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À paraître prochainement (couverture à illustrer )

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Émasculer l’État, unique remède aux violences ethnico-politiques et aux inégalités en Guinée

Retirons enfin ces œillères ! Les inimitiés ethniques, fussent-elles brutales, ainsi que d’ailleurs les crises sociopolitiques, voire économiques, de toutes natures qui happent fréquemment la Guinée, sont loin de représenter la cause fondamentale du « mal guinéen », encore moins la mainmise étrangère, certes, non moins négligeable. Tout autant que les poncifs éculés de médiation inter...

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Furax, mais soulagé finalement : mon manuscrit sélectionné et en cours d’édition !

En implacable rouleau compresseur, je marcherai prochainement sur la tronche de tous ces éditeurs arrogants et de mauvaise foi, qui, sans le moindre motif valable, ont refusé mon manuscrit.

Parbleu ! avec les supplices de Tantale que font subir aux nouveaux auteurs les “édits-chieurs” patentés, plutôt tenants de la sous-culture que défenseurs du livre, il ya de quoi être vindicatif.

...

Aux yeux des tenants de la sous-culture, l’art n’est bon que si et seulement si l’artiste est bancable ou relève de la coterie. Tant pis pour les révélations qui jadis donnaient aux belles lettres toute leur noblesse! Adieu à l’art pur, inconditionnel, à l’art pour l’art ! . . .

Aucun égard au vécu qui dicte généralement l’œuvre frappée d’ostracisme au nom de normes subliminales. Une seule logique prévaut à leur entendement : la vénalité. Ces gens-là ne représentent aucunement la culture. Bobos infatués, pauvres ersatz d’un passe reclus, xénophobes culturels, dictateurs du mot, témoins émasculés de la révolution contemporaine des NIT, englués dans un seul livre, ils sont responsables d’un double crime : la censure et la marchandisation de la culture.

À bas tous ces rhéteurs de la plume, ennemis de la culture et leurs normes façons, une autre littérature est possible...

Rdv prochainement pour vous présenter mon ouvrage.

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Sous le règne de l'esbroufe...

Par Rosemar : http://rosemar.over-blog.com/…/sous-le-regne-de-l-esbroufe.…

Nous vivons sous l'emprise et sous le règne de l'esbroufe...

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Partout, on nous en met plein la vue : partout, c'est le clinquant qui s'affiche.

Pendant les fêtes de fin d'année, les supermarchés nous vendent toutes sortes de produits : des bûches aux décors somptueux, colorés, des canapés en forme de petits sapins, des foies gras enveloppés de papiers dorés...

Les emballages se veulent attractifs, éclatants.

Dans tous les cas, il s'agit d'attirer l'oeil, de séduire les consommateurs grâce à toutes sortes d'artifices...

Peu importe, au fond, la composition du produit, c'est l'apparence qui s'impose : des bûches recouvertes de chantilly, de crèmes aux couleurs criardes, des amuse-gueules aux formes géométriques séduisantes....

De plus en plus, les supermarchés se spécialisent dans ces aliments ultra-transformés...

L'industrie agro-alimentaire nous vend des produits artificiels qui perdent leur authenticité.

Additifs, colorants, gélatine ont pour but de donner un aspect attractif et plaisant à la marchandise.

Mais qu'est-ce qui se cache derrière ces apparences trompeuses ? Des produits frelatés qui n'ont plus rien de naturel.

Dans un autre domaine, régulièrement des soldes de vêtements nous sont proposées par les commerçants : soudain, à cette occasion, les prix baissent, comme par miracle... des rabais qui peuvent atteindre 60, voire 70 % !

Ainsi, on prend conscience que les prix sont forcément initialement surévalués...

Là encore, le consommateur n'est-il pas victime d'une sorte d'esbroufe ?

La mode elle-même fait appel au bling-bling : frou-frou, volants, dentelles, couleurs flashy...

Les voitures qu'on nous vend sont de plus en plus sophistiquées et clinquantes, par leurs formes, leurs couleurs... Elles sont bourrées de technologies innovantes, suréquipées : GPS, électronique... Elles seront bientôt connectées et les conducteurs seront ainsi surveillés, contrôlés, observés dans leurs moindres déplacements.

Sur Facebook, certains éprouvent aussi le besoin de s'afficher, d'exposer des photos, de briller...

Et que dire des hommes politiques ?

Eux aussi sont le plus souvent dans l'esbroufe et la représentation...

Ils nous servent de beaux discours, nous promettent une augmentation du pouvoir d'achat... Ils annoncent que tous les SDF auront un toit...

Une fois qu'ils sont arrivés au pouvoir, nous découvrons que les prix de l'énergie flambent...

Et nous constatons que les SDF sont toujours aussi nombreux dans les rues...

L'esbroufe : c'est bien là un ressort essentiel de nos sociétés d'apparence.

Le bling-bling, les faux-semblants, le tape-à-l'oeil font recette, hélas !

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Nous vivons sous l'emprise et sous le règne de l'esbroufe... Partout, on nous en met plein la vue : partout, c'est le clinquant qui s'affiche. Pendant les fêtes de fin d'année, les supermarchés nous vendent toutes sortes de produits : des bûches aux décors...
rosemar.over-blog.com

Trolling, brassage de vent, faconde sékoutouréenne, rhétorique tendancieuse et incendiaire : plaidoyer pour un parler politique responsable en Guinée

En Guinée,discours politique et donne sociopolitique interférent non sans conséquences. Recèle d’incongruités le plus souvent, le discours politique guinéen prête le flanc tout naturellement à la critique, pour mener, in fine, à un réquisitoire sans concession contre l’élite politique et la brassée de leaders d’opinion tous az...

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Au pote de bistrot

Du papotage en repartie de notre dernière bavette achevée en queue de poisson. Portée m’avait inopinément arrachée à la beuverie collective fort conviviale. Je détalai comme une fusée pour mes pénates. L’imparable appel du devoir conjugal… C’est toujours la même histoire, nos retrouvailles : la valse des mots creux; les croque-mitaines; les têtes — de linotte infatuées; les visiteurs d’un soir; des têtes-brulées; des trublions et leur parler à la cantonade...

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Faites un gros bisou à Amoo Hadji, vieux dandy propret de 80 ans

Réputé homme le plus crade du monde (sacrée renommée !),
Amoo Hadji traine ses somptueuses guêtres au pays de Layatollah Khomeiny, en Iran. Soixante berges que le vieux bougre n’a pas pris une douche! Je dis bien… 60 ans que le bonhomme snobe les bienfaits d’un bain de douche ! L’insolite trouvaille est rapportée par Acidcow (?), reprise par Afriqueconnection.

...

Sensationnalisme de presse jaune ou vraie news ? Wallah, je ne saurais affirmer ou infirmer quoi que ce soit. Tout ce qu’on saurait, mis à part son aversion forcenée pour la douche, le plouc disposerait d’« une énorme pipe, dans laquelle il fume des excréments d’animaux. » (Sic !). Et s’il lui arrive de tomber sur des clopes, ça n’est pas moins de cinq qu’il grille d’une traite !

À part ces fameux faits d’armes, que fait sinon dans la life ce vieux boueux, étrange créature humaine, qui tient plus de l’imaginaire que de la réalité d’un SDF pouilleux et hideux ? Pourquoi le délicieux papy a-t-il horreur de se laver ? Quid de son background ? La source n’en dit pas plus. Si toutefois ça vous dit de le rencontrer, faites un tour à Dezhgah (Iran). Vous êtes sûr(e) de ne pas le louper.

Petit, fallait remuer ciel et terre pour que je consente à passer sous l’eau, parait, me dit la daronne à coup de morgue bien trempée. Lol ! (On a aussi chacun son péché véniel, hein, non ?!) ; mais lui le daron Amoo Hadji, on n’est pas à une douche près, même magique et/ou au décapante, pour le voir reprendre l’aspect humain.

Merci pour les effluves de musc lors de la rencontre, et n’oubliez pas de partager vos selfies avec les potos sur FB. J’ai hâte de reprendre de vos nouvelles…

Comment est-ce possible de détester la flotte à ce point ? Mdrrr !

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Comme Monenembo, je n’irai pas à l’Élysée « manger avec ceux qui mangent l’Afrique »

Oubliez la gastronomie française et ses mets exquis. D’autant plus savoureux et copieux quand l’armée des cuistots de l’Élysée se démène pour mettre les couverts au repas de la Cène des roitelets nègres et leur horde de valetailles. Laissez tomber l’auteur du propos, et épargnez-vous le délit de faciès.

Question de principe : pensez vertu, décence, patriotisme, un laps de temps. Ce que Mone...nembo nous rappelle à juste titre en déclinant l’invite au diner à l’Élysée avec F. Hollande, hôte d’AC et Co.

Hélas! en lieu et place de la clairvoyance, les bulbes se sont décontractées outre mesure, les bides farfouillant de leurs gargouillis, les langues salivant pour l’occasion, même au prix du sacrilège, à l’idée de tirer à hue et à dia sur l’ethnie (encore !) et l’érudit. Ce même monument, patrimoine universel, porté aux nues dans le monde entier. C’est que chez nous « les Dieux sont tombés sur la tête » depuis Mathusalem…

Ceci ne saurait être une allocution tendancieuse ; mais un constat. Tandis que je m’évite de manger sur le pouce, remettez les couverts avec les formes, à votre tour !

À cœur joie, l’on zappe sur les boniments et les bouffonneries du roi Ubu à nous les casser depuis cinq berges — un troisième mandat anticonstitutionnel en vue. Du même élan frénétique, les louvoiements du Haut représentant du chef de l’État (tantôt un pied au pouvoir, tant l’autre dans l’opposition), passés sous silence.

Le paradoxe ne tient que le temps du deux poids deux mesures et de la courte mémoire : cette même verve enflammée, ostracisante, sur les réseaux sociaux passe en pertes et profits… Thomas Sankaran ; Elf; Total ; le FCFA; Bongo père et fils ; Eyadema père et fils ; les coteries endogènes ; ce « (…) désir vorace de s’accrocher au pouvoir » (A. Lincoln) ; les satrapies tropicales et leurs démocraties cannibales, matinées délections truquées, enracinées sur le socle de l’État néo-patrimonial, ethnique, dont la seule finalité est d’obnubiler le peuple. Beurk! Cette France à fric ! Seulement que la bave du crapaud n’atteindra jamais la blanche colombe !…

Plouf ! Je mets les pieds dans le plat, au risque de me voir manger les pissenlits par la racine d’une certaine secte franc-maçonnique et nationale.

Mon coup de fourchette est réputé, ma dalle abyssale, ma convivialité connue ; mais je ne suis pas prêt à manger à tous les râteliers, y compris au « diner de cons » et au souper des vampires.

J’en place tout de même une, pour la route : « Pour dîner avec le Diable, il faut une longue cuillère ».

Bon appétit et merci pour l’empathie !

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Escale chez les puissants

« Ce que la vie signifie pour moi » (1909)

Par Jack London

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Je ne m’en suis pas mieux sorti avec les maîtres eux-mêmes. Je m’étais attendu à trouver des hommes propres, nobles et vivants, dont les idéaux seraient propres, nobles et vivants. Je me suis retrouvé au milieu d’hommes assis sur les plus hautes marches de la société — les prédicateurs, les politiciens, les hommes d’affaires, les professeurs, les hommes de presse. J’ai mangé de la viande avec eux, j’ai bu du vin avec eux, je me suis baladé en voiture avec eux, et je les ai étudiés.

C’est vrai, j’en ai trouvé beaucoup qui étaient propres et nobles, mais, à de rares exceptions près, ils n’étaient pas VIVANTS. Et je crois vraiment que je pourrais compter ces exceptions sur les doigts des deux mains. Ceux qui ne tiraient pas leur vitalité de la pourriture, leur vivacité d’une vie malpropre, ressemblaient à des morts non enterrés — propres et nobles comme des momies bien préservées, mais pas vivants. Dans cette catégorie des morts vivants, je fais une place d’honneur aux professeurs que j’ai rencontrés, des hommes qui s’en remettaient à cet idéal universitaire décadent qu’est « la poursuite sans passion de l’intelligence sans passion ».

J’ai rencontré des hommes qui invoquaient le nom du Prince de la paix dans leurs diatribes contre la guerre, et qui mettaient des fusils dans les mains de détectives privés afin qu’ils abattent les grévistes dans leurs propres usines. J’ai rencontré des hommes bouleversés d’indignation par la brutalité des matches de boxe et qui, en même temps, étaient complices du frelatage des aliments tuant chaque année plus de bébés que le sanguinaire Hérode lui-même.

J’ai parlé avec des capitaines d’industrie dans des hôtels, des clubs, des maisons particulières, des compartiments de chemin de fer, sur des ponts de paquebot, et j’ai été ébahi du peu de chemin qu’ils avaient parcouru dans le royaume de l’esprit. En revanche, j’ai découvert que, dans le domaine des affaires, leur esprit était anormalement développé. J’ai découvert aussi que, dès qu’il s’agissait d’affaires, leur moralité était nulle.

Tel gentleman aux traits délicats et à l’allure aristocratique était un directeur bidon, au service de compagnies qui volaient secrètement les veuves et les orphelins. Tel autre, collectionneur d’éditions rares et mécène exceptionnel de la littérature, cédait au chantage d’un chef de service municipal à la mâchoire lourde et aux noirs sourcils. Tel homme de presse, qui publiait dans son journal des réclames pour des spécialités pharmaceutiques et n’osait pas imprimer la vérité sur ces produits par peur de perdre une ressource publicitaire, me traita de gredin démagogue quand je lui dis que sa politique économique datait de l’Antiquité et sa biologie de Pline.

Editions du Sonneur, Paris, 2007.

Jack London

http://www.monde-diplomatique.fr/mav/99/LONDON/18039

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Cahier d’un retour pas chaleureux au pays natal

Janvier entamait à peine sa deuxième quinzaine quand j’embarquai pour la Guinée via Freetown après sept ans d’absence. Non pas que je ne trouvasse point un vol direct pour Conakry, mais la tête de gondole que j’étais devenu à cause de mes récurrents articles politiques sur le net, m’incita à ce détour autour de mon paradis. Cela ne s’avèrera pas une précaution superflue puisqu’il aura suffi moins de deux semaines de séjour pour ...

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P’tit slam et p’tites claques tropicales pour un p’tit crooner de couleur de l’Interlope

Par Saidou Nour Bokoum (SNB)

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Fans de L’amphigouri, merci !

Un petit mot de remerciement, pas assez, à vous tous et toutes qui aimez et partagez ma page.

De cet univers infini du web et son fatras d’offres en tous genres, vous avez aimé L’amphigouri, gracieusement; rien ne vous y obligeant. Comme on porterait naturellement son dévolu sur untel (le)… En contrepartie, ma gratitude est sans faille; mon devoir d’être à la hauteur de votre respect et admiration, sans concession.

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Votre soutien n’a pas de prix. C’est le levain qui féconde, nourrit et entretient ma prose. De ce fait, je vous renouvelle ma gratitude.

La rareté du moins l’espacement des articles, que vous avez dû constater depuis un certain sur la page, était due à la rédaction absorbante d’un ouvrage (mon premier !), déjà proposé à un éditeur montréalais (Une autre proposition sera prochainement faite à L’Harmattan Guinée, inchallah !).

La corvée de rédaction étant derrière moi, je tacherai dorénavant à animer plus régulièrement notre espace commun de convivialité, d’amour et de la culture partagé; votre attachement ma source d’inspiration.

Sur ce, mes cordiales salutations.

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SMS à une pimbêche

Allo ! Bébé, je me suis exprès dégoté l’iPhone 7 et le téléphone futuriste, que pour te texter ce SMS épistolaire. Non pas que je garde un chien de ta chienne, quand bien même ton indécrottable âpreté le justifierait.

Te souviens-tu te la dernière fois que je n’étais même pas foutu d’en placer une, faute de GSM. Je dus emprunter fissa le vieux joujou de mon pote que pour te héler.

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Intransigeante, tu jactais sans complaisance en mémère grognonne et revêche à ma verve sentimentale. Nous dûmes, malgré mon attachement en vain à toi et la pléthore de sujets que nous passâmes en revue, nous quitter à queue de poisson. Gardant surement chacun de son côté ses arrières pensées, ses préjugés l’un de l’autre.
À mon corps dépendant, je finis par remballer mes bonnes intentions face à ton implacable acrimonie.

Voilà à présent, je compte bien solder cette part de non – dits délibérément entretenus entre nous, déchirer ce tissu de mensonges et d’hypocrisie qui voile nos pensées, toi et moi. Et ainsi abattre cette hideuse statue de péquenot ringard et obtus que tu m’ériges à tort et à travers. Alors, tu en auras pour ta tenue, moi pour ma bienveillance; nous serons quittes, faute de vivre l’idylle que laissait promettre notre rencontre.

Écoute portée ! Les demi-portions entêtées aux langues de vipère fourchues, ça n’a jamais dégoté de mari ; à fortiori l’amour, le vrai.
Bien que t’ayant moult fois envoyé des ballons de sonde, tu tombais systématiquement dans le panneau en précieuse ridicule comme pour me faire croire que tu te complaisais le mieux que dans la raideur, les chicanes.

Tu t’obstinais à encorner systématiquement tous mes dires, happant mes pennées, les plaquant dru sur le sol comme un demi de mêlée des plus pugnaces, de ta jactance agressive et caustique qui te rendaient si arrogante et imbue. Je ne sais d’où tu tins cette fougue et cette repartie enflammée. Je ne quêtai pourtant ton amour que sous le sceau de la légitimité, pour le meilleur et pour le pire.

Relève la tête, un peu d’amour et de jugeote ne te feront pas de mal, et mate la life autour de toi avant qu’il ne soit trop tard. N’y vois pas de vannes méchantes puisqu’on s’éviterait désormais, les bulles amères de la rupture au-dessus du macadam, le midi de nos adieux au forceps, une trace de mon ombre dans le rétroviseur.

Tant mieux ! si un jour tu pouvais comprendre que la douceur, la tendresse, l’écoute sont les valeurs les mieux partagées, et ça ne mange pas de pain. Voilà le secret pour se pogner l’amour, l’amitié et, cerise sur le gâteau, un bon mari.

Enfin, Bébé, c’est tout ce que j’avais à te dire. Quoique je ne doute que ce soit un prêche dans le désert.

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Foulanah, l’homme qui ne savait pas…

Lorsque j’étais jeune collégien, il y a de cela quelques années, on nous racontait beaucoup d’histoires à l’école, en cours d’arabe. Parmi la dizaine de matières qu’on nous enseignait, l’arabe figurait en séance hebdomadaire obligatoire, plutôt tournée vers l’apprentissage du vocabulaire et de la lecture qu’un cours religieux sur l’islam. Et cela se passait quand Mohamed, l’ainé des élèves, si je puis l’appeler ainsi, suppléait Mohlim, le...

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Chapitre 6 - Introspection ( extrait de mon manuscrit)

Haleine frénétique une nième fois poussée au soupir, je n’ai eu de cesse d’arpenter les chemins de croix de l’exil depuis, dans cette citadelle froide; le profil bas, l’échine raide courbée comme si la vie ne se résumait qu’à d’interminables épreuves et une course poursuite m’imposant sans partie pris son lourd carcan de privations et d’indicibles peines tues.

Ni une tête pleine ni la bravoure n’ont pu combler mes légit...imes aspirations. Faut-il encore que mes moments d’allégresse soient vite battus en brèche par le vague à l’âme, l’impossibilité de mon havre de paix tant rêvé.
Pourquoi tant d’exégèse? toujours tout prendre sur soi réduit à quia, eût-on réclamé son pain à hauteur de ses aptitudes intrinsèques ? Comme inique peut-elle être la vie !...

Sans la moindre concession, mes incessantes cavalcades me mènent à l’introspection. J’ai pourtant longtemps fui l’idée de m’arrêter et dresser un bilan ; elle resurgit comme une obsession me happant en toutes circonstances. Inexorablement, l’exil m’amène cette fois à la table des comptes et à me regarder droit dans le miroir.

Las, je n’en peux plus d’esquiver et me projeter indéfiniment. Au bilan sueur et sang, des larmes et encore un bon bout de trotte à se coltiner, nimbé de l’halot d’espoir qui entretient la vie. Quelle indicible douleur tout de même cet acte d’introversion, inséparable dans l’intense pensée de soi du sentiment d’être à la croisée des chemins, de fuir après une ombre, celui d’avoir quitté l’autre rive sans atteindre la prochaine, parfois même cette dernière en vue !…

(...)

Qu’est-ce au final l’exil, mis à part cette succession d’à-peu-près, d’ébauches qui se diluent dans l’abime des rêves brisés, le charnier des destins avortés et d’actes mort-nés ? Serait-ce somme toute cette course poursuite d’un idéal jamais atteint au relent fielleux d’occasions manquées, de réitération sans fin, de sentiment de condamnation à l’errance indécrottable de perplexité et de questionnements en boucle ? Indéniablement l’exil marque au fer rouge.

L’idée d’insatisfaction inhérente à la nature humaine, celle de l’éphémérité de toute chose advienne que pourra, me consolent toutefois. D’autant que des regrets nous habitent presque toujours.
À tout juger, la perpétuelle quête scelle la vie de l’immigrant.

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L’appel du retour

Bah, Barry, Baldé, Sow, Diallo, Diaguité

Sall, keita, Sylla, Camara, Tounkara, Kanté

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