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Tout est dit... nous appuyons l'écrit de Madame Robert.

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Jocelyne Robert

LETTRE AUX JOURNALISTES ET ACTEURS MÉDIATIQUES

Question de déontologie, je voudrais demander aux journalistes, acteurs médiatiques, experts et commentateurs de ...s'interroger, de réfléchir sur les dénominations et qualifications inappropriées souvent utilisées pour traiter les actes violents et mortuaires à l’égard des femmes.

Un meurtre est un meurtre. Ça n’est pas un drame passionnel. Ça n’est pas une histoire d’amour qui tourne mal. Ça n’est pas non plus un banal «drame familial». De plus, svp, cessez de faire d’emblée de l’assassin, un « fou » ou un « malade ». L’homme qui tue sa « bien-aimée » n’a généralement pas d’antécédents de troubles psychiatriques, notez-le bien, cela est démontré.

"Crime passionnel » , dites-vous ? Pour moi, «crime passionnel » et crime d’honneur sont du pareil au même. L’homme n’accepte pas le comportement de la femme. Dans le premier cas, elle le quitte et il ne le prend pas; dans le second, elle ne se comporte pas conformément à ses exigences. Dans les deux cas, l’homme, mari ou père, a une fracture de l’ego, il n’accepte pas, est déshonoré et il punit en donnant la mort: « Cela t’apprendra !"

Messieurs, mesdames des médias, permettez que je vous rappelle qu’un « crime passionnel » n'est pas un crime d’amour. Vous faites une grave erreur, chargée de conséquences, en l’étiquetant ainsi. Quand j’ai travaillé auprès de femmes victimes de violence conjugale, j’entendais souvent clamer «C'est une histoire passionnelle». Cet énoncé banalisait la situation, laissait entendre que le «passionnel» explique tout, lave l'horreur, cautionne l'impuissance. J'éprouvais la désagréable impression qu'on voulait me faire avaler l'idée qu'un homme passionné n'est pas maître des ses passions et qu'il fallait, en cas de contrariétés et de jalousies morbides, COMPRENDRE qu’il perde les pédales.

Il est urgent de cesser d’évacuer impudiquement dans la « passion », la violence faite aux femmes, de cesser de se vautrer dans une épiphénoménologie de bien-pensance.

Gérard Lopez, psychiatre et expert pour la Cour d'appel de Paris va plus loin (Cerveau & Psycho, Octobre 2010). Il dit que policiers et jurés se passionnent pour les "crimes passionnels" et qu'ils auraient tendance à s'identifier au criminel. Après tout, qui n'a pas connu les affres du rejet amoureux et éprouvé les terribles émotions de la colère? Il semble que « durant les procès, l'image romantique de l'amour éternel impressionne les jurés ». Attendrie à son tour par cette image de l'amour éternel bafoué, la société en remettra en trouvant au
« meurtrier passionnel » des excuses d’amoureux transi et blessé.

Je reviens aux acteurs médiatiques qui nomment "drame passionnel » cette violence meurtrière. Dans un premier temps, ils suscitent une sympathie aigüe et verticale pour la victime. Verticale parce qu'elle s'élève promptement puis s’évanouit. Normal, la victime ne fait plus partie du paysage médiatique puisqu'elle est morte. Son bourreau lui, celui qui a infligé la mort, il vit, il a un nom, un prénom, un visage, des larmes, une douleur qui finissent par inspirer une sympathie qui n'en finit plus de s'étirer, dans un temps qui se décline à l’horizontale.

À moins d’être une star, le nom de la victime d’un « assassinat amoureux » est vite oublié. Personne ne se souviendrait de Marie Trintignant si elle avait été une inconnue issue d’une famille anonyme. Et encore ! On a parlé bien plus de la souffrance, de la peine, de la rédemption de Bertrand Cantat, que de Marie Trintignant.

Plus les faits sont ignobles et d'une férocité sans nom, et plus la victime est effacée. Qui se souviendra du nom de Véronique Barbe dans quelques mois, cette femme, mère de 4 enfants, poignardée par son conjoint Ugo Fredette ? Personne. Mais le meurtrier présumé vivra sur toutes les lèvres, et attirera même apitoiement et sympathie.

L’homme qui harcèle, violente et tue sa conjointe, sa blonde, son épouse ou sa maîtresse parce qu’il est incapable d’assumer une rupture, est un assassin. Il opte pour le meurtre et la plupart du temps, rate ensuite son suicide.

_______________

* Sourire de Veronique Barbe, cette femme et mère de 4 enfants. poignardée à mort, tiré de Facebook #RIP 🌹

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La Maison d'Ariane

Jeudi, 14 septembre 2017
Saint-Eustache
Véronique Barbe, 41 ans
Repose en paix...

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L'enfant est retrouvé sain et sauf!

Ugo Fredette recherché pour l’enlèvement de son fils Louka, 6 ans, a été arrêté en Ontario.
tvanouvelles.ca
Maison Flora Tristan updated their cover photo.
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EngagezvousACA

La grande manifestation du 27 septembre arrive rapidement ! Voici une petite capsule vidéo pour se mobiliser et se mettre dans l'ambiance. On lâche rien !

Développer la relation mère-enfant
Les mères ayant vécu de la violence conjugale et leurs enfants âgés de 5 à 13 ans pourront participer à des ateliers pour renforcer leur relation, cet automne, à la Maison Simonne-Monet-Chartrand, dans le cadre du projet Bouclier.

Les mères ayant vécu de la violence conjugale et leurs enfants âgés de 5 à 13 ans pourront participer à des ateliers pour renforcer leur relation, cet automne, à la Maison Simonne-Monet-Chartrand, dans le cadre du projet Bouclier. Ce service sera offert grâce à un partenariat entre la maison d’héber...
journaldechambly.com

Notre association provinciale des maisons de 2e étape dont est membre Flora Tristan organise un colloque sur les enjeux de notre travail en post-séparation... Faite circuler autour de vous!

OCT5
Thu 9:00 AM EDT1431 rue Fullum (Chapelle de l’Espace Fullum)
74 people interested

Une belle avancée pour les femmes... évidemment encore très loin de leurs homologues masculins, mais on applaudit ce début pour un futur plus prometteur.

La Ligue canadienne de hockey féminin (LCHF) paiera ses joueurs pendant la saison régulière à compter de l'automne.
lapresse.ca

"Il faut sortir du fait divers pour commencer à parler de faits de société. On ne tue pas sa femme par amour, jamais. On la tue, car on ne supporte pas de la pe...rdre, on veut garder son objet.
Si on veut encourager les femmes à parler, il faut rendre crédible l'idée qu'on peut les protéger avant la commission de nouvelles violences."

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" we have to get out of the way to start talking about corporate facts. You don't kill his wife for love, never. We kill her because we can't stand losing her, we want to keep her object. If we want to encourage women to talk, we must make it credible that we can protect them before the commission of new violence."
Translated
123 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint en 2016. La spécialiste Ernestine Ronai plaide pour une amplification de la lutte.
lepoint.fr

Au Maroc, en Tunisie, en Iran ou en Afghanistan, des femmes se lèvent contre les violences dont elles sont victimes et réclament aussi l'égalité des droits. Au prix d'un flot continu d'injures et de menaces.
https://www.marianne.net/…/maroc-tunisie-iran-afghanistan-l…

Au Maroc, en Tunisie, en Iran ou en Afghanistan, des femmes se lèvent contre les violences dont elles sont victimes et réclament aussi l'égalité des droits. Au prix d'un flot continu d'injures et de menaces.
marianne.net
NOV23
Thu 10:00 AM EST1212 Rue Panet, Montréal, QC H2L 2Y7, Canada
39 people interested

« BARAKA ! »

FEMMES - Dans la rue, au travail, au sein de sa propre famille... Le harcèlement que subissent les femmes au Maroc est quotidien et présent dans tous les pans de la société
huffpostmaghreb.com

« Les grands-mères font aussi de la mobilisation communautaire, organisent des discussions sur le thème de la santé, et forment des alliances avec d’autres grands-mères pour poursuivre la lutte contre les problèmes sociaux et le VIH-sida. »

En Afrique du Sud, les gogos travaillent, prennent soin, transmettent, se mobilisent… À quand la reconnaissance?
gazettedesfemmes.ca

Attention aux stéréotypes!!

''Or, selon un sondage mené par le Conseil du statut de la femme et cité dans son avis paru l’an dernier, 76 % du corps enseignant québécois estime que les garç...ons préfèrent naturellement les activités mobilisant les habiletés techniques et mathématiques tandis que 73 % sont convaincus que les filles sont plus appliquées et disciplinées. Enfin, 70 % sont d’avis que les filles réussissent mieux que les garçons en français.

Évidemment, ce sont là des stéréotypes de genre, qui consistent en l’attribution de rôles, de comportements ou de caractéristiques à des personnes en fonction de leur sexe, sans égard à leur individualité. Or ces stéréotypes « entravent le libre développement des individus », peut-on lire dans le rapport du Réseau réussite Montréal, qui ajoute que le fait de « diminuer l’adhésion aux stéréotypes sexuels et sexistes, c’est promouvoir des rapports plus égalitaires, favoriser le plein potentiel des jeunes et la réussite ».''

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Pas un, mais bien deux organismes québécois ont recensé ces dernières années l’abondante littérature...
ledevoir.com

Un organisme qui aide et soutien beaucoup de femmes que nous hébergeons...

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La Maison Bleue

POSTE COMBLÉ - MERCI POUR VOTRE INTÉRÊT!
La Maison Bleue recrute! Consultez l'offre d'emploi pour un poste de coordonnateur(trice) du site de Côte-des-Neiges e...t n'hésitez pas à la faire circuler. Vous pouvez postuler jusqu'au 5 septembre. http://www.maisonbleue.info/…/LMB-Affichage-Coordination-24…

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Nous avons assisté au lancement de la "Stratégie pour prévenir et contrer les violences à caractère sexuel en enseignement supérieur" cet après-midi. Voici notre réaction :

Montréal, lundi le 21 août 2017 – Le Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS) salue la volonté de la ministre David d’effectuer un changement de culture dans les communautés collégiale et universitaire en matière de violence sexuelle.…
rqcalacs.qc.ca