir, l'humour et la provocation, le fantastique et l'anarchisme. » (Jean-Pierre Bouyxou).

Prix du “One Night Stand Award” au first Wet Dream Film Festival d’Amsterdam, 1970; Invité à la Biennale underground de Venise 1971; Invité au Festival Underground de Londres 1971.

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VISA DE CENSURE N°X
Pierre Clémenti
(1967-75 / 16mm transfére en vidéo / couleur / 43 min)
Musique : Delired Cameleon Family

Un des fleurons du cinéma psychédélique français, véritable déluge de sons, d'images et de couleurs.

"Rencontre de l'image et des pulsions psychédéliques de cette époque acidulée... Désir de retrouver le chant des origines, images qui s'inscrivent jusqu'à nous comme un double et qui nous font signe.
A tâtons, à tatoum... dans la chambre noire aux idées multinationales, je frémis et je balbutie. Cinéma du dedans et du dehors, du derrière et du dedans...
Face au miroir magique aux multiples visions, je retrouve le fil de ma mémoire et entrouve en un instant l'album de famille, de naissance et de mort.
Devant ce déferlement d'impressions multicolores, dessins animés, réanimés par la passion et l'amour de l'Homme à la valise en carton, j'agitais mes énormes ciseaux et taillais et retaillais tel un sculpteur inspiré devant sa première œuvre. Cascades d'images emergées du creuset de l'âge l'instant où tout chavire, salle de montage de bateau ivre... Nouveaux signes inscrits à même la chair de la pellicule.
La jeunesse de ce film (1967) fut les émotions, les événements, les réfléxions, le déroulement du temps... pour le montage, une sélection de scènes sur plusieurs années, comme le vieux vin, fragmenté de nouvelles inventions, de découvertes, de rythmes nouveaux donna à ce premier film toute l'innocence et la joie de redécouvrir intact le mystère du cinématographe."

Pierre Clémenti
Nice, 4 avril 1999
(in Jeune, dure et pure ! Une histoire du cinéma d'avant-garde et expérimental en France, Cinémathèque Française - Mazzotta, 2001)

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Remerciements : cette séance est rendue possible grâce à la contribution appréciée de Light Cone, Les Films de la Pléiade, Alain Montesse, Balthazar Clémenti, Denis O'Leary, PBCpictures

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Les francs-tireurs du cinéma underground en France
Time:7:00PM Tuesday, February 17th
Location:CAPC musée d'art contemporain
IAO / Explorations psychédéliques en France, 1968 - ∞

IAO / Explorations psychédéliques en France, 1968 - ∞ Satellite I∆O, psychédélisme et musique concrète

Concert : Vincent Epplay & Samon Takahashi + films inédits de Pierre Clémenti
Séance d'écoute : Eddie Ladoire
Psychedelic TV : Hommage à Peter Földes. En partenariat avec l’INA

Samedi 7 mars 2009

Programme :

- Peter Földes, Narcissus Echo (1973, 6 min) / Je, tu, elles (1969-1...972, 1h19)
- Eddie Ladoire. Séance d’écoute d’une sélection de pièces électroacoustiques.
- Vincent Epplay & Samon Takahashi. Création sur triptyque de Pierre Clémenti : Positano - Bobine 30B01 (1969, 23 min), La Deuxième femme - Bobine J (1967-78, 20 min), La révolution n'est qu'un début : continuons le combat (1968, 23 min)

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Pour la dernière soirée satellite de l'exposition I∆O, c'est à une exploration des liens entre musiques électroacoustiques et psychédélisme que les spectateurs sont invités sous la nef du CAPC.

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Ouïr des yeux et voir des oreilles.

Le psychédélisme et les musiques électroacoustiques (musique concrète, acousmatique) semblent au premier abord n'avoir que peu de choses en commun.
Pourtant, les échanges se sont succédés grâce à des personnalités moins frileuses que d'autres, prêtes à ouvrir les portes de leurs chapelles, et l'électronique s'est invitée dans le rock et le free-jazz comme la guitare électrique ou la batterie se sont laissées manipuler par des compositeurs aventureux. On pense à David Vorhaus, à Joseph Byrd, aux Friendsound, Faust, Supersister, ou Brainticket pour les uns, à Luc Ferrari, Jacques Lejeune, Bernard Parmegiani ou Pierre Henry pour les autres. La liste des emprunts, échanges et collaborations, des plus connus aux plus obscurs serait longue à édifier. Certes, le contexte diffère pour la plupart des acteurs de ces deux écoles. Pour certains, la libération ou la révélation du Moi procède de l'usage de substances hallucinogènes, pour d'autres elle peut être mystique, quantique, ou tout simplement esthétique. Mais le besoin d'accéder en des lieux intérieurs inexplorés, où la conscience se trouve livrée à elle-même, est commune et les résultats, bien que différents, offrent de nombreux marqueurs comparatifs. La musique comme expérience pure, le son-énergie, qui souhaite copuler avec l'inconscient, qui serait une forme en soi et si possible que le corps tout entier ainsi que les molécules qui le composent pourrait percevoir, est bien ce qui relie ces expériences musicales dont les postulats de départ n'ont peut-être pas la même couleur, mais que l'oreille de l'auditeur curieux, ouvert au monde et à l'expérience, écoutera d'une seule et même façon : la liberté dans la cochlée.

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UN "TRIP CONCRET" EN TROIS PARTIES :

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1 – Projections / PETER FÖLDES
En partenariat avec l’INA.

Films au programme :

NARCISSUS ECHO (1973 / vidéo / couleur / 6 min)
Film d'animation réalisé par ordinateur. Musique de Bernard Parmegiani.

Un essai poétique et plastique autour du mythe de Narcisse, animé image par image sur l'ordinateur de la "Computer Image Corporation", mélangeant graphismes et prises de vue réelles et exploitant toutes les ressources qu'offre l'électronique pour sortir le dessin animé de sa phase artisanale.


JE, TU, ELLES (1969-72 / vidéo / couleur / 1H19)
Musique de Robert Cohen-Solal et Bernard Parmegiani avec Daevid Allen & Gong.
Co-produit par l'ORTF et Les Films de la Pléiade / Pierre Braunberger.
Avec Denise Glaser, Francis Blanche, Jacqueline Coué, Monique Lejeune, Henri Piéget, Anémone, Bernadette Lafont, Juliet Berto, Margareth Clémenti...

Un directeur de galerie fantasque, interviewé par une célèbre journaliste de la télévision, raconte l'histoire d'un peintre qu'il a découvert, Valéry. Ce parcours d'artiste est l'occasion pour Földes de laisser déborder son imagination au travers de situations symboliques et de flashbacks. "Je, tu, elles" est un film rare et unique en son genre, cumulant tous les procédés imaginables sur un écran, techniques d'animation, de trucages et de manipulations vidéographiques, qui se mêlent avec une extraordinaire virtuosité avec les prises de vues réelles.
Une fresque fantastique, délirante, qui brasse avec un humour souvent grinçant le pop art et les voyages intérieurs.


A propos de Peter Foldes
Peter Foldes est une figure incontournable mais méconnue du cinéma d'animation - "Metadata", qu'il réalise en 1971, est le tout premier film d'animation figuratif résultant de la combination d'un synthétiseur d'images et d'un ordinateur, une technique qu'il développera jusqu'à sa disparition précoce en 1977.

Au cours des années 60, il rejoint le Service de la Recherche de l'ORTF (Office de Radiodiffusion-télévision Française) sous la direction de Pierre Schaeffer, le père de la musique concrète. En 1968, à l'instar du GRM (Groupe de Recherche Musicale), est créé le GRI (Groupe de Recherche Image) où Francis Coupigny met au point le "truqueur universel" que Martial Raysse, Peter Foldes et Jean-Paul Cassagnac utiliseront pour des essais de colorisation de l'image vidéo à partir d'images en noir et blanc.

Les courts métrages d'animation réalisés par Peter Foldes à la fin des années 60 et au début des années 70, rares manifestations d'une sensibilité psychédélique en France à cette époque, sont d'autant plus étonnants qu'ils ont été réalisés, certes à titre expérimental, dans le cadre du service public de l'ORTF. La prolifique filmographie de Foldes se caractérise par un graphisme en perpétuelle métamorphose mêlant des prises de vue réelles, créant un univers fantasmatique et foisonnant.

Deux de ses films sont présentés en continu au sein des archives Ina, dans le Salon du CAPC.


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2 - EDDIE LADOIRE (séance d'écoute)

Parce que cette soirée s'inscrit dans une histoire antérieure à la naissance du psychédélisme, le musicien et plasticien Eddie Ladoire, directeur artistique de M.A. association, proposera ensuite sous la forme d’une expérience d'écoute, un montage de pièces historiques du répertoire électroacoustique. Le programme exact des pièces diffusées, couvrant plus de 50 ans d’histoire, sera remis à l'entrée du musée le soir du concert.

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3 - VINCENT EPPLAY & SAMON TAKAHASHI (concert) PIERRE CLEMENTI (films)

Concert de Vincent Epplay & Samon Takahashi autour d'une sélection de films de Pierre Clémenti, propose par Bertrand Grimault (Monoquini).

- "Positano - Bobine 30B01 (1969, 23 minutes) et un montage alternatif, réalisé pour l'occasion, de La Deuxième femme - Bobine J (1967-78, 20 minutes) recoupent les vagabondages d'une période intense de création et d'expériences partagées avec Philippe Garrel, Nico, Frédéric Pardo, Tina Aumont, Jean-Pierre Kalfon, Bulle Ogier, Marc O', Viva et beaucoup d'autres. Ces deux films encadrent La révolution n'est qu'un début : continuons le combat (1968, 23 minutes), véritable hymne à la liberté qui capte les événements de Mai 68. Ce dernier, oublié dans une cave pendant plusieurs décennies, a été récemment redécouvert et confié par le peintre Frédéric Pardo, peu avant son décès, à l'historienne du cinéma Sally Shafto. L'ensemble, réunifié, constitue un triptyque présenté en continu au sein de l'exposition, tel une "cène" psychédélique."

Comme en un flux halluciné où les images des trois films de Clémenti viennent se télescoper, Epplay et Takahashi se livreront à cette épreuve du décloisonnement, à cette "expérience du sonore", en multi-diffusion et encerclés par le public. Une musique concrète et électronique, criblée d'hommages et de motifs empruntés au rock psychédélique, au kraut, aux musiques spontanées des années 60 et 70, dialoguera avec l'univers particulièrement intense de Pierre Clémenti.

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Maxime Guitton (ali_fib), Bertrand Grimault (Monoquini), Samon Takahashi

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Monoquini remercie Les Films du Jeudi qui mettent à disposition les films Narcissus Echo et Je, tu, elles.

Liens :
Vincent Epplay
http://www.viplayland.net
http://www.myspace.com/vincentepplay

Samon Takahashi
http://www.nosign.org/artistes.php?artiste=11
http://purepresence.free.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=26&Itemid=1

Eddie Ladoire
http://www.ma-asso.org/
http://www.myspace.com/eddieladoire

Monoquini (Bertrand Grimault)
http://monoquini.over-blog.com/pages/IAO__Pierre_Clementi_cineaste_films_inedits-875105.html
http://monoquini.over-blog.com/pages/IAO__Peter_Foldes__Films-948631.html

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CAPC Musée d’art contemporain de Bordeaux
Entrepôt Lainé
7, rue Ferrère 33000 Bordeaux
20h00
10 euros
capc@mairie-bordeaux.fr

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Psychedelic TV (Hommage à Peter Földes) / Eddie Ladoire / Vincent Epplay + Samon Takahashi & inédits Pierre Clémenti
Time:8:00PM Saturday, March 7th
Location:CAPC musée d'art contemporain de Bordeaux
IAO / Explorations psychédéliques en France, 1968 - ∞

IAO / Explorations psychédéliques en France, 1968 - ∞ Satellite I∆O #5

PSYCHEDELIA BRITANNICA
Pépites du cinéma psychédélique Britannique, 1963-1974

VENDREDI 6 FÉVRIER 2009 / 20H30
NEF DU CAPC

Entrée : 3 euros

Programmateur invité : Christophe Dupin (Londres)

Christophe Dupin est chercheur rattaché à la faculté d'histoire de Queen Mary, University of London. Depuis plusieurs ann...ées ses travaux de recherche portent essentiellement sur l'histoire du British Film Institute, une des plus anciennes organisations publiques relatives au cinéma au monde. Il est le co-auteur d'un livre sur le sujet, à paraitre prochainement. Ses recherches l'ont aussi amené à s'intéresser au documentaire anglais et notamment au mouvement du Free Cinema (dont il a produit un coffret DVD pour le BFI en 2006), ainsi qu'au cinéma d'avant-garde britannique. Il enseigne aussi l'histoire du cinéma français.

Site web : http://www.history.qmul.ac.uk/staff/dupinc.html

Préambule

Le programme de ce soir se propose de présenter quelques-unes des œuvres cinématographiques (et vidéo) les plus marquantes parmi celles généralement associées, directement ou indirectement, à la scène psychédélique britannique des années soixante. La diversité esthétique et thématique des films sélectionnés ici témoigne des préoccupations artistiques très différentes de leurs auteurs - cinéastes et artistes - mais aussi du type de soutien institutionnel dont ils bénéficièrent et des procédés techniques (souvent novateurs) auxquels ils eurent recours.

Au-delà de ce qui les différencie, ces films ont en commun d'avoir cherché à recréer, chacun à leur manière, les perceptions sensorielles amplifiées et déformées induites par l’ingestion de LSD et autres psychotropes hallucinogènes en vogue au sein de la contre-culture de cette période.

Certains prennent comme point de départ le cinéma figuratif et narratif (où apparaissent souvent les artistes eux-mêmes) qui est ensuite manipulé par un montage fragmenté au rythme souvent frénétique et des images transformées par des filtres colorés, réimpressions et autres procédés; d’autres optent pour une approche totalement non-représentationnelle et explorent les formes abstraites, mouvements aléatoires et agencements de couleurs obtenus soit en filmant des objets et matières en mouvement devant la caméra, soit en travaillant directement sur la pellicule. La bande son, souvent déstabilisante, amplifie les stimulations sensorielles générées par les éléments visuels.

La plupart de ces films ont aussi pour point commun d’avoir été produits de façon artisanale et projetés non dans le contexte d’une salle de cinéma, mais dans des lieux fortement liés à la contre-culture de l’époque (UFO, Roundhouse, Better Books, Arts Lab, London Filmmakers’ Coop…), où projections en tous genres se mêlaient la plupart du temps aux concerts, happenings, lectures de poésie et autres installations. A noter aussi l’importance des soutiens institutionnels qui ont permis à toutes ces œuvres d’êtres produites: des mécènes publics (British Film Institute, Arts Council, BBC), mais aussi les écoles des beaux-arts (Royal College of Art, St Martins’ College of Art, Slade School of Art etc…).

On trouvera ainsi deux films du début des années 60 que l’on pourrait qualifier de précurseurs du cinéma psychédélique: Towers Open Fire, produit de la rencontre du cinéaste anglais Antony Balch et de l’écrivain expérimental William Burroughs, et Speak, de l’artiste conceptuel John Latham. Viennent ensuite des films directement liés à la scène psychédélique des années 1967-69, ou en tous cas fortement influencés par elle: San Francisco, un film-poème psychédélique sur la ville du flower-power mis en musique par l’une des compositions les plus psychédéliques du groupe Pink Floyd, Beyond Image, une version cinématographique des light-shows de Mark Boyle accompagnant visuellement les concerts de Soft Machine dans les clubs underground de Londres, le minuscule mais déjanté Head Rag Hop, et Solar Flares Burn For You, un voyage psychédélique en Cornouailles accompagné d’une composition hypnotique de l’ex-Soft Machine Robert Wyatt.

A une centaine de kilomètres de Londres, à Brighton précisément, évoluaient des artistes également associés à la contre-culture de l’époque, et dont les films se trouvent à la croisée du pop-art, du surréalisme, de l’anarchisme et du psychédélisme: cette scène de Brighton est représentée ici par Meatdaze de Jeff Keen et Size M de Tony Sinden.

La contre-culture londonienne a aussi donné naissance à la London Filmmakers’ Co-op (1966). D’abord lieu de découverte des films de l’underground américain, la LFMC est devenue à la fin de la décennie un laboratoire de production de films expérimentaux, où de jeunes artistes guidés par Malcolm Le Grice choisirent de focaliser leur attention sur l’exploration des propriétés physiques et matérielles du film, faisant du processus même de production et de projection une partie intégrante de l’œuvre, et réduisant ainsi le cinéma à ses valeurs essentielles : formes, couleurs, contours et lumière. Des films tels que les œuvres multi-écrans Threshold (Malcolm Le Grice), Hand Grenade (Gill Eatherley) et Maja Replicate (Fred Drummond) sont représentatifs de cette mouvance dite ‘structurelle’, dont le lien avec l’aventure psychédélique tient à l’expérience poly-sensorielle intense qu’ils procurent au spectateur, même si leur approche est moins ludique et plus théorique que celle d'auteurs tels Anthony Stern, Mark Boyle ou Jeff Keen.

Enfin, un certain nombre d’artistes ont commencé à la fin des années 60 et au début des années 70 à expérimenter avec les nouvelles technologies de la télévision et de la vidéo et ont trouvé de nouveaux moyens de créer des images aux formes abstraites et aux couleurs saturées : ici sont présentés Horizon de Lutz Becker et Entering de Peter Donebauer. (Christophe Dupin, janvier 2009)

Programme

TOWERS OPEN FIRE
Antony Balch
(1963 / 16mm / n&b / vostf / 9 min 30)

SPEAK
John Latham
(1962 / 16mm / couleur / 11min)

SAN FRANCISCO
Anthony Stern
(1968 / 16mm / couleur / 15 min)
Musique de Pink Floyd

BEYOND IMAGE
Mark Boyle & The Sensual Laboratory
(1968 / 16mm / couleur / 17 min)
Musique de Soft Machine

HEAD RAG HOP
Peter Turner
(1968 / 16mm / couleur / 2 min)

MEATDAZE
Jeff Keen
(1968 / 16mm / couleur / 10 min)

SIZE M
Tony Sinden
(1969 / 16mm / couleur / 12 min)

SOLAR FLARES BURN FOR YOU
Arthur Johns
(1973 / 16mm / couleur / 9 min)

NOTHING IS SOMETHING
Anne Rees-Mogg
(1966 / 16mm / couleur / 10 min)

MAJA REPLICATE
Fred Drummond
(1969 / double projection 16mm / 15 min)

HAND GRENADE
Gill Eatherley
(1971 / triple projection 16mm / 8 min)

THRESHOLD
Malcolm Le Grice
(1972 / triple projection / vidéo / 16 min)

HORIZON
Lutz Becker
(1966-68 / vidéo / couleur / 5 min)

ENTERING
Peter Donebauer
(1974 / vidéo / couleur / 8 min)

Merci a Aymeric Leroy et David Curtis pour leur aide précieuse

Programme réalisé avec le concours de Light Cone (Paris), LUX (Londres), Malcolm Le Grice, Lutz Becker, Peter Donebauer, The Wylie Agency / Luke Ingram (Londres).

Coordination : Bertrand Grimault / association Monoquini

Programme (très) détaillé : http://monoquini.over-blog.com/




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Satellite I∆O #5
Time:8:30PM Friday, February 6th
Location:CAPC musée d'art contemporain
IAO / Explorations psychédéliques en France, 1968 - ∞

IAO / Explorations psychédéliques en France, 1968 - ∞ ----------
I∆O & archives audiovisuelles de l'Ina

L'Institut National de l'Audiovisuel est la première source d'archives audiovisuelles au monde. Il sauvegarde, numérise et communique les archives de la radio et de la télévision française, soit plus de 70 ans de programmes sonores et audiovisuels. Ces 3 millions d'heure...s conservées représentent une source exceptionnelle d'archives pour la production, la diffusion, l'édition, mais aussi la recherche et l'éducation. www.ina.fr

L'Ina s'associe à l'exposition IΔO en mettant à disposition un corpus d'archives exceptionnelles des années 60 et 70 (émissions, reportages, réalisations du GRI/GRM du Service de la Recherche de l'ORTF...) reflétant l'intérêt des directeurs de chaînes de télévision d'alors pour l'expérimentation et la rencontre du grand public avec les aspects les plus innovants de la création. L'INA nous permet ainsi de découvrir la richesse de son fond en lien avec la scène musicale et artistique contribuant à l'expression du psychédélisme en France.

Au Salon, un espace de consultation est ouvert au public afin d'accéder librement à près de 3 heures d'archives, avec des films de Jean-Christophe Averty, Philippe Garrel, Peter Földes, Piotr Kamler, Jean-Noel Roy, Jérôme Laperrousaz... et la participation de Daevid Allen et Gong, Ame Son, Soft Machine, Pierre Henry, Magma, Dashiell Hedayat, Nico, Martial Raysse, The Living Theatre, Open Light, Tim Blake...

Recherche / sélection des archives : Bertrand Grimault / association Monoquini

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Du 29 janvier au 8 mars 2009, de 14h à 18h, les mercredis jusqu'à 20h. Le Salon. Entrée libre.

Inauguration de l'Espace Ina le mercredi 28 novembre à 19h
Le Salon, entrée libre

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Inauguration au Salon du CAPC
Time:7:00PM Wednesday, January 28th
Location:CAPC musée d'art contemporain
IAO / Explorations psychédéliques en France, 1968 - ∞

IAO / Explorations psychédéliques en France, 1968 - ∞ ----------
I∆O & archives audiovisuelles de l'Ina

L'Institut National de l'Audiovisuel est la première source d'archives audiovisuelles au monde. Il sauvegarde, numérise et communique les archives de la radio et de la télévision française, soit plus de 70 ans de programmes sonores et audiovisuels. Ces 3 millions d'heure...s conservées représentent une source exceptionnelle d'archives pour la production, la diffusion, l'édition, mais aussi la recherche et l'éducation. www.ina.fr

L'Ina s'associe à l'exposition IΔO en mettant à disposition un corpus d'archives exceptionnelles des années 60 et 70 (émissions, reportages, réalisations du GRI/GRM du Service de la Recherche de l'ORTF...) reflétant l'intérêt des directeurs de chaînes de télévision d'alors pour l'expérimentation et la rencontre du grand public avec les aspects les plus innovants de la création. L'INA nous permet ainsi de découvrir la richesse de son fond en lien avec la scène musicale et artistique contribuant à l'expression du psychédélisme en France.

Au Salon, un espace de consultation est ouvert au public afin d'accéder librement à près de 3 heures d'archives, avec des films de Jean-Christophe Averty, Philippe Garrel, Peter Földes, Piotr Kamler, Jean-Noel Roy, Jérôme Laperrousaz... et la participation de Daevid Allen et Gong, Ame Son, Soft Machine, Pierre Henry, Magma, Dashiell Hedayat, Nico, Martial Raysse, The Living Theatre, Open Light, Tim Blake...

Recherche / sélection des archives : Bertrand Grimault / association Monoquini

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Du 29 janvier au 8 mars 2009, de 14h à 18h, les mercredis jusqu'à 20h. Le Salon. Entrée libre.

Inauguration de l'Espace Ina le mercredi 28 novembre à 19h
Le Salon, entrée libre

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Inauguration au Salon du CAPC
Time:7:00PM Wednesday, January 28th
Location:CAPC musée d'art contemporain
IAO / Explorations psychédéliques en France, 1968 - ∞

IAO / Explorations psychédéliques en France, 1968 - ∞ ----------
Didier Malherbe, L’Anche des métamorphoses
Poésie / musique

Entre lecture et concert, un « one man show » de Didier Malherbe, flûtiste/saxophoniste de Gong.
Depuis plus de quarante ans, Didier Malherbe (également connu en territoire psychédélique sous le nom énigmatique de Bloomdido Bad de Grass – hommage, entr...e autres, à Charlie Parker) expérimente tous azimuts les possibilités offertes par les instruments à vent, repoussant les frontières entre jazz, rock et musiques du monde. Co-fondateur, avec Daevid Allen qu’il rencontre dès 68, du groupe phare de la scène psychédélique européenne Gong, D. M. est l’un des architectes de la période « héroïque » du groupe (la trilogie Radio Gnome Invisible) et un artiste qui ne cesse de repenser son rapport à la musique.
Des expériences progressives jazz-rock qui suivirent immédiatement le Gong « classique » (Steve Hillage, Pierre Moerlen, ou encore Mino Cinelu), au duo Ichthyornis avec Youval Micenmacher (dans lequel il utilise en pionnier le synthétiseur à vent WX7 de Yamaha), des groupes BLOOM, Zeff, des collaborations avec Brigitte Fontaine, Robert Wyatt à la consécration du Hadouk Trio (qui obtient une Victoire du Jazz en 2007), D. M. développe une véritable écologie sonore, à partir de la manipulation de dizaines d’instruments ethniques qu’il étudie continûment, pour produire autant d’ambiances méditatives, profondes, d’aventures « voyageuses », que l’on a pu comparer aux paysages sonores du norvégien Jan Garbarek.
L’Anche des métamorphoses est un projet live issu d’un recueil de 128 sonnets écrit par Didier Malherbe, hommage aux instruments à vent, à leur anche en roseau du Var, à la musique. Chaque poème est une vignette rimées, un portrait à l'antique, une petite fable, alternant poésie et improvisations musicale, mêlant saxophone et clarinette bien sûr, mais aussi doudouk (flûte arménienne à anche double) et autres surprises…

En partenariat avec Musiques de Nuit

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Dimanche 25 janvier 2009, 16h
Nef, 5 euros / 2,50 euros

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L'Anche des métamorphoses
Time:4:00PM Sunday, January 25th
Location:CAPC musée d'art contemporain de Bordeaux
IAO / Explorations psychédéliques en France, 1968 - ∞January 6, 2009 at 3:26pm · Report
IAO / Explorations psychédéliques en France, 1968 - ∞

IAO / Explorations psychédéliques en France, 1968 - ∞ ----------
Dans le cadre de l'exposition
I∆O. Explorations psychédéliques en France, 1968 - ∞ (28 novembre 2008-8 mars 2009)

le CAPC présente une soirée satellite "Psychédélisme & minimalisme"

Musique :
Eliane Radigue, "Naldjorlak" (création mondiale) – avec Charles Curtis (violoncelle), Carol Robinson & Bruno Martinez (c...ors de basset), en présence d'Eliane Radigue.

Films :
Paul Sharits : "Apparent Motion" (1975), "Analytical Studies I-IV" (1974-76), "Declarative Mode" (1977)

Samedi 24 janvier 2009
CAPC Musée d'art contemporain de Bordeaux
17h-23h
10 euros

La coïncidence est trop belle pour la passer sous silence : Eliane Radigue, « sculptrice sonore française » pour reprendre les mots de Daniel Caux, offre en création mondiale sous la nef du CAPC, "Naldjorlak", pièce acoustique aux résonances tibétaines, le jour même de son anniversaire.

Après plus de 30 ans de musique électronique « infiniment discrète » (Michel Chion), la trop rare compositrice bouddhiste, ancienne élève et assistante de Pierre Schaeffer puis de Pierre Henry, proche des minimalistes américains (son chemin croise celui de Terry Riley, David Tudor, Phill Niblock…) a abandonné son instrument de prédilection, le synthétiseur modulaire ARP 2500, pour se consacrer à la composition acoustique exclusivement depuis 2004.

Monumental par sa durée (2h30) et délicat par son traitement acoustique de sons continus, pulsés, bruissés, "Naldjorlak" est pensé comme une trilogie où harmoniques, subharmoniques et partielles se répondent avec une incroyable subtilité. La pièce est portée par trois musiciens virtuoses, interprètes privilégiés des répertoires de La Monte Young, Giacinto Scelsi, Morton Feldman : le compositeur et improvisateur Charles Curtis au violoncelle, la compositrice et improvisatrice Carol Robinson ainsi que Bruno Martinez, soliste de l'orchestre de l'Opéra de Paris, aux cors de basset.

Suspension du temps, dialogue avec l'éternité, voisinage avec le silence, appel à la contemplation, concentration exceptionnelle : ce qui qualifie la musique d'Eliane Radigue depuis 1970 est plus que jamais d'actualité. Mais "Naldjorlak" emmène encore plus loin la compositrice dans son voyage musical, puisque avec ses trois interprètes, la musicienne admet avoir trouvé le meilleur moyen d'approcher plus encore la « musique impalpable et irréelle » qu'elle appelle de ses rêves. (Maxime Guitton)

Liens :
http://www.shiiin.com
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89liane_Radigue
http://neospheres.free.fr/minimal/curtis.htm
http://www.crsounds.com/

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Artiste américain apparenté à Fluxus, Paul Sharits (1943-1993) s'est imposé comme un des cinéastes expérimentaux les plus singuliers de sa génération, multipliant les modes de présentation de ses travaux, sous forme de dessins-partitions, tableaux de pellicules (Frozen Film Frames), projections multiples et installations.

Son cinéma échappe au mode conventionnel de représentation et de narration, pour interroger les éléments constitutifs de la projection et la matérialité du support filmique. Le film même comme objet est le vecteur d'une expérience élargie, où le photogramme, le défilement du ruban filmique, le grain de l'image, les perforations, les rayures... sont les composants d'une ontologie cinématographique.

Paul Sharits a appréhendé en particulier la dimension plastique et affective de la couleur, par le biais de l'intermittence lumineuse et des résonances chromatiques, selon un développement temporel inspiré par l'écriture musicale. Ses films - silencieux - sont des "récits de couleur" dont les modulations produisent une musique visuelle.

Les œuvres des années 70 projetées au CAPC offrent un contrepoint à la composition d'Eliane Radigue, proposant une expérience d'immersion où les films se déploient à la fois dans l'espace physique et sur l'écran mental de notre pure perception.

Films présentés :
"Apparent Motion" (1975 / 16mm / couleur / 28 minutes)
"Analytical Studies I-IV" (1974-76 / projection pour 4 projecteurs 16mm / couleur / 30 minutes)
"Declarative Mode" (1977 / projection pour 2 projecteurs 16mm / couleur / 39 minutes)

Avec le concours de Light Cone (Paris) et The Film-Makers Coop (New York).
Programmation / projections : Bertrand Grimault / association Monoquini

Nous sommes redevables au travail mené depuis de nombreuses années par Yann Beauvais sur l'œuvre de Paul Sharits. Il contribue à la monographie complète consacrée au cinéaste, récemment publiée par Les Presses du Réel.

Liens :
http://www.paulsharits.com/
http://www.lespressesdureel.com/
http://monoquini.over-blog.com/pages/IAO__Paul_Sharits__Films-946231.html

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Eliane Radigue ("Naldjorlak") + Paul Sharits (multi-projections)
Time:5:00PM Saturday, January 24th
Location:CAPC musée d'art contemporain de Bordeaux
IAO / Explorations psychédéliques en France, 1968 - ∞
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IAO / Explorations psychédéliques en France, 1968 - ∞

IAO / Explorations psychédéliques en France, 1968 - ∞ Cosmic Music Diggers : Love City # 1 / Flashbacks du festival IAO online @ http://www.radiocampusparis.org/?p=5824

January 6, 2009 at 3:04pm · Report
IAO / Explorations psychédéliques en France, 1968 - ∞
IAO / Explorations psychédéliques en France, 1968 - ∞

IAO / Explorations psychédéliques en France, 1968 - ∞ ----------
Les films Zanzibar

Les événements de Mai 1968 ont coïncidé en France, par leur brièveté, leur urgence et leur virulence, avec la réalisation d'une dizaine de longs et moyens métrages financés par l'héritière Sylvina Boissonnas et qui furent rétrospectivement réunis sous la bannière des "films Zanzibar". Il s'a...git d'abord d'une communauté d'amis, jeunes artistes, musiciens, cinéastes, qui trouve l'opportunité de réaliser en totale liberté des films avec les moyens appropriés et les conditions professionnelles du cinéma, en dehors de toute contingence commerciale. Les films Zanzibar offrent un précipité des aspirations de l'époque de rompre avec les modèles préexistants, en faisant table rase des notions admises d'auteur, de récit, de mise en scène, d'interprétation, de durée, de fiction même, au profit de l'improvisation, de la sobriété stylistique et de l'impact du propos sur la conscience du spectateur.
Peu vus à leur époque et longtemps restés invisibles, trois de ces films rares nous sont redonnés à voir dans le cadre de la programmation cinéma de IAO, en présence de Sally Shafto, historienne du cinéma dont le travail a éminemment contribué à leur redécouverte, Zouzou, égérie des années soixante et actrice notamment pour Philippe Garrel, et Patrick Deval, cinéaste.

"Les films Zanzibar ont été pour moi l'une des plus grandes découvertes du cinéma français. (...) Ils forment un lien passionnant entre la nouvelle vague et l'avant-garde, le film poème et le film narratif. Ces films n'ont rien perdu avec le temps, bien au contraire. Ils ont gagné en intensité dans leur vision personnelle, poétique et cinématographique." (Jonas Mekas)

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Mercredi 14 janvier 2009 / 19H
Salon du CAPC
Entrée libre
Rencontre / signature avec Sally Shafto ( "Les films Zanzibar et les Dandys de Mai 1968" -Editions Paris Expérimental, 2007 ) et Zouzou ("Jusqu'à l'aube", autobiographie - Flammarion, 2003)
Avec le concours de la librairie La mauvaise réputation.
Collation proposée par La Politique.

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Mercredi 14 janvier 2009 / 20H30
Auditorium
Entrée : 3 €

LA CONCENTRATION de Philippe Garrel (1968 / 35mm / couleur / 1H34)
avec Jean-Pierre Léaud et Zouzou.
Tourné en août 1968 durant 72 heures d’affilée dans un décor unique en studio, monté en une semaine, "La concentration" s'apparente à un happening sous influence lysergique. Un homme et une femme tentent de cohabiter dans un espace épuré et symbolique, à la fois chambre de torture et machine-cinéma, projection des angoisses d'un jeune cinéaste alors âgé de 20 ans.

Séance présentée par Sally Shafto, en présence de Zouzou et Patrick Deval.

Remerciements : Philippe Garrel, Claudine, Kaufmann, La Cinémathèque Française, Ciné Sono Service.
Programmation : Bertrand Grimault / association Monoquini
+ d'infos sur la programmation : www.monoquini.over-blog.com

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Jeudi 15 janvier 2009 / 20H30
Auditorium
Entrée : 3 €

PIÈGE OU LA PEUR D'ÊTRE VOLÉ de Jacques Baratier (1968 / 16mm / n&b / 48 minutes) avec Bulle Ogier, Bernadette Lafont, Jean-Baptiste Thierrée, Arrabal.
Un véritable film performance où Bulle Ogier et Bernadette Laffont, totalement dévergondées, se livrent à un débordement de destruction nocturne dans une maison entre hallucination et cauchemar, dans un grand fracas acousmatique signé François Tusques.

Suivi de
ACÉPHALE de Patrick Deval (1968 / 35mm / n&b / 56 minutes)
avec Laurent Condominas, Jacky Raynal, Michael Chapman, Patrick Deval, Jacques Baratier...
Acéphale est cette "tête chercheuse", jeune homme citant Georges Bataille, dans un film d'exil et d'errance de l'immédiat après Mai 68, en quête d'utopie et de renaissance, entre satori et folie.

Séance présentée par Sally Shafto, en présence de Zouzou et Patrick Deval.

Remerciements : Films Argos, Patrick Deval, Jackie Raynal, l'Alliance Française à New York, Ciné Sono Service.
Programmation : Bertrand Grimault / association Monoquini
+ d'infos sur la programmation : www.monoquini.over-blog.com

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Philippe Garrel / Jacques Baratier, Patrick Deval
Time:7:00PM Wednesday, January 14th
Location:CAPC musée d'art contemporain de Bordeaux
IAO / Explorations psychédéliques en France, 1968 - ∞December 15, 2008 at 4:42pm · Report
IAO / Explorations psychédéliques en France, 1968 - ∞
I∆O. Explorations psychédéliques en France, 1968 - ∞ I∆O Psychedelic Explorations in France, 1968 - ∞ Festival & satellites. Yeux-mandalas / Mandala-Eyes. Scènes tr...